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MANUEL DES ENSEIGNANTS
A.C.I.M. UN COURS EN MIRACLES Ce document est la traduction française de la troisième partie du livre " A Course In Miracles ". Le Cours entier comporte quelque 1250 pages. Cette dernière partie du Cours, la plus courte des trois, fut mise en circulation afin de faire connaître aux lecteurs francophones l'existence de ce cadeau qu'a fait à l'homme le créateur de notre Univers. La pagination en caractères gras dans ce document se réfère à l'emplacement du texte dans l'édition de langue anglaise. Pour en savoir plus à propos de ce Cours, visitez :
http://www.miraclecenter.org/overview.shtml
TABLE DES MATIÈRES INTRODUCTION 1- Qui sont les enseignants de Dieu? 2- Qui sont leurs élèves? 3- Quels sont les niveaux d'enseignement? 4- Quelles sont les caractéristiques des enseignants de Dieu? I La confiance II L'honnêteté III La tolérance IV La bienveillance V La joie VI Attitude sans défense VII La générosité VIII La patience IX La foi X L'ouverture d'esprit 5- Comment la guérison s'accomplit-elle ? I Le but perçu de la maladie II Le changement de perception III La fonction de l'enseignant de Dieu 6- La guérison est-elle assurée ? 7- La guérison devrait-elle être répétée ? 8- Comment la perception d'un ordre de difficulté peut-elle être évitée ? 9- Des changements sont-ils requis dans la situation de vie des enseignants de Dieu ? 10- Comment le jugement est-il abandonné ? 11- Comment la paix est-elle possible en ce monde ? 12- Combien d'enseignants de Dieu faut-il pour sauver le monde ? 13- Quel est le véritable sens du sacrifice ? 14- Comment finira le monde ? 15- Chacun sera-t-il jugé à la fin ? 16- De quelle façon l'enseignant de Dieu devrait-il passer sa journée ? 17- Comment les enseignants de Dieu composent-ils avec les pensées magiques? 18- Comment se fait la correction ? 19- Qu'est-ce que la justice ? 20- Qu'est-ce que la paix de Dieu ? 21- Quel est le rôle de la parole dans la guérison ? 22- Comment la guérison et la Réconciliation sont-elles reliées ? 23- Jésus a-t-il une place spéciale dans la guérison ? 24- La réincarnation existe-elle ? 25- Les pouvoirs " psychiques " sont-ils souhaitables ? 26- Dieu peut-il être rejoint directement ? 27- Qu'est-ce que la mort ? 28- Qu'est-ce que la résurrection ? 29- Et pour le reste Clarification des Termes Introduction 1- Pensée - Esprit 2- L'Ego - le Miracle 3- Le Pardon - La Face du Christ 4- Vraie Perception - Connaissance 5- Jésus - Christ 6- L'Esprit Saint Épilogue INTRODUCTION 1. (p.1) Dans la pensée du monde, les rôles de l'enseignant et de l'étudiant sont inversés. Cette inversion est caractéristique. Il semble que l'enseignant et l'élève soient séparés; l'enseignant donnant quelque chose à l'élève plutôt qu'à lui-même. De plus, l'action d'enseigner est perçue comme une activité spéciale dans laquelle un individu n'est engagé que partiellement et seulement pour une partie relativement courte de son temps. D'autre part, le cours fait ressortir qu'enseigner c'est apprendre, de telle sorte que l'enseignant et l'élève ne font qu'un. Il fait aussi ressortir qu'enseigner est un processus continu. Il se déroule à chaque moment de la journée et se poursuit également dans les pensées du sommeil. 2. Enseigner, c'est démontrer. Il n'y a que deux systèmes de pensée et vous démontrez toujours que vous croyez en la véracité de l'un ou l'autre. À partir de cette démonstration, les autres apprennent, ainsi que vous-même. La question n'est pas de savoir si vous allez enseigner, car à cet égard, il n'y a aucun choix possible. On pourrait dire que le but du cours est de vous donner le moyen de choisir ce que vous voulez enseigner en fonction de ce que vous voulez apprendre. Vous ne pouvez donner qu'à vous-même et non à un autre; et cela, vous l'apprenez en enseignant. Enseigner n'est pas autre chose qu'un appel à des témoins pour attester de ce que vous croyez. C'est une méthode de conversion qui ne se fait pas uniquement par la parole. Toute situation doit être pour vous une occasion d'enseigner aux autres ce que vous êtes et ce qu'ils sont pour vous. Rien de plus que cela, mais aussi, rien de moins. 3. Le programme que vous établissez est donc déterminé exclusivement à partir de ce que vous pensez être et par votre croyance dans ce qu'est la relation des autres envers vous. Dans la situation formelle d'enseignement, ces questions peuvent n'avoir aucun rapport avec ce que vous pensez que vous enseignez. Et pourtant, il est impossible de ne pas utiliser le contenu de toute situation, au nom de ce que vous enseignez véritablement. En cela, le contenu verbal de votre enseignement n'a aucune pertinence. Il peut ou non coïncider avec ce que vous enseignez. C'est l'enseignement sous-jacent de ce que vous dites qui vous permet d'apprendre. Enseigner ne fait que renforcer ce que vous croyez à votre propre sujet. Son but fondamental est de diminuer le doute envers soi. Cela ne veut pas dire que le soi que vous essayez de protéger est réel. Mais cela veut dire que le soi que vous pensez réel est ce que vous enseignez. 4. Ce fait est inévitable. Il n'y a pas moyen de s'en échapper. Comment pourrait-il en être autrement? Celui qui suit le programme du monde-et (p.2) chacun le suit jusqu'à ce qu'il change d'idée-enseigne exclusivement pour se convaincre qu'il est ce qu'il n'est pas. En cela réside le but du monde. En quoi son programme d'enseignement pourrait-il être différent? Dans cette situation d'apprentissage fermé et sans espoir qui n'enseigne que le désespoir et la mort, Dieu envoie Ses Enseignants. Et, en enseignant Ses leçons de joie et d'espoir, leur apprentissage devient finalement complet. 5. Si ce n'était des enseignants de Dieu, il y aurait peu d'espoir pour le salut, car le monde du péché semblerait réel pour toujours. Ceux qui se trompent sur eux-mêmes ne peuvent que tromper les autres, car ils ne peuvent enseigner autre chose que la tromperie. L'enfer peut-il être autre chose que cela? Ceci est un manuel pour les enseignants de Dieu. Mais ils ne sont pas parfaits, car, s'ils l'étaient, ils ne seraient pas ici. C'est pourtant leur mission de devenir parfait en ce monde; ils enseignent donc la perfection encore et encore, de plusieurs façons, jusqu'à ce qu'ils l'aient eux-mêmes apprise. Et alors, on ne les voit plus, leurs pensées demeurant cependant une source de force et de vérité pour toujours. Qui sont-ils? Comment sont-ils choisis? Que font-ils? Comment peuvent-ils réaliser leur propre salut et celui du monde? Ce manuel tente de répondre à ces questions. 1. QUI SONT LES ENSEIGNANTS DE DIEU ? 1. (p.3) Un enseignant de Dieu est celui qui choisit d'en être un. Les seules qualités requises de lui consistent en ceci : d'une certaine façon, quelque part, il a fait délibérément un choix dans lequel il ne voyait pas son intérêt séparé de celui des autres. Une fois cela fait, son chemin est établi et sa direction est sûre. Une lumière est apparue dans l'obscurité. Ce peut n'être qu'une seule lumière, mais cela suffit. Il en est venu à une entente avec Dieu, même s'il ne croit pas encore en lui. Il est devenu un porteur de salut. Il est devenu un enseignant de Dieu. 2. Ils viennent de partout dans le monde. Ils viennent de toutes les religions et ne viennent d'aucune religion. Ils sont ceux qui ont répondu. L'Appel est universel. Il se transmet continuellement partout. Il appelle les enseignants à partager Son but et racheter le monde. Plusieurs l'entendent, mais peu vont répondre. Pourtant, ce n'est qu'une question de temps. À la fin, tous répondront. Mais la fin peut être loin, très loin. C'est pour cela que le plan des enseignants fut établi. Leur fonction est de sauver du temps. Chacun d'eux commence comme une seule lumière, mais, avec l'Appel en son centre, c'est une lumière dont la portée ne peut être limitée. Et chacun d'eux sauve mille ans tel que le monde évalue le temps. Pour l'Appel Lui-même, le temps n'a aucune signification. 3. Il existe un cours pour chaque enseignant de Dieu. La forme du cours varie énormément. Il en va de même pour les outils d'enseignement qui en découlent. Toutefois, le contenu du cours ne change jamais. Son thème central est toujours " le Fils de Dieu est sans culpabilité, et son salut réside dans son innocence ". On peut l'enseigner en actions ou en pensées, en paroles ou en silence, en n'importe quelle langue ou dans aucune d'elles; n'importe où, n'importe quand et de n'importe quelle façon. Ce que l'enseignant était avant d'entendre l'Appel n'a aucune importance. En y répondant, il est devenu un sauveur et il a vu l'autre comme si cet autre était lui-même. Il a donc trouvé son propre salut et le salut du monde. Par sa renaissance, le monde renaît. 4. Ceci est un manuel pour un programme spécial à l'intention des enseignants de cette forme spéciale du cours universel. Il y a des milliers d'autres formes, toutes avec la même finalité. Leur but est simplement de sauver du temps. Pourtant, c'est le temps qui seul s'étire péniblement et le monde est maintenant très fatigué. Il est vieux, fatigué et sans espoir. Mais son aboutissement final ne peut jamais être mis en doute, car qu'est-ce qui peut changer la Volonté de Dieu? Mais le temps, avec ses illusions de changement et de mort, (p.4) épuise le monde et toutes les choses qu'il contient. Toutefois, le temps a une fin et c'est pour arriver à cela que les enseignants de Dieu ont été désignés. C'est que le temps est entre leurs mains. Tel fut leur choix et il leur a été offert. 2. QUI SONT LEURS ÉLÈVES ? 1. (p.5) Certains élèves ont été destinés à chacun des enseignants de Dieu et ils commenceront à chercher cet enseignant dès l'instant où il aura répondu à l'Appel. Ils ont été choisis pour lui parce que la forme du programme universel qu'il enseignera sera la meilleure pour eux, compte tenu de leur niveau de compréhension. Ses élèves l'ont attendu, car sa venue était certaine. Encore-là, ce n'est qu'une question de temps. Une fois qu'il a décidé de remplir son rôle, les élèves sont prêts à remplir le leur. L'enseignant de Dieu décide du moment où il va servir, mais non qui il va servir. Lorsqu'il est prêt à apprendre, les occasions d'enseigner lui sont procurées. 2. Pour comprendre le plan enseignement-apprentissage du salut, il est nécessaire de saisir le concept du temps que le cours met de l'avant. La Réconciliation corrige les illusions et non la vérité. Elle corrige donc ce qui n'a jamais existé. De plus, le plan de cette correction fut établi et complété simultanément, car la Volonté de Dieu est entièrement en dehors du temps. Il en est ainsi de toute réalité qui ne peut être que de Lui. À l'instant où l'idée de la séparation entra dans la pensée du Fils de Dieu, au même instant la Réponse de Dieu fut donnée. Dans le temps, cela est arrivée, il y a très longtemps. Mais en réalité, cela n'est jamais arrivé. 3. Le monde du temps est le monde de l'illusion. Ce qui est arrivée, il y a longtemps, semble arriver maintenant. Les choix faits depuis si longtemps semblent irrésolus et restent pourtant à faire. Ce qui a été appris et compris depuis, et si longtemps mis de côté, est maintenant perçu comme une nouvelle pensée, une idée rafraîchissante, une approche différente. Parce que votre volonté est libre, vous pouvez accepter, au moment où vous le choisissez, ce qui est déjà arrivé et, à ce moment-là seulement, réaliserez-vous que cela a toujours existé. Ainsi que le cours le souligne, vous n'êtes pas libre de choisir le programme ou même la forme selon laquelle vous l'apprendrez. Cependant, vous êtes libre de décider quand vous voulez l'apprendre. Et, aussitôt que vous l'acceptez, vous venez de l'apprendre. 4. Donc, le temps, en réalité, remonte à un instant si lointain et si ancien qu'il est au-delà de la mémoire et même plus loin que la possibilité de s'en souvenir. Pourtant, parce que c'est un instant qui est revécu encore et encore et toujours, il semble être maintenant. Et c'est ainsi que l'élève et l'enseignant semblent se rejoindre dans le présent, se trouvant l'un l'autre comme s'ils ne s'étaient jamais rencontrés auparavant. L'élève vient au bon moment au bon endroit. Cela est inévitable parce qu'il a fait le bon choix en cet instant si ancien qu'il revit maintenant. De même, (p.6) l'enseignant a lui aussi fait un choix inévitable dans un passé lointain. La Volonté de Dieu est dans tout, mais elle semble prendre du temps à se réaliser. Qu'est-ce qui pourrait retarder le pouvoir de l'éternité? 5. Lorsque l'élève et l'enseignant se rejoignent, une situation d'enseignement-apprentissage commence. En fait, l'enseignant n'est pas véritablement celui qui enseigne. Lorsque deux frères joignent leurs efforts dans le but d'apprendre, l'Enseignant de Dieu se joint à eux. La relation est sainte en raison de ce but et Dieu a promis d'envoyer Son Esprit dans toute relation sainte. Dans la situation enseignement-apprentissage, chacun apprend que donner et recevoir sont une seule et même chose. Les démarcations qu'ils avaient établi entre leurs rôles, leurs esprits, leurs corps, leurs besoins, leurs intérêts et toutes les différences qui, à leurs yeux, croyaient-ils, les séparaient les uns des autres, maintenant, s'affaiblissent, pâlissent et disparaissent. Ceux qui voudraient apprendre le même cours partagent un seul intérêt et un seul but. Et ainsi celui qui était l'apprenti devient lui-même un enseignant de Dieu, car il a pris la décision appropriée qui a fait que son enseignant est venu à lui. Il a vu chez une autre personne les mêmes intérêts que les siens. 3. QUELS SONT LES NIVEAUX D'ENSEIGNEMENT ? 1. (p.7) Les enseignants de Dieu n'ont pas de niveau d'enseignement établi. Chaque situation d'enseignement-apprentissage implique, initialement, une approche différente, peu importe que le but ultime soit toujours le même; faire de la relation une relation sainte dans laquelle les deux peuvent voir le Fils de Dieu sans péché. Il n'y a personne de qui un enseignant de Dieu ne peut apprendre, donc il n'y a personne à qui il ne peut enseigner. Toutefois, d'un point de vue pratique, il ne peut rencontrer tous et chacun de même que tous et chacun ne peuvent le trouver. En conséquence, le plan prévoit pour chaque enseignant de Dieu des contacts très spécifiques à faire. Dans le salut, il n'y a pas de coïncidences. Ceux qui doivent se rencontrer se rencontreront parce qu'ensemble ils ont le potentiel d'une relation sainte. Ils sont prêts l'un pour l'autre. 2. Le niveau d'enseignement le plus simple se présente comme étant très superficiel. Il consiste en ce qui semble être des rencontres très fortuites; deux étrangers en apparence se croisent " par hasard " dans un ascenseur, un enfant qui court, sans regarder où il va, butte sur un adulte " par hasard ", deux étudiants " se trouvent " à revenir à la maison ensemble. Ces rencontres ne sont pas le fruit du hasard. Chacune d'elles a le potentiel de devenir une situation d'enseignement-apprentissage. Les soi-disant étrangers dans l'ascenseur se souriront peut-être; l'adulte ne grondera peut-être pas l'enfant qui l'a heurté; les étudiants deviendront peut-être des amis. Même au niveau de la rencontre la plus accidentelle, il est possible que deux personnes perdent de vue leurs intérêts séparés, ne serait-ce que pour un moment. Ce moment suffira. Le salut est venu. 3. Il est difficile de comprendre que les niveaux d'enseignement du cours universel représentent un concept ayant aussi peu de signification dans la réalité que celui du temps. L'illusion de l'un permet l'illusion de l'autre. Dans le temps, il semble que l'enseignant de Dieu commence à changer son idée au sujet du monde avec une simple décision, puis il apprend de plus en plus au sujet de la nouvelle direction au fur et à mesure qu'il l'enseigne. Nous avons déjà abordé l'illusion du temps, mais l'illusion des niveaux d'enseignement semble être quelque chose de différent. Peut-être que la meilleure façon de démontrer que ces niveaux n'existent pas est de simplement dire que tout niveau de la situation enseignement-apprentissage fait partie du plan de Dieu pour la Réconciliation et que Son plan, étant un reflet de Sa Volonté, ne peut avoir de niveaux. Le salut est toujours prêt et est toujours là. Les enseignants de Dieu travaillent à des niveaux différents, mais le résultat est toujours le même. 4. Chaque situation d'enseignement-apprentissage est maximale dans le sens que (p.8) chaque personne impliquée apprendra le plus qu'elle peut de l'autre personne à ce moment-là. Dans ce sens, et dans ce sens seulement, nous pouvons parler de niveaux d'enseignements. Utilisant le terme dans cette perspective, le second niveau d'enseignement est une relation plus soutenue, dans laquelle, pour un temps, deux personnes entrent dans une situation d'enseignement-apprentissage assez intense et puis ils semblent se séparer. Comme au premier niveau, ces rencontres ne sont pas accidentelles, non plus que ce qui apparaît comme étant la fin d'une relation n'est une fin véritable. Encore là, chacun a appris le plus qu'il pouvait apprendre à ce moment-là. Pourtant, tous ceux qui se rencontrent se rencontreront encore, car c'est le destin de toutes les relations de devenir saintes. Dieu ne se trompe pas au sujet de Son Fils. 5. Le troisième niveau d'enseignement s'effectue dans ces relations qui, lorsqu'elles se forment, durent toute la vie. Ce sont des situations d'enseignement-apprentissage dans lesquelles chaque personne se voit donner un partenaire d'enseignement choisi qui lui présentera des occasions illimitées d'apprentissage. Ces relations sont généralement peu nombreuses, parce que leur existence implique que ceux qui sont en cause ont atteint simultanément un stade dans lequel l'équilibre enseignement-apprentissage est actuellement parfait. Cela ne veut pas dire qu'ils vont nécessairement le reconnaître; en fait, ils ne le reconnaissent généralement pas. Pour un certain temps et peut-être pour la vie, ils peuvent même être assez hostiles l'un envers l'autre. Pourtant, s'ils décidaient de l'apprendre, la leçon parfaite est devant eux et peut être apprise. Et, s'ils décident d'apprendre cette leçon, ils deviennent des sauveurs, des enseignants qui trébuchent et qui peuvent sembler même faillir. Aucun enseignant de Dieu ne peut faillir à trouver l'Aide dont il a besoin. 4. QUELLES SONT LES CACACTÉRISTIQUES DES ENSEIGNANTS DE DIEU ? 1. (p.9) Les traits extérieurs des enseignants de Dieu ne sont pas du tout semblables. Aux yeux du corps, ils ne se ressemblent pas, ils viennent de milieux grandement différents, leur expérience du monde varie beaucoup et leur " personnalité " superficielle est très distincte. Ils n'ont pas non plus, au premier stade de leur fonctionnement en tant qu'enseignants de Dieu, acquis les caractéristiques profondes qui les établiront pour ce qu'ils sont. Dieu accorde des dons spéciaux à Ses enseignants, parce qu'ils ont un rôle spécial dans Son plan de Réconciliation. Bien entendu, cet état spécial n'est que temporaire; il se situe dans le temps comme un moyen de sortir du temps. Ces dons spéciaux, nés dans la relation sainte vers laquelle la situation d'enseignement-apprentissage est enclenchée, caractérisent tous les enseignants de Dieu qui se sont avancés dans leur apprentissage. À cet égard, ils se ressemblent tous. 2. Toutes les différences entre les Fils de Dieu sont temporaires. Cependant, dans le temps, il peut être dit que les enseignants de Dieu avancés possèdent les caractéristiques suivantes : I. LA CONFIANCE 1. C'est le fondement sur lequel repose leur capacité de remplir leur rôle. La perception est le résultat de ce qui a été appris. Et en fait, percevoir c'est apprendre, parce que la cause et l'effet ne sont jamais séparés. Les enseignants de Dieu ont confiance dans le monde parce qu'ils ont appris qu'il n'est pas gouverné par les lois que le monde a inventées. Il est gouverné par une Puissance Qui est en eux, mais Qui n'est pas d'eux. C'est cette Puissance qui sauvegarde toute chose. C'est à travers cette Puissance que les enseignants de Dieu regardent un monde pardonné. 2. Une fois que cette Puissance a été expérimentée, il est impossible de faire encore confiance en ses propres forces insignifiantes. Qui tenterait de s'envoler avec les petites ailes de l'hirondelle alors que la puissante force de l'aigle lui a été donnée? Et qui placerait sa foi dans les offres misérables de l'ego alors que les dons de Dieu sont étalés devant lui? Qu'est-ce qui les amène à faire le changement? A. LE DÉVELOPPEMENT DE LA CONFIANCE 3. (p.10) D'abord, les enseignants de Dieu doivent passer par ce que l'on pourrait appeler " une période de débarras ". Bien que cela semble souvent vécu comme passage douloureux, il n'est pas nécessaire que cela le soit. Ils ont l'impression de se faire enlever des choses. Mais il est rarement compris qu'ils sont simplement en train de reconnaître l'absence de valeur qu'ont ces choses. Comment le manque de valeur peut-il être perçu à moins que celui qui perçoit voit les choses d'une façon nouvelle? Il n'a pas encore atteint la capacité de faire le changement d'une façon complète. Le plan prévoit donc quelquefois des changements qui semblent être des circonstances extérieures; ces changements sont toujours utiles. Lorsque l'enseignant de Dieu a appris cela, il passe alors à la seconde étape. 4. Ensuite, l'enseignant de Dieu doit passer par une " période de tri ". Elle est toujours quelque peu difficile, car, ayant appris que les changements dans sa vie aident toujours, il doit maintenant décider de toutes choses en se basant sur le fait qu'elles apportent de l'aide ou qu'elles nuisent. Il trouvera que beaucoup de choses-sinon la plupart-qu'il valorisait auparavant vont gêner sa capacité de transposer ce qu'il a appris aux nouvelles situations qui se présenteront. Parce que, à peu près tout ce qu'il a valorisé était sans valeur, il n'appliquera pas la leçon de façon intégrale par peur du détachement et du sacrifice. Un grand apprentissage est requis pour comprendre que toutes choses, événements, rencontres et circonstances sont salutaires. C'est seulement dans la mesure où elles sont salutaires que tout degré de réalité peut leur être accordé dans ce monde d'illusions. Le mot " valeur " ne peut s'appliquer à rien d'autre que cela. 5. La troisième étape que l'enseignant de Dieu doit traverser peut être appelée " une période d'abandon ". Si la chose est interprétée comme un renoncement à ce qui est désirable, cela va engendrer un conflit énorme. Rares sont les enseignants de Dieu qui échappent entièrement à cette détresse. Toutefois, à quoi bon faire le tri des valeurs à moins d'entreprendre le prochain pas qui s'impose. La période de chevauchement risque d'en être une au cours de laquelle l'enseignant de Dieu sent qu'il est appelé à sacrifier ses meilleurs intérêts au profit de la vérité. Il n'a pas encore réalisé combien il est absolument impossible qu'une telle exigence lui soit imposée. Il ne peut apprendre cela qu'en renonçant effectivement à ce qui n'a pas de valeur. De cette façon, il apprend qu'à la place de la douleur qu'il anticipait, il trouve plutôt un état de grâce. Là où il pensait qu'on lui demanderait quelque chose, il se rend compte qu'un cadeau lui est offert. 6. Vient ensuite " une période d'apaisement ". C'est une période tranquille dans laquelle l'enseignant de Dieu se repose en paix, pour un temps raisonnable. (p.11) Il consolide maintenant son apprentissage. Il commence, à présent, à voir la valeur de transfert de ce qu'il a appris. Son potentiel est littéralement renversant et, à ce stade de sa progression, l'enseignant de Dieu voit maintenant la façon de s'en sortir. " Laisse tomber ce que tu ne veux pas et garde ce que tu veux ". Que l'évidence est simple! Et combien facile à accomplir! L'enseignant de Dieu a besoin de cette période de répit. Il n'est pas encore rendu aussi loin qu'il pense. Cependant, lorsqu'il est prêt à continuer, il le fait avec de puissants compagnons à ses côtés. Il se repose alors un moment, puis il rassemble ses compagnons avant de repartir. Désormais, il n'avancera pas seul. 7. La prochaine étape est vraiment "une période de dérangement ". Maintenant, l'enseignant de Dieu comprend qu'il ne savait vraiment pas ce qui était valable et ce qui ne l'était pas. Tout ce qu'il a vraiment appris jusqu'ici, c'est qu'il ne voulait pas ce qui n'avait pas de valeur et qu'il voulait certainement ce qui en avait. Pourtant, sa propre sélection était inutile pour lui enseigner la différence. L'idée du sacrifice, tellement centrale dans son système de pensée, lui avait rendu le choix impossible. Il pensait avoir appris ce qu'était le consentement, mais maintenant, il se rend compte qu'il n'en comprend pas l'utilité. Et il doit désormais essayer d'atteindre un état qui peut lui demeurer inaccessible pour très, très longtemps. Il doit apprendre à mettre tout jugement de côté et demander seulement ce qu'il veut vraiment, et ceci, en toute circonstance. Si ce n'était du fait que chaque pas ne soit si solidement ou fortement soutenu dans cette direction, il lui serait en effet très difficile d'avancer! 8. Et finalement, il y a " une période d'achèvement ". C'est là que l'apprentissage est consolidé. Ce qui était perçu auparavant simplement comme des ombres constitue maintenant des acquis solides sur lesquels on peut compter dans toutes les " urgences " aussi bien que dans les moments tranquilles. En vérité, la tranquillité est le résultat de ces acquis. C'est l'aboutissement d'un apprentissage honnête, d'une pensée conséquente et d'un transfert complet. C'est l'étape de la paix véritable, car c'est pleinement le reflet de l'état du Paradis. À partir d'ici, le chemin du Paradis est ouvert et facile. En fait, il est ici. Qui " irait " ailleurs si la paix d'esprit était déjà complète en lui? Et qui chercherait à changer la tranquillité pour quelque chose de plus désirable? Qu'est-ce qui pourrait être plus désirable que cela? II. L'HONNÊTETÉ 1. Tous les autres traits des enseignants de Dieu reposent sur la confiance. Une fois que cela a été accompli, les autres ne peuvent manquer de suivre. Seuls ceux qui ont la confiance peuvent se permettre l'honnêteté, car eux seuls peuvent voir sa valeur. L'honnêteté ne s'applique pas seulement à ce que vous dites. En fait, la vraie signification du terme est : cohérence. Il n'y a rien de ce que vous dites qui contredit ce que vous faites ou pensez; (p.12) aucune de vos pensées ne s'oppose entre elles; aucune action ne dément votre parole; et aucune parole n'est en désaccord avec une autre. Tels sont ceux qui sont vraiment honnêtes. Ils ne sont en conflit avec eux-mêmes à aucun niveau. En conséquence, il leur est impossible d'être en conflit avec quiconque ou quoi que ce soit. 2. La paix d'esprit que les enseignants de Dieu avancés connaissent dépend en grande partie de leur honnêteté parfaite. Il n'y a que le désir de tromper qui cause la guerre. Aucune personne unifiée en elle-même ne peut concevoir le conflit. Le conflit est le résultat inévitable de l'auto-tromperie, et l'auto-tromperie n'est que malhonnêteté. Il n'y a pas de défi pour un enseignant de Dieu. Le défi implique le doute, et la confiance sur laquelle repose la sécurité des enseignants de Dieu rend le doute impossible. En conséquence, ils ne peuvent que réussir. En cela, comme en toute chose, ils sont honnêtes. Ils ne peuvent que réussir parce qu'ils ne font jamais que leur seule volonté. Ils choisissent pour toute l'humanité ; pour le monde entier et toutes les choses qui s'y trouvent; pour ce qui est inaltérable et immuable au-delà des apparences; et pour le Fils de Dieu et son Créateur. Comment peuvent-ils ne pas réussir? Ils choisissent dans l'honnêteté parfaite, et sont aussi certains de leur propre choix qu'ils le sont d'eux-mêmes. III. LA TOLÉRANCE 1. Les enseignants de Dieu ne jugent pas. Juger, c'est d'être malhonnête, car juger c'est de tenter d'assumer une fonction que vous n'avez pas. Le jugement sans se duper soi-même est impossible. Le jugement implique que vous avez été dupé par vos frères. Alors, comment n'auriez-vous pas été dupé par vous-même? Le jugement implique un manque de confiance et la confiance demeure la pierre d'assise de tout le système de pensée de l'enseignant de Dieu. Que ceci soit oublié et tout son apprentissage disparaît. Sans jugement, toutes les choses deviennent acceptables au même niveau. Et, lorsqu'elles sont ainsi reconnues, qui pourrait les juger. Sans jugement, tous les hommes sont des frères et, lorsqu'il en est ainsi, lequel d'entre eux pourrait-il être rejeté? Le jugement détruit l'honnêteté et assombrit la confiance. Aucun enseignant de Dieu ne peut juger tout en espérant apprendre. IV. LA BIENVEILLANCE 1. Il est impossible que du mal arrive aux enseignants de Dieu. Ils ne peuvent ni commettre le mal, ni être l'objet du mal. Le mal est le résultat du jugement. C'est l'action malhonnête qui résulte d'une pensée malhonnête. C'est un verdict de culpabilité (p.13) envers un frère, donc envers soi-même. C'est la fin de la paix et le renoncement de l'apprentissage. C'est la démonstration de l'absence du programme de Dieu et son remplacement par la folie. Tout enseignant de Dieu doit apprendre-et ceci, très tôt dans sa formation-que la méchanceté lui fait perdre toute conscience de sa fonction. Cela le rendra confus, craintif, coléreux et méfiant. Il deviendra impossible, pour lui, d'apprendre les leçons de l'Esprit Saint, Lequel peut seulement être entendu par ceux qui réalisent en fait que le mal ne peut rien accomplir. Rien de bon ne peut en sortir. 2. Donc, les enseignants de Dieu sont d'une gentillesse totale. Ils ont besoin de cette force de la gentillesse, car c'est en elle que leur fonction de salut devient facile. Pour ceux qui feraient le mal, cette fonction serait impossible. Pour ceux qui ne voient aucune signification dans le mal, la fonction du salut est tout simplement naturel. Quel autre choix sinon celui-là peut avoir une signification pour le sain d'esprit? Qui choisit l'enfer lorsqu'il perçoit un chemin vers le Ciel? Et qui choisirait la faiblesse-qui ne peut que venir du mal-à la place de la force infaillible, enveloppante et illimitée de la bienveillance? La puissance des enseignants de Dieu vient de leur gentillesse, car ils ont compris que leurs pensées malicieuses ne viennent ni du Fils de Dieu ni de son Créateur. Ainsi ont-ils uni leurs pensées avec Celui qui est leur Source. Et alors, leur volonté qui fut toujours la Sienne est libre de s'exprimer telle qu'elle est. V. LA JOIE 1. La joie est le résultat inévitable de la gentillesse. La gentillesse signifie que la peur est maintenant impossible et que pourrait-il donc arriver pour entraver la joie? Les mains ouvertes de la gentillesse sont toujours pleines. Les gentils n'ont pas de douleur. Ils ne peuvent souffrir. Pourquoi ne seraient-ils pas joyeux? Ils sont sûrs d'être bien-aimés et se doivent d'être en sécurité. La joie accompagne la gentillesse aussi sûrement que le chagrin accompagne l'attaque. Les enseignants de Dieu ont confiance en Lui. Et ils sont certains que Son Enseignant les précède, s'assurant ainsi qu'aucun mal ne peut leur arriver. Ils détiennent Ses dons et suivent Son chemin parce que la Voix de Dieu les dirige en toute chose. La joie est leur chant de remerciement. Et le Christ les embrasse du regard tout en les remerciant. Le besoin qu'Il a d'eux est aussi grand que celui qu'ils ont de Lui. Quelle joie de partager le but du salut ! VI. ATTITUDE SANS DÉFENSE 1. (p.14) Les enseignants de Dieu ont appris la simplicité. Ils n'ont aucun rêve nécessitant le besoin d'être défendu contre la vérité. Ils n'essayent pas de se faire eux-mêmes. Leur joie vient du fait qu'ils apprennent Qui les a créés. Et ce que Dieu a créé a t-il besoin d'être défendu? Personne ne peut devenir un enseignant de Dieu avancé avant qu'il comprenne entièrement que les défenses ne sont que les sots gardiens de folles illusions. Plus le rêve est grotesque, plus féroces et puissantes semblent être ses défenses. Pourtant, lorsque l'enseignant de Dieu est finalement d'accord pour voir au-delà de ces rêves, il se rend compte qu'il n'y avait rien là, rien du tout. Lentement, au début, il se laisse détromper lui-même. Mais il apprend de plus en plus vite, à mesure que sa confiance augmente. Ce n'est pas le danger qui vient lorsque les défenses sont abandonnées. C'est la sécurité qui s'installe. C'est la paix qui nous enveloppe. C'est la joie que nous respirons. Et c'est finalement Dieu qui nous habite. VII. LA GÉNÉROSITÉ 1. Le terme générosité a une signification spéciale pour l'enseignant de Dieu. Ce n'est pas le sens habituel du mot; en fait, il s'agit d'un sens qui doit être appris, et appris très soigneusement. Comme tous les autres attributs de Dieu, celui-ci repose finalement sur la confiance, car, sans confiance, personne ne peut être généreux dans le vrai sens du terme. Pour le monde, la générosité veut dire " donner " dans le sens de " se départir "… Pour les enseignants de Dieu, elle signifie : donner de façon à garder. Cela a été mis en relief à travers le texte et le livre d'exercices, mais c'est probablement le concept qui reste le plus éloigné de la pensée du monde et bien davantage encore de plusieurs autres idées de notre programme. Son aspect le plus étrange réside simplement dans l'évidence de son renversement de la pensée du monde. À son niveau le plus élémentaire, la signification du mot générosité est, pour le monde, à l'exact opposé de ce qu'elle est pour les enseignants de Dieu. 2. L'enseignant de Dieu est généreux par intérêt de Soi. Toutefois, cela ne se réfère pas à un soi dont parle le monde. L'enseignant de Dieu ne veut rien qu'il ne puisse donner parce qu'il réalise que cela, par définition, n'aurait pas de valeur pour lui. Pour quelle raison le voudrait-il? Il ne pourrait que perdre à cause de cela. Il ne pourrait gagner. En conséquence, il ne recherche pas ce qu'il ne peut que garder, car cela lui garantirait une perte, et il ne veut pas souffrir. Pourquoi chercherait-il à s'infliger de la douleur? Il ne veut pas garder pour lui-même les choses qui sont de Dieu et donc pour Son Fils. Ces choses sont celles qui lui appartiennent. Ce sont elles qu'il peut donner dans la vraie générosité, les protégeant pour lui-même et pour toujours. VIII. LA PATIENCE 1. (p.15) Ceux qui sont certains du dénouement peuvent se permettre d'attendre et d'attendre sans anxiété. Pour l'enseignant de Dieu, la patience est naturelle. Tout ce qu'il voit, c'est un dénouement certain, à un moment que peut-être il ne connaît pas encore, mais qui est inéluctable. Le temps sera approprié autant que la réponse. Et cela est vrai pour tout ce qui arrive maintenant ou arrivera dans le futur. Le passé ne contenait pas d'erreur non plus; il n'y a rien qui ne s'est produit sans être bénéfique pour le monde ou pour celui à qui cela semblait arriver. Peut-être que cela ne fut pas compris en ce temps-là. Malgré cela, l'enseignant de Dieu est disposé à reconsidérer toutes ses décisions du passé si elles peuvent maintenant causer de la souffrance à quelqu'un. La patience est naturelle pour ceux qui ont confiance. Sûrs de l'interprétation ultime de toutes choses dans le temps, aucun dénouement déjà vu ou à venir ne peut leur causer de la peur. IX. LA FOI 1. L'ampleur de la foi de l'enseignant de Dieu est à la mesure de son avancement dans le programme. Met-il en pratique cet apprentissage seulement dans quelques aspects de sa vie, tout en continuant d'en garder d'autres à l'écart? Si oui, son avancement est limité et sa confiance n'est pas encore fermement établie. La générosité de l'enseignant de Dieu, c'est la confiance dans la Parole de Dieu pour établir toutes choses correctement; pas seulement quelques-unes, mais toutes. Généralement, la fidélité de son engagement commence en s'appuyant juste sur quelques problèmes, elle demeure soigneusement limitée, pour un temps. Abandonner tous les problèmes à une seule Réponse équivaut à renverser entièrement la pensée du monde. En cela seulement se trouve la foi. Rien d'autre que cela ne mérite vraiment ce nom. Et pourtant, chaque étape, peu importe sa petitesse, vaut d'être accomplie. Être prêt, comme le dit le texte, ne signifie pas que la maîtrise soit atteinte. 2. Toutefois, la foi véritable ne dévie pas. Être conséquent, c'est être entièrement honnête. Être sans déviation est la plénitude de la confiance. Avoir le courage comme assise, c'est d'être gentil. Être certain de son choix, c'est d'être joyeux. Et se sentir en confiance, c'est d'être tolérant. La fidélité de l'engagement combine donc en elle-même les autres attributs des enseignants de Dieu. Elle implique l'acceptation de la Parole de Dieu et de la définition qu'Il a de Son Fils. C'est vers Eux que la foi, dans son vrai sens, est toujours dirigée. Vers la Parole de Dieu et de Son Fils, elle dirige son regard, cherchant jusqu'à ce qu'elle trouve. Et, l'ayant trouvé, se repose dans la paisible certitude que c'est en cela seulement que toute foi est méritée. X. L'OUVERTURE D'ESPRIT 1. (p.16) Le rôle central que joue l'ouverture d'esprit-peut-être le dernier des attributs que l'enseignant de Dieu acquiert-est facilement compris lorsque sa relation avec le pardon est reconnue. L'ouverture d'esprit vient avec l'absence de jugement. Alors que le jugement ferme l'esprit contre l'enseignant de Dieu, l'ouverture d'esprit l'invite à entrer. Alors que la condamnation juge le Fils de Dieu comme mauvais, l'ouverture d'esprit lui permet d'être jugé par la Voix de Dieu plaidant pour Lui en Son nom. Alors que la projection de la culpabilité sur lui, l'enverrait en enfer, l'ouverture d'esprit laisse l'image du Christ lui être apportée. Seulement ceux qui sont ouverts d'esprit peuvent être en paix, car eux seuls en voient l'utilité. 2. Comment ceux qui ont l'esprit ouvert pardonnent-ils? Ils ont renoncé à tout ce qui pourrait empêcher le pardon. En vérité, ils ont abandonné le monde et permis qu'il leur soit restauré dans une joie et une nouveauté telle qu'ils n'auraient jamais pu concevoir un changement pareil. Rien n'est plus maintenant comme avant. Tout ce qui était terne et sans vie brille maintenant de mille feux. Et par-dessus tout, tout est accueillant, car la menace n'existe plus. Il n'y a plus de nuages pour cacher la face du Christ. Le but est maintenant atteint. Le pardon est le but final du programme. Il pave le chemin pour ce qui est bien au-delà de l'apprentissage. Le programme ne fait pas d'effort pour excéder son but légitime. Le pardon est son seul but envers lequel tout apprentissage converge finalement. En effet, cela suffit. 3. Vous avez pu remarquer que la liste des attributs de Dieu ne contient pas les choses qui sont l'héritage des Fils de Dieu. Des termes comme amour, innocence, perfection, connaissance et vérité éternelle n'apparaissent pas dans ce contexte. Ils seraient des plus impropres ici. Ce que Dieu a donné est tellement au-delà de notre programme que l'apprentissage ne peut que disparaître en sa présence. Toutefois, pendant que sa présence est obscurcie, il est approprié de mettre toute l'attention sur le programme. C'est la fonction des enseignants de Dieu d'apporter au monde un véritable apprentissage. À proprement parler, c'est le " désapprentissage " qu'ils apportent, car cela est " le véritable apprentissage " dans le monde. Il est donné aux enseignants de Dieu d'apporter au monde la bonne nouvelle du pardon complet. Bénis sont-ils en effet, car ils sont ceux qui apportent le salut. 5. COMMENT LA GUÉRISON S'ACCOMPLIT- ELLE? 1. (p.17) La guérison implique une compréhension de ce à quoi sert l'illusion de la maladie; sans cela, la guérison est impossible. I. LE BUT PERÇU DE LA MALADIE 1. La guérison est accomplie à l'instant où celui qui souffre ne voit plus de validité dans la douleur. Qui choisirait la souffrance à moins de penser qu'elle lui apporte quelque chose ayant une valeur pour lui? Il doit penser que c'est payer peu pour quelque chose de plus grande valeur, car la maladie est un choix,une élection, une décision. C'est le choix de la faiblesse dans la conviction erronée que c'est de la force. Lorsque cela se produit, la vraie force est vue comme une menace et la santé comme un danger. La maladie est une méthode, conçue dans la folie, pour placer le Fils de Dieu sur le Trône de son Père. Dieu est vu comme à l'extérieur, féroce et puissant, avide de garder tout pouvoir pour lui. Seulement par Sa mort peut-il être conquis par Son Fils. 2. Dans cette folle conviction, à quoi correspond la guérison? Elle symbolise la défaite du Fils de Dieu et le triomphe de son Père sur lui. Elle représente la forme directe de l'ultime défi que le Fils de Dieu est forcé de reconnaître. Elle représente tout ce qu'il se cacherait à lui-même pour protéger sa " vie ". S'il est guéri, il devient responsable de ses pensées. Et s'il est responsable de ses pensées, il sera tué pour lui prouver combien il est faible et pitoyable. Mais, s'il choisit lui-même la mort, sa faiblesse devient sa force. Il se sera donné lui-même ce que Dieu lui aurait donné et, en conséquence, aura usurpé entièrement le trône de son Créateur. II. LE CHANGEMENT DE PERCEPTION 1. La guérison doit se produire dans la proportion exacte de l'absence de valeur reconnue de la maladie. La personne n'a qu'à dire " il n'y a aucun gain du tout pour moi dans cela " et elle est guérie. Mais, pour dire cela, elle doit d'abord avoir reconnu certains faits. Premièrement, il est évident que les décisions ont leur source dans la pensée, non dans le corps. Si la maladie n'est qu'une approche erronée dans la solution des problèmes, c'est une décision. Et, si c'est une décision, c'est la pensée et non le corps qui la prend. La résistance à reconnaître cela est énorme parce que l'existence du monde tel que vous le percevez dépend de la conviction que le corps est le décideur. (p.18) Des termes comme " instincts ", " réflexes " et d'autres semblables représentent une tentative pour doter le corps de motivations qui se sont pas d'origine mentale. En réalité, une terminologie semblable ne fait qu'énoncer ou décrire le problème. Elle ne le résout pas. 2. Accepter que la maladie soit une décision de la pensée, dans un but pour lequel elle utiliserait le corps, est la base de la guérison. Un patient en décide ainsi et il recouvre la santé. Et cela s'applique à toutes les formes de guérison. S'il décide contre le recouvrement, il ne sera pas guéri. Qui est le médecin? Ce n'est que la pensée du patient lui-même. Le résultat est celui de sa décision. Des agents spéciaux semblent le soigner, mais ils ne font que donner une forme à son propre choix et à ses désirs. Et c'est ce qu'ils font, rien d'autre. En fait, ils ne sont aucunement requis. Le patient pourrait simplement se lever sans leur aide et dire : " Je n'ai pas besoin de cela ". Il n'y aurait alors aucune forme de maladie qui ne serait guérie immédiatement. 3. Quel est la seule condition préalable pour ce changement de perception? Simplement ceci: reconnaître que la maladie découle de la pensée et n'a rien à voir avec le corps. Que " coûte " cette reconnaissance? Il en coûte la totalité du monde que vous voyez, car le monde n'apparaîtra plus jamais comme s'il gouvernait la pensée. Parce que convenir de cela place la responsabilité où elle se doit; non dans le monde, mais en celui qui regarde le monde et le voit comme il n'est pas. Il regarde ce qu'il choisit de voir. Ni plus, ni moins. Le monde ne l'affecte pas. Il a simplement pensé qu'il en était affecté. Par ailleurs, il n'affecte pas le monde non plus parce que la perception qu'il en avait était erronée. En cela se trouve la libération, à la fois de la culpabilité et de la maladie, car elles sont une seule et même chose. Toutefois, pour l'acceptation de cette libération, l'insignifiance du corps doit devenir une idée acceptable. 4. Avec cette idée, la souffrance disparaît à jamais. Mais avec cette idée disparaît également toute confusion au sujet de la création. Cela n'en découle-t-il pas nécessairement? Placez la cause et l'effet dans leur vraie séquence à cet égard et l'apprentissage va se généraliser et transformer le monde. La valeur de transfert d'une idée authentique n'a ni fin ni limite. Le résultat final de cette leçon, c'est le souvenir de Dieu. Que signifient maintenant, culpabilité et maladie, douleurs, désastres et toute souffrance? N'ayant plus de raison d'être, ils se sont envolés ou ont disparu. Et avec eux sont également partis tous les effets qu'ils semblaient causer. Cause et effet ne font que reproduire la création. Vus dans leur juste perspective, sans distorsion et sans peur, ils ré-établissent le ciel. III. LA FONCTION DE L'ENSEIGNANT DE DIEU 1. (P.19) Si le patient doit changer sa pensée pour être guéri, quel est le rôle de l'enseignant de Dieu? Peut-il changer la pensée du patient pour lui? Certainement pas. Car, pour ceux qui sont d'accord pour changer leur pensée, il n'a pas d'autre fonction que de se réjouir avec eux, car ils sont devenus des enseignants de Dieu avec lui. Toutefois, il a une fonction plus spécifique pour ceux qui ne comprennent pas ce qu'est la guérison. Ces patients ne réalisent pas qu'ils ont choisi la maladie. Au contraire, ils croient que c'est la maladie qui les a choisis. Et ils n'ont pas l'esprit ouvert sur ce point non plus. Le corps leur dit quoi faire et ils obéissent. Ils ne réalisent pas combien ce concept est insensé. S'ils ne faisaient que s'en douter, ils seraient guéris. Et pourtant ils ne se doutent de rien. Pour eux, la séparation est vraiment réelle. 2. Les enseignants de Dieu viennent vers eux pour représenter un autre choix qu'ils ont oublié. La simple présence d'un enseignant de Dieu constitue un rappel. Ses pensées réclament le droit de remettre en cause ce que le patient a accepté comme vrai. Comme des messagers de Dieu, Ses enseignants sont les symboles du salut. Ils demandent au patient qu'il pardonne au Fils de Dieu en son propre Nom. Ils représentent l'Alternative. Avec la Parole de Dieu dans leurs pensées, ils viennent dans la bénédiction,non pour guérir les malades, mais pour leur rappeler la guérison que Dieu leur a déjà donnée. Ce ne sont pas leurs mains qui guérissent. Ce n'est pas leur voix qui transmet la Parole de Dieu. Ils ne font que donner ce qui leur a été donné. Très gentiment, ils appellent leurs frères pour les détourner de la mort. Regarde, toi le Fils de Dieu, ce que la Vie peut t'offrir. Choisirais-tu la maladie au lieu de ceci? 3. Pas un seul instant, les enseignants de Dieu avancés ne prennent en considération les formes de maladie auxquelles leurs frères croient. Le faire serait d'oublier que les maladies ont tous le même but et, en conséquence, ne sont pas différentes. Ils recherchent la Voix de Dieu chez ce frère qui s'est trompé lui-même en croyant que le Fils de Dieu peut souffrir. Et ils lui rappellent qu'il ne s'est pas fait lui-même et doit demeurer comme Dieu l'a créé. Ils reconnaissent que les illusions ne peuvent avoir d'effet. La vérité dans leur pensée rejoint la vérité dans la pensée de leurs frères, de telle sorte que les illusions ne sont pas renforcées. Ils sont ainsi amenés à la vérité; la vérité n'est pas amenée à eux. Ainsi sont dissipées les illusions, non par la volonté d'un autre, mais par l'union de la seule Volonté qui existe en elle-même. Voici la fonction des enseignants de Dieu : voir qu'aucune volonté n'est séparée de la leur, non plus que la leur n'est séparéede celle de Dieu. 6. LA GUÉRISON EST-ELLE ASSURÉE ? 1. (P.20) La guérison est toujours assurée. Il est impossible de conserver les illusions après les avoir apportées à la vérité. La vérité démontre que les illusions n'ont aucune valeur. L'enseignant de Dieu a vu dans la pensée du patient la correction de ses erreurs et il la reconnaît pour ce qu'elle est. Ayant accepté la Réconciliation pour lui-même, il l'a acceptée aussi pour le patient. Toutefois, qu'arrive-t-il si le patient se sert de la maladie comme mode de vie, croyant que la guérison est le chemin de la mort? Dans un tel cas, une guérison soudaine pourrait précipiter une dépression intense et un sentiment de perte tellement profond que le patient pourrait même tenter de se détruire. N'ayant plus de raison de vivre, il pourrait demander la mort. Pour sa protection, la guérison doit attendre. 2. La guérison attendra toujours si elle est perçue comme une menace. Elle est là à l'instant où elle est la bienvenue. Là où la guérison a été donnée, elle sera reçue. Et que représente le temps face aux dons de Dieu? Plusieurs fois dans le texte, nous avons fait référence aux immenses trésors disponibles également pour le donneur et le receveur des dons de Dieu. Aucun d'entre eux n'est perdu, car ils peuvent seulement se multiplier. Aucun enseignant de Dieu ne devrait être déçu si, ayant offert une guérison, elle ne semble pas avoir été reçue. Ce n'est pas à lui de juger quand son don devrait être accepté. Qu'il soit certain d'avoir été reçu et qu'il ait confiance d'être accepté lorsqu'il sera reconnu comme une bénédiction et non comme une malédiction. 3. Ce n'est pas la fonction des enseignants de Dieu d'évaluer le résultat de leurs dons. Leur fonction est tout simplement de les offrir. Lorsqu'ils ont fait cela, ils ont aussi offert le résultat, car il fait partie de leur don. Aucune personne ne peut donner si elle est inquiète quant au résultat de son don. Cela serait une limite sur l'action de donner, et alors ni le donneur ni le receveur touché n'obtiendraient le don. La confiance est une partie essentielle du don; en fait, c'est cette partie qui rend le partage possible, la partie qui garantit que le donneur ne peut perdre, mais seulement gagner. Qui offre un don et le garde ensuite pour être certain qu'il sera utilisé selon ce que le donneur juge approprié? Ceci n'est pas donner, mais plutôt emprisonner. 4. C'est l'abandon de toute inquiétude au sujet du don qui fait qu'il soit véritablement un don. Et c'est la confiance qui rend possible l'action de donner. La guérison, c'est le changement de pensée que l'Esprit Saint opère dans la pensée du patient. Et c'est l'Esprit Saint, dans la pensée du donneur, Qui lui donne le don. Comment pourrait-il se perdre? Comment pourrait-il être inefficace? Comment pourrait-il être gaspillé? La chambre aux trésors de Dieu ne peut (p.21) jamais être vide. Et, s'il n'en manquait qu'un, elle ne serait pas pleine. Et pourtant Dieu garantit sa plénitude. Quelle inquiétude, alors, l'enseignant de Dieu pourrait-il entretenir relativement à ce qu'il arrivera de ses dons? Donné par Dieu et à Dieu, qui peut dans ce saint échange recevoir moins que le tout? 7. LA GUÉRISON DEVRAIT-ELLE ÊTRE RÉPÉTÉE ? 1. (P.22) Cette question contient en elle-même sa réponse. La guérison ne peut être répétée. Si le patient est guéri, que peut-il rester à guérir chez lui? Et, si la guérison est certaine, ainsi que nous l'avons déjà dit, qu'est-ce qui serait à répéter? Pour un enseignant de Dieu, demeurer inquiet du résultat de la guérison, c'est limiter la guérison. Dans ce cas, c'est l'enseignant de Dieu lui-même dont la pensée a besoin d'être guérie. Et c'est cela qu'il doit permettre. Il est maintenant le patient et il doit se voir comme tel. Il a fait une erreur et il doit consentir à changer d'idée à son sujet. Il n'a pas eu la confiance qui fait que l'on donne vraiment et il n'a donc pas bénéficié de son don. 2. À chaque fois qu'un enseignant de Dieu a essayé d'être un canal pour la guérison, il a réussi. S'il était tenté de douter de cela, il ne devrait pas répéter son effort préalable. Cela était déjà maximal parce que l'Esprit Saint l'a accepté ainsi et l'a utilisé ainsi. L'enseignant de Dieu n'a maintenant qu'une direction à suivre. Il doit utiliser sa raison pour se dire à lui-même qu'il a remis le problème à Celui qui ne peut faillir et doit reconnaître que sa propre incertitude n'est pas de l'amour, mais de la peur, donc de la haine. Sa position est ainsi devenue insoutenable, car il offre de la haine à celui à qui il a offert de l'amour. C'est une situation impossible. Ayant offert l'amour, seul l'amour peut être reçu. 3. C'est en cela que l'enseignant de Dieu doit avoir confiance. C'est ce que l'on veut vraiment dire en affirmant que l'unique responsabilité du travailleur en miracles est d'accepter la Réconciliation pour lui-même. L'enseignant de Dieu est un travailleur en miracles parce qu'il fait cadeau des dons qu'il a reçus. Toutefois, il doit d'abord les accepter. Il n'a pas d'autre chose à faire et il n'y a, par ailleurs, rien de plus qu'il pourrait faire. En acceptant la guérison, il peut la donner. S'il doute de cela, alors, qu'il se rappelle Qui a fait le don et Qui l'a reçu. De cette façon, son doute sera corrigé. Il a pensé que les dons de Dieu pouvaient être enlevés. Ce fut une erreur, mais une erreur qui ne mérite pas qu'on s'y attache. Et ainsi, l'enseignant de Dieu peut la reconnaître seulement pour ce qu'elle est et la laisser être corrigée pour lui. 4. Une des tentations des plus difficiles à reconnaître est de douter d'une guérison parce que les symptômes de la maladie continuent d'être apparents; c'est une erreur sous la forme d'un manque de confiance. Comme telle, c'est une attaque. Normalement, cela semble plutôt le contraire. Il semble en effet plutôt déraisonnable de se faire dire qu'entretenir une inquiétude, c'est une attaque. Cela ressemble en tout point à l'amour. Pourtant l'amour sans confiance est impossible, et le doute et la confiance ne peuvent coexister. Et la haine ne peut qu'être (p.23) le contraire de l'amour, peu importe la forme qu'elle prend. Et ne doutant pas du don, il est impossible de douter de son résultat. Ceci est la certitude qui donne aux enseignants de Dieu le pouvoir d'être des travailleurs en miracles, car ils ont mis leur confiance en Lui. 5. La base réelle du doute au sujet du résultat de la solution de tout problème qui a été donné à résoudre à l'enseignant de Dieu, est toujours le doute de soi. Et cela implique nécessaire-ment que la confiance fut placée dans un soi illusoire, car il n'y a que d'un tel soi qu'on peut douter. Cette illusion peut prendre plusieurs formes. Peut-être y a-t-il une peur de la faibles-se et de la vulnérabilité. Peut-être y a-t-il une peur de l'échec et de la honte associée à un sentiment d'insuffisance. Peut-être y a-t-il un embarras culpabilisant découlant d'une fausse humilité. La forme de l'erreur n'est pas importante. Ce qui est important, c'est seulement de reconnaître une erreur pour ce qu'elle est. 6. L'erreur est toujours une forme quelconque de préoccupation du soi à l'exclusion du patient. C'est de faillir à le reconnaître comme faisant partie du Soi et par le fait même, représente une confusion d'identité. Le conflit au sujet de ce que vous êtes est entré dans votre pensée et vous vous êtes trompé au sujet de vous-même. Et vous vous êtes trompé à votre propre sujet parce que vous avez dénié la Source de votre Création. Si vous n'offrez que la guérison, vous ne pouvez douter. Si vous voulez vraiment voir le problème se résoudre, vous ne pouvez douter. Si vous avez la certitude de ce qu'est le problème, vous ne pouvez douter. Le doute est le résultat d'un conflit de désirs. Soyez certain de ce que vous voulez et le doute devient alors impossible. 8. COMMENT LA PERCEPTION D'UN ORDRE DE DIFFICULTÉS PEUT-ELLE ÊTRE ÉVITÉE ? 1. (P.24) La croyance dans un ordre de difficultés est la base de la perception du monde. Elle repose sur les différences; sur un arrière-plan inégal et un premier plan changeant, sur des hauteurs différentes et des grandeurs diverses, sur des degrés variables d'obscurité et de lumière, ainsi que sur des milliers de contrastes dans chaque chose en concurrence les unes avec les autres pour être reconnues. Un grand objet va en reléguer un plus petit dans l'ombre. Une chose brillante va ravir l'attention à une autre possédant moins d'intensité dans l'attrait. Et une idée plus menaçante ou conçue comme plus désirable selon les standards du monde, perturbe complètement l'équilibre mental. Ce que les yeux du corps voient n'est que conflit. Ne vous fiez pas à eux pour obtenir paix et compréhension. 2. Les illusions sont toujours des illusions de différences. Comment pourrait-il en être autrement? Par définition, une illusion est une tentative de rendre réelle une chose perçue comme étant d'importance majeure, mais qui est reconnue comme n'étant pas vraie. Dans l'intensité de son désir de l'avoir pour elle-même, la raison cherche donc à la rendre vraie. Les illusions sont des travestis de la création, des tentatives de ramener la vérité à des mensonges. Trouvant la vérité inacceptable, la pensée se révolte contre la vérité et se donne une illusion de victoire. Elle trouve que la santé est un fardeau et elle se retire dans des rêves pleins de fièvre. Et dans ces rêves, la pensée est séparée, différente de la pensée des autres, avec des intérêts différents qui lui sont propres et capables de satisfaire ses besoins aux dépens des autres. 3. D'où surgissent toutes ces différences ? Elles paraissent certainement se trouver dans le monde extérieur. Cependant, il n'y a aucun doute que c'est l'esprit qui juge ce que les yeux contemplent. C'est lui qui interprète les images que lui transmettent les yeux et c'est lui qui leur " transmet " une " signification ". Cette signification, cependant, n'existe pas du tout dans le monde extérieur. Ce que l'on considère comme étant la " réalité ", est simplement ce que l'esprit préfère. L'esprit projette sa propre hiérarchie des valeurs à l'extérieur et ensuite les envoie aux yeux du corps pour qu'ils les trouvent. Les yeux du corps ne verront donc jamais qu'à travers des contrastes. Mais la perception ne se base pas sur les messages que les yeux lui apportent. Seul l'esprit évalue les messages que lui envoient les yeux et donc, seul l'esprit est responsable de ce que nous voyons. C'est lui qui décide si ce que nous voyons est réel ou illusoire, désirable ou indésirable, agréable ou douloureux. 4. C'est dans le tri et la catégorisation des activités de la pensée que les erreurs de perception s'introduisent. Et c'est ici que la correction doit se faire. La pensée classe ce que les yeux du corps lui amènent en fonction de ses valeurs préconçues, jugeant où, chaque (p.25) donnée des sens convient le mieux. Quelle base pourrait-être plus erronée que cela? La pensée ne se reconnaissant pas elle-même a demandé qu'on lui donne ce qui va convenir à ces catégories. Et, ayant fait cela, elle conclut que les catégories doivent être vraies. C'est en cela que repose le jugement de toutes les différences parce que c'est de cela que dépendent les jugements du monde. Peut-on se fier à ce " raisonnement " confus et insensé pour quoi que ce soit? 5. Il ne peut y avoir d'ordre de difficultés dans la guérison simplement parce que la maladie est une illusion. Est-il plus difficile de dissiper la croyance de l'aliéné dans une plus grande hallucination que dans une plus petite? Acceptera-t-il plus vite l'irréalité d'une voix plus forte qu'il entend que celle d'une voix plus douce? Écartera-t-il plus facilement une exigence de tuer parce qu'elle lui est murmurée ou parce qu'elle lui est hurlée? Et est-ce que le nombre de fourches que portent les diables qu'il voit affecte leur crédibilité dans sa perception? Sa raison les a toutes cataloguées comme réelles et elles sont donc toutes réelles pour lui. Lorsqu'il réalisera qu'elles sont toutes des illusions, elles disparaîtront. Il en est ainsi pour la guérison. Les attributs des illusions, qui semblent les rendre différentes, sont vraiment hors de propos, car ces attributs sont aussi illusoires que les illusions elles-mêmes. 6. (p.26) Les yeux du corps vont continuer à voir les différences. Mais la pensée qui s'est laissé guérir ne les reconnaîtra plus. Il y aura ceux qui vont sembler être " plus malades " que d'autres et les yeux du corps vont rendre compte des changements d'apparence comme avant. Mais la pensée guérie les mettra tous dans une seule catégorie; ces changements sont irréels. Ceci est le don de son Enseignant; comprendre que seulement deux catégories ont une signification dans le tri des messages que la pensée reçoit de ce qui apparaît être le monde extérieur. Et de ces deux, une seule est réelle. Tout comme la réalité est entièrement réelle, au-delà de la grandeur et de la forme, du temps et de l'endroit-les différences ne pouvant exister en elle-les illusions aussi sont sans distinctions. L'unique réponse à la maladie est la guérison. L'unique réponse à toutes les illusions est la vérité. 9. DES CHANGEMENTS SONT-ILS REQUIS DANS LA SITUATION DE VIE DES ENSEIGNANTS DE DIEU? 1. Des changements sont requis dans la pensée des enseignants de Dieu. Cela peut ou non impliquer des changements dans la situation externe. Souvenez-vous que personne ne peut être là où il est par accident et que la chance ne fait aucunement partie du plan de Dieu. Il est plus qu'improbable que dans la formation d'un nouvel enseignant de Dieu les changements d'attitudes ne soient pas les premiers pas. Toutefois, il n'y a aucun modèle préétabli puisque la formation est toujours hautement individualisée. Il y a ceux qui sont appelés à changer leur situation de vie presque immédiatement, mais il s'agit généralement de cas spéciaux. De loin, la majorité reçoit un programme de formation qui évolue lentement et dans lequel le plus d'erreurs antérieures possibles sont corrigées. En particulier, les relations doivent être perçues correctement et toutes les pierres noires, angulaires du ressentiment, extirpées. Autrement, le vieux système de pensée maintiendra encore une assise pour effectuer un retour. 2. Au fur et à mesure que l'enseignant de Dieu avance dans sa formation, il apprend une leçon avec un approfondissement toujours grandissant. Il ne prend pas ses propres décisions; il demande à Son Maître de lui donner Sa réponse et c'est cela qui constitue le guide de ses actions. Cela devient de plus en plus facile au fur et à mesure que l'enseignant de Dieu apprend à abandonner son propre jugement. Cet abandon de jugement, étant évidemment la condition préalable pour entendre la Voix de Dieu, est généralement un processus se déroulant assez lentement, non pas qu'il soit difficile, mais parce qu'il sera sujet à être perçu comme une insulte personnelle. La formation du monde est axée vers un but directement opposé à celui de notre programme. Dans le monde, on apprend à se fier à son propre jugement comme seul critère de maturité et de force. Notre programme enseigne l'abandon du jugement comme condition nécessaire au salut. 10. COMMENT LE JUGEMENT EST-IL ABANDONNÉ ? 1. (P.27) Le jugement, comme d'autres moyens par lesquels le monde de l'illusion est maintenu, est totalement incompris. En fait, on le confond avec la sagesse et on le substitue à la vérité. De la façon dont le monde utilise le terme, un individu est capable de " bon " et de " mauvais " jugement, et son éducation vise à renforcer le premier et à minimiser le second. Il y a toutefois une confusion considérable quant à la signification de ces catégories. Ce qui est un " bon " jugement pour l'un est un " mauvais " jugement pour un autre. De plus, la même personne, classifie la même action comme un signe de " bon " jugement à un moment donné et de " mauvais " à un autre moment. Aucun critère cohérent pour déterminer ce que sont ces catégories ne peut non plus être réellement enseigné. En tout temps, l'étudiant peut être en désaccord avec ce que son soi-disant maître dit à leur sujet et le maître lui-même peut très bien être inconséquent dans ce qu'il croit. Le " bon " jugement, dans ces termes, ne veut rien dire; non plus que le " mauvais ". 2. Pour l'enseignant de Dieu, il est nécessaire de réaliser non pas qu'il ne doit pas juger, mais qu'il ne le peut pas. En abandonnant le jugement, il ne fait qu'abandonner ce qu'il n'avait pas. Il abandonne une illusion; ou mieux encore, il a l'illusion d'un abandon. En fait, il est simplement devenu plus honnête. En reconnaissant que le jugement lui a toujours été impossible, il n'essaie plus de juger. Cela n'est pas un sacrifice. Au contraire, il se place dans une situation où le jugement peut s'effectuer à travers lui plutôt que par lui. Et ce jugement n'est ni " bon " ni " mauvais ". C'est le seul jugement qui soit et il n'y en a pas d'autres : " Le Fils de Dieu est sans culpabilité et le péché n'existe pas ". 3. Le but de notre programme, à l'inverse de celui de l'enseignement du monde, est de reconnaître que le jugement dans le sens habituel est impossible. Ceci n'est pas une opinion, mais un fait. Pour être en mesure de juger quoi que ce soit correctement, il faudrait être entièrement conscient d'une vaste étendue inconcevable de choses : passées, présentes et à venir. On devrait reconnaître d'avance tous les effets de ses jugements sur toutes les personnes et les choses impliquées en eux de toutes les façons possibles. Et de plus, on devrait être certain qu'il n'y a aucune distorsion dans sa perception, de sorte que son jugement serait entièrement juste pour tous ceux sur qui il repose maintenant et dans le futur. Qui est en mesure de faire cela? Qui peut, sauf à travers de grandioses fantaisies, réclamer cette prérogative pour lui-même? 4. (p.28) Souvenez-vous combien de fois vous pensiez que vous connaissiez tous les " faits " nécessaires pour juger et combien vous aviez tort! Y a-t-il quelqu'un qui n'ait pas eu cette expérience? Sauriez-vous combien de fois vous pensiez tout simplement que vous aviez raison, sans jamais réaliser que vous aviez tort? Pourquoi choisiriez-vous une base aussi arbitraire pour prendre des décisions? La sagesse n'est pas le jugement ; c'est l'abandon du jugement. Ne faites donc qu'un seul jugement de plus, celui-ci: " Il y a Quelqu'Un avec vous Dont le jugement est parfait ". Il connaît tous les faits passés, présents et à venir. Il connaît tous les effets de Son jugement sur tous et sur toute chose impliquée de toutes les façons. Et Il est entièrement juste envers toutes les personnes, car il n'y a pas de distorsion dans Sa perception. 5. Alors laissez le jugement de côté, non pas avec regret, mais avec un soupir de gratitude. Vous êtes maintenant libre d'un fardeau qui était si grand, qu'avec lui, vous ne pouviez que chanceler et tomber sous son poids. Et tout cela n'était qu'illusion, rien de plus. Maintenant, l'enseignant de Dieu peut se lever sans poids sur ses épaules et marcher allègrement. Pourtant, son bénéfice n'est pas que cela. Son sentiment d'avoir à se soucier de tout, est disparu car, il n'a plus de souci. Il l'a abandonné avec le jugement. Il s'est donné à Celui en Qui il accepte le jugement plutôt que le sien. Maintenant, il ne fait plus d'erreurs. Son Guide est sûr. Et là où il était venu juger, il vient désormais bénir. Là où il avait l'habitude de venir pleurer, maintenant, il sourit. 6. Il n'est pas difficile d'abandonner le jugement. Mais il est difficile sans aucun doute d'essayer de le garder. L'enseignant de Dieu le met de côté dès l'instant où il reconnaît ce qu'il en coûte d'en faire usage. Toute la laideur qu'il voit autour de lui en est le résultat. Toute la douleur qu'il perçoit en est le résultat. Toute la solitude et le sentiment de perte, le désespoir maladif et la peur de la mort, tout cela en a découlé. Et maintenant, il sait que toutes ces choses n'ont pas besoin d'exister. Aucune d'entre elles n'est vraie. Il a abandonné leur cause et elles qui n'avaient jamais été que les effets de son choix erroné, se sont détachées de lui. Enseignant de Dieu, cette étape vous apportera la paix. Peut-il être difficile de nevouloir que cela? 11. COMMENT LA PAIX EST- ELLE POSSIBLE EN CE MONDE ? 1. (p.29) C'est une question que chacun doit poser. Il est vrai que la paix semble impossible ici. Pourtant, la Parole de Dieu confirme des choses qui semblent également impossibles. Sa Parole a promis la paix. Elle a aussi confirmé que la mort n'existait pas, que la résurrection aurait lieu et que la renaissance serait l'héritage de l'homme. Le monde que vous voyez ne peut être le monde que Dieu affectionne et pourtant, Sa Parole nous assure qu'Il l'aime vraiment. La Parole de Dieu a promis que la paix était possible ici et ce qu'Il promet ne peut être impossible. Mais il est vrai que le monde doit être regardé d'un œil nouveau si on veut que Ses promesses puissent être acceptées. Ce que le monde est, est déjà un fait déterminé. Vous ne pouvez choisir ce que cela devrait être. Mais vous pouvez, et même devez, choisir comment vous voudriez le voir. 2. Nous arrivons encore une fois à la question du jugement. Cette fois, demandez-vous si c'est votre propre jugement ou la Parole de Dieu qui est vraisemblable. Les deux affirment des choses bien différentes à propos du monde, et ces choses sont tellement contradictoires qu'il ne sert à rien d'essayer de les réconcilier. Dieu offre le salut au monde, et votre jugement le condamne. Dieu dit qu'il n'y a pas de mort, et votre jugement voit la mort comme la fin inévitable de la vie. La Parole de Dieu vous assure qu'Il aime le monde, et votre jugement dit qu'il n'est pas digne d'amour. Qui a raison? Il doit y avoir l'un de vous qui ait tort. Il doit en être ainsi. 3. Le texte explique que l'Esprit Saint est la Réponse à tous les problèmes que vous avez engendrés. Ces problèmes ne sont pas réels, mais cela ne signifie rien pour ceux qui croient qu'ils le sont. Aussi, chacun croit en ce qu'il a fait, car cela fut fait en y croyant vraiment. Dans cette situation étrange et paradoxale, n'ayant aucune signification et étant dénuée de sens, et de plus, étant une situation dans laquelle aucune issue ne semble possible, Dieu a envoyé Son Jugement pour remplacer le vôtre. Gentiment, Son Jugement se substitue au vôtre. Et, à travers cette substitution, l'incompréhensible devient compréhensible. Comment la paix est-elle possible en ce monde? Selon votre jugement, cela n'est pas possible et ne le sera jamais. Mais, dans le Jugement de Dieu,ce qui est reflété ici n'est que la paix. 4. La paix est impossible à ceux qui voient la guerre et inévitable à ceux qui offrent la paix. Comment facilement, alors, vous pouvez vous échapper de votre jugement du monde! Ce n'est pas le monde qui fait que la paix semble impossible. C'est le monde que vous voyez qui est impossible. Pourtant, le Jugement (p.30) de Dieu sur ce monde déformé l'a racheté et l'a rendu capable d'accueillir la paix. Et la paix descend sur lui comme une joyeuse réponse. La paix a sa place ici, parce que une Pensée de Dieu y est entrée. Quoi d'autre qu'une Pensée de Dieu change l'enfer en Ciel simplement en étant ce qu'elle est? La terre s'incline devant sa gracieuse Présence et en réponse elle se penche pour se rehausser encore. Maintenant, la question est différente. Ce n'est plus : " La paix est-elle possible en ce monde? ", mais plutôt, " N'est-il pas impossible que la paix soit absente ici? " 12. COMBIEN D'ENSEIGNANTS DE DIEU FAUT- IL POUR SAUVER LE MONDE ? 1. (p.31) La réponse à cette question est…un seul. Un enseignant absolument parfait et dont l'apprentissage est complet suffit. Sanctifié et racheté, celui-là devient lui-même le Fils de Dieu. Celui qui a toujours été entièrement esprit, maintenant ne se voit plus lui-même comme un corps ou même dans un corps. Il est donc sans limites. Étant sans limites, ses pensées sont unies éternellement à celles de Dieu. La perception qu'il a de lui-même est basée sur le Jugement de Dieu, et non sur le sien. Ainsi, partage-t-il la Volonté de Dieu et offre-il ses pensées aux esprits qui sont encore dans l'illusion. Il est un pour toujours, car il est tel que Dieu l'a créé. Il a accepté le Christ et il est sauvé. 2. Ainsi, le fils de l'homme devient-il le Fils de Dieu. Ce n'est pas véritablement un changement; c'est un changement de pensée. Rien d'extérieur n'est altéré, mais tout à l'intérieur, maintenant, reflète seulement l'Amour de Dieu. Désormais, Dieu ne peut plus être craint, car la pensée ne voit plus de cause à la punition. Les enseignants de Dieu apparaissent nombreux, car c'est là le besoin du monde. Étant pourtant unis en un seul but et un but qu'ils partagent avec Dieu, comment pourraient-ils être séparés les uns des autres? Quelle importance y a t-il s'ils apparaissent sous plusieurs formes? Leurs pensées sont une; leur union est complète. Et Dieu agit maintenant à travers eux comme s'ils étaient un, car c'est en réalité ce qu'ils sont. 3. Pourquoi l'illusion qu'il y ait plusieurs enseignants de Dieu est-elle nécessaire? Simplement parce que la réalité n'est pas compréhensible à ceux qui sont dans l'illusion. Ils sont très peu nombreux ceux qui peuvent entendre la Voix de Dieu et encore ils ne peuvent communiquer Ses messages directement à travers l'Esprit de Qui ils les ont reçus. Ils ont besoin d'un moyen à travers lequel la communication devient possible à ceux qui ne réalisent pas qu'ils sont esprit. Un corps qu'ils peuvent voir, une voix qu'ils comprennent et qu'ils écoutent, sans la peur que la vérité susciterait en eux. N'oubliez pas que la vérité ne peut venir que là où elle est accueillie sans crainte. C'est ainsi que les enseignants de Dieu ont besoin d'un corps, car leur unité ne pourrait être reconnue directement. 4. Pourtant, ce qui définit les enseignants de Dieu, c'est leur reconnaissance du vrai but du corps. À mesure qu'ils avancent dans leur profession, ils deviennent de plus en plus certains que la fonction du corps n'est que de laisser entendre à travers lui la Voix de Dieu aux oreilles humaines. Et ces oreilles porteront à la pensée de celui qui écoute des messages qui ne sont pas de ce monde et, à cause de leur Source, la pensée comprendra. À travers cette compréhension, ce nouvel enseignant de Dieu, reconnaîtra ce qu'est réellement le but du corps; la seule utilité (p.32) qu'il a véritablement. Cette leçon est suffisante pour laisser entrer la pensée d'unité et ce qui est un est reconnu comme un. Les enseignants de Dieu semblent partager l'illusion de la séparation, mais, en raison de l'usage qu'ils font du corps, ils ne croient pas dans les illusions malgré les apparences. 5. La leçon centrale est toujours ceci : c'est que le corps deviendra pour vous ce à quoi vous l'utilisez. Utilisez-le pour le péché ou pour l'attaque, ce qui est la même chose que le péché, et vous le verrez comme pécheur. Parce qu'il est coupable, il est faible et, étant faible, il souffre et meurt. Utilisez-le pour apporter la Parole de Dieu à ceux qui ne l'ont pas et le corps devient saint. Parce qu'il est saint, il ne peut être malade et ne peut non plus mourir. Quand son utilité est complétée, il est mis de côté et c'est tout. La pensée prend cette décision comme elle prend toutes les décisions qui sont responsables de la condition du corps. Toutefois, l'enseignant de Dieu ne prend pas seul cette décision. Faire cela serait lui donner un autre but que celui qui le maintient saint. La Voix de Dieu lui dira lorsqu'il aura accompli son rôle, de la même façon qu'Elle lui dit qu'elle est sa fonction. Qu'il s'en aille ou qu'il demeure, ne le fait plus souffrir. La maladie lui est maintenant impossible. 6. Identité en Dieu et maladie ne peuvent coexister. Les enseignants de Dieu choisissent de regarder les rêves pour un temps. C'est un choix conscient. Car ils ont appris que tous les choix sont faits consciemment, en pleine connaissance de leurs conséquences. Le rêve dit autrement, mais qui mettrait sa foi dans les rêves lorsqu'ils sont reconnus pour ce qu'ils sont? La conscience d'être en état de rêve est la véritable fonction des enseignants de Dieu. Ils observent les personnages du rêve aller et venir, bouger et changer, souffrir et mourir. Ils ne se laissent pourtant pas trompés par ce qu'ils voient. Ils reconnaissent que voir une des figures du rêve comme étant malade et séparée n'est pas plus réelle que de la voir belle et en santé. L'identité en Dieu est la seule chose qui ne fasse partie des rêves. Et c'est cela que les enseignants de Dieu reconnaissent comme étant derrière le rêve, au-delà de toute apparence et pourtant leur appartenant de façon certaine. 13. QUEL EST LE VÉRITABLE SENS DU SACRIFICE ? 1. (p.33) Quoiqu'en vérité le terme sacrifice soit tout à fait sans signification, en fait, en ce monde, il a un sens. Comme pour toutes les choses du monde, sa signification est temporaire et se fondra finalement dans le néant d'où elle est sortie, lorsqu'elle n'aura plus d'utilité. Sa vraie signification, pour l'instant, est une leçon. Comme le sont toutes les leçons, c'est une illusion, car en réalité il n'y a rien à apprendre. Toutefois, cette illusion doit être remplacée par un outil de correction; c'est une autre illusion qui remplace la première, de telle sorte que les deux peuvent finalement disparaître. Qu'abandonner les choses de ce monde soit un sacrifice est la première illusion qui se doit d'être délogée, avant qu'un autre système de pensée s'installe. Qu'est-ce que ceci pourrait être d'autre qu'une illusion puisque le monde lui-même n'est rien de plus que cela? 2. Un grand apprentissage est requis pour à la fois réaliser et accepter le fait, que le monde n'a rien à donner. Que peut bien signifier le sacrifice de ce qui n'est rien? Il ne peut pas signifier que vous avez moins à cause de lui. Selon la façon de penser du monde, il n'y a aucun sacrifice qui n'implique pas le corps. Réfléchissez un moment à ce que le monde appelle sacrifice. Pouvoir, renommée, argent, plaisirs physiques ; qui est le " héros " à qui toutes ces choses appartiennent-elles? Peuvent-elles avoir une signification quelconque sauf pour un corps. Pourtant un corps ne peut évaluer. En recherchant de telles choses, la pensée s'associe elle-même au corps, obscurcissant ainsi son identité et perdant de vue ce qu'elle est vraiment. 3. Une fois que cette confusion s'est produite, il devient impossible pour la pensée, de comprendre que tous les " plaisirs " du monde ne sont rien. Mais quel sacrifice-et c'est vraiment un sacrifice-tout cela comporte-t-il? La pensée s'est maintenant condamnée à chercher sans trouver ; à être à jamais insatisfaite et mécontente ; à ne pas savoir véritablement ce qu'elle veut trouver. Qui peut échapper à cette auto-condamnation? Seulement par la Parole de Dieu cela peut être possible. L'auto-condamnation est en fait une décision au sujet de l'identité et personne ne doute de ce qu'il croit être. Il peut douter de toutes choses, mais pas de cela. 4. Les enseignants de Dieu ne peuvent avoir de regret d'abandonner les plaisirs du monde. Est-ce un sacrifice que d'abandonner la douleur? Est-ce qu'un adulte se sent irrité d'abandonner des jouets d'enfants? Est-ce que quelqu'un dont la vision a déjà entrevu la face du Christ re-garde derrière avec regret un carnage? Aucune personne s'étant échappée du monde et de tous ses maux ne s'en souviendra en le condamnant. Toutefois, elle doit se réjouir d'être libre de tous les sacrifices que les valeurs du monde exigeraient d'elle. (p.34) À ces valeurs, elle sacrifie toute sa paix. Elle leur sacrifie toute sa liberté. Et pour les posséder, elle doit sacrifier également son espoir du Ciel et son souvenir de l'Amour de son Père. Qui, avec son bon sens, choisirait le rien comme substitut au tout? 5. Quel est la véritable signification du sacrifice? C'est ce qu'il en coûte de croire aux illusions. C'est le prix qui doit être payé pour renier la vérité. Il n'y a aucun plaisir du monde qui n'exige pas cela, car autrement le plaisir serait perçu comme une douleur et personne, ne demande la douleur lorsqu'elle est reconnue. C'est l'idée de sacrifice qui rend la personne aveugle. Elle ne se rend pas compte de ce qu'elle demande. Et alors, elle le cherche de mille façons et dans mille endroits différents, croyant à chaque fois l'avoir trouvé, mais à chaque fois étant déçue. " Cherchez, mais ne trouvez pas " est le sévère décret que le monde entretient et quiconque poursuit les buts du monde ne peut faire autrement que se plier à ce décret. 6. Vous pouvez croire que ce cours requiert le sacrifice de tout ce qui vous est vraiment cher. En un sens, cela est vrai, car vous tenez chèrement aux choses qui crucifient le Fils de Dieu et le but du cours est justement de le libérer. Mais ne vous trompez pas en ce qui concerne la signification du sacrifice. Il signifie toujours l'abandon de ce que vous voulez. Et que voulez-vous, ô enseignant de Dieu? Vous avez été appelé par Dieu et vous avez répondu. Sacrifieriez-vous maintenant cet Appel? Peu l'ont déjà entendu et ils ne peuvent que se tourner vers vous. Il n'y a aucun autre espoir dans tout le monde vers lequel ils peuvent se tourner. Il n'y a pas d'autre voix dans tout le monde qui fait écho à celle de Dieu. Si vous sacrifiez la vérité, ils resteront en enfer. Et s'ils y restent, vous y demeurerez avec eux. 7. N'oubliez pas que le sacrifice est total. Il n'y a pas de demi-sacrifice. Vous ne pouvez pas abandonner le Paradis en partie. Vous ne pouvez pas être un petit peu en enfer. La Parole de Dieu n'a pas d'exceptions. C'est cela qui la rend sainte et au-delà de ce monde. C'est sa sainteté qui pointe vers Dieu. C'est sa sainteté qui vous donne votre sécurité. Elle est reniée si vous attaquez n'importe quel frère pour quoi que ce soit. C'est en fait là que se produit la séparation avec Dieu. Une séparation qui est impossible. Une séparation qui ne peut arriver. Pourtant, c'est une séparation dans laquelle vous allez sûrement croire, car vous avez instauré une situation qui est impossible. Et dans cette situation l'impossible peut sembler arriver. Il semble arriver en " sacrifiant " la vérité. 8. Enseignant de Dieu, n'oubliez pas le sens du sacrifice et souvenez-vous de ce que chacune de vos décisions doit signifier en termes de coût. Décidez en faveur de Dieu et tout vous sera donné sans qu'il ne vous en coûte quoi que ce soit. Décidez contre Lui et vous choisissez ce qui n'est rien, au prix de la conscience (p.35) de ce qui est tout. Que voudriez-vous enseigner? Souvenez-vous seulement de ce que vous voudriez apprendre. Car c'est en ceci que devrait être votre seul intérêt. La Réparation est pour vous. Votre apprentissage la réclame et votre apprentissage la donne. Le monde ne peut vous l'apporter. Mais apprenez ce cours et elle sera vôtre. Dieu vous offre Sa Parole, car Il a besoin d'enseignants. Quelle autre façon y a-t-il de sauver Son Fils? 14. COMMENT FINIRA LE MONDE ? 1. (p.36) Ce qui n'a pas de commencement peut-il réellement avoir une fin? Le monde finira comme une illusion, ainsi qu'il a commencé. Toutefois, sa fin sera une illusion de miséricorde. L'illusion du pardon complet, n'excluant personne; d'une gentillesse illimitée qui le couvrira, cachant tout mal, dissimulant tout péché et mettant fin à jamais à la culpabilité. Ainsi finit le monde que la culpabilité avait engendré, car maintenant il n'a plus de raison d'être et n'est plus. Le père des illusions, c'est la croyance qu'elles ont un but, qu'elles satisfont un besoin ou gratifient un appétit. Perçues comme étant sans buts, elles ne sont plus vues désormais. Leur inutilité est reconnue et elles ne sont plus. De quelle autre façon toutes les illusions peuvent-elles finir? Elles ont été apportées à la vérité et la vérité ne les a pas reconnues. Elle a tout simplement laissé de côté ce qui est sans signification. 2. Jusqu'à ce que le pardon soit complet, le monde a vraiment un but. Il devient la demeure dans laquelle le pardon naît et où il grandit et devient de plus en plus fort et de plus en plus, nous recouvre entièrement. C'est ici qu'il est nourrit, car, c'est ici où on en a besoin. Un Sauveur bienveillant, né là où le péché a pris forme et où la culpabilité semblait réelle. Sa demeure est ici, car c'est ici qu'on en a besoin. Il apporte avec Lui la fin du monde. C'est à Son Appel que les enseignants de Dieu répondent, se tournant vers Lui en silence pour recevoir Sa Parole. Le monde finira lorsque toutes choses en lui auront été jugées correctement par Son Jugement. Le monde finira par la bénédiction de la sainteté sur lui. Quand il ne restera plus une seule pensée de péché, le monde ne sera plus. Il ne sera pas détruit ou attaqué ou même touché. Il cessera tout simplement de sembler exister. 3. Très certainement cela semble être encore bien, bien loin dans le temps. " Quand il ne restera plus une seule pensée de péché " semble être vraiment un objectif à long terme. Mais le temps s'arrête et est dépendant du but des enseignants de Dieu. Pas une seule pensée de péché ne restera à l'instant où n'importe lequel d'entre eux acceptera la Réconciliation pour lui-même. Il n'est pas plus facile de pardonner un seul péché que de les pardonner tous. L'illusion d'ordres de difficulté est un obstacle que l'enseignant de Dieu doit apprendre à surmonter et à laisser derrière. Un péché parfaitement pardonné par un enseignant de Dieu peut rendre le salut complet. Pouvez-vous comprendre cela? Non; cela n'a aucun sens pour quiconque ici. Toutefois, c'est la leçon finale avec laquelle l'unité est rétablie. Cela va à l'encontre de toute la pensée du monde, mais il en est de même pour le Ciel. 4. Le monde finira lorsque son système de pensée aura été (p.37) complètement inversé. D'ici là, quelques fragments de cette pensée sembleront encore avoir du sens. La leçon finale qui amène avec elle la fin du monde ne peut être saisie par ceux qui ne sont pas encore préparés à quitter le monde et aller au-delà de sa faible portée. Quelle est, alors, la fonction de l'enseignant de Dieu dans cette leçon finale ? Il n'a tout simplement qu'à apprendre comment l'aborder; être consentant à marcher dans sa direction. Il n'a tout simplement qu'à se fier au fait que, si la Voix de Dieu lui dit que c'est une leçon qu'il peut apprendre, il peut l'apprendre. Il ne la juge ni difficile ni facile. Son Enseignant la désigne et il se fie qu'Il lui montrera comment l'apprendre. 5. Le monde finira dans la joie, car il est aujourd'hui un lieu de tristesse. Lorsqu'arrive la joie, le but du monde a disparu. Le monde finira dans la paix, car il est aujourd'hui un lieu de guerre. Lorsque la paix arrive, quel est le but du monde? Le monde finira dans le rire, car il est aujourd'hui un lieu de pleurs. Où il y a le rire, qui peut continuer à pleurer? Et seulement le pardon complet apporte tout cela pour bénir le monde. Dans la bénédiction, il part, car il ne finira pas comme il a commencé. Changer l'enfer en Ciel est la fonction des enseignants de Dieu, car ce qu'ils enseignent sont les leçons dans lesquelles le Ciel est reflété. Et maintenant, assoyez-vous dans une véritable humilité et réalisez que tout ce que Dieu voudrait que vous fassiez, vous pouvez le faire. Ne soyez pas arrogant en disant que vous ne pouvez apprendre Son Propre programme. Sa Parole affirme le contraire. Sa Volonté sera faite. Il ne peut en être autrement. Et soyez reconnaissant qu'il en soit ainsi. 15. CHACUN SERA-T- IL JUGÉ À LA FIN ? 1. (p.38) Oui, certainement! Personne ne peut échapper au jugement final de Dieu. Qui pourrait fuir pour toujours la vérité? Mais le jugement final ne viendra pas avant qu'il cesse d'être associé avec la peur. Un jour, chacun l'accueillera et, ce même jour, il lui sera donné. Il entendra son innocence proclamée aux quatre coins du monde, libérant celui-ci alors qu'il reçoit le jugement final de Dieu. C'est le jugement dans lequel se trouve le salut. C'est le jugement qui le libérera. C'est le jugement avec lequel toutes les choses sont libérées avec lui. Le temps fait une pause alors que l'éternité s'approche et le silence s'étend sur le monde afin que tous puissent entendre ce jugement du Fils de Dieu : Vous êtes saints, éternels, libres et complets, en paix pour toujours dans le cœur de Dieu. Où est le monde et où est le chagrin maintenant ? 2. Est-ce là votre jugement de vous-même, enseignant de Dieu? Croyez-vous que ceci soit complètement vrai? Non, pas encore, pas encore. Mais c'est toujours votre but, la raison pour laquelle vous êtes ici. C'est votre rôle de vous préparer vous-même à entendre ce Jugement et de reconnaître qu'il est vrai. Un instant de croyance complète en ceci et vous irez au-delà de la croyance jusqu'à la Certitude. Un instant en dehors du temps peut amener la fin du temps. Ne jugez pas, car vous ne faites que vous juger vous-même et retardez ainsi le Jugement Final. Quel est votre jugement du monde, enseignant de Dieu? Avez-vous jusque-là, appris à vous retirer et à écouter la Voix du Jugement en vous-même? Ou essayez-vous toujours de vous approprier Son rôle? Apprenez à être calme, car Sa Voix est entendue dans la tranquillité. Et Son Jugement vient à tous ceux qui se tiennent à l'écart, qui écoutent calmement et L'espèrent. 3. Vous qui êtes quelquefois triste et quelquefois coléreux ; vous qui quelquefois sentez que votre juste dû ne vous est pas remis et que vos meilleurs efforts font face à un manque d'appréciation et même au mépris, abandonnez ces pensées folles. Elles sont trop étroites et sans signification pour occuper votre pensée sainte un instant de plus. Le Jugement de Dieu vous attend pour vous libérer. Qu'est-ce que le monde peut vous offrir que vous puissiez préférer à cela, sans considérer les jugements que vous portez sur ses gratifications que vous aimeriez plutôt avoir? Vous serez jugé, et jugé dans l'équité et l'honnêteté. Il n'y a pas de tromperie de la part de Dieu. Ses promesses sont certaines. Rappelez-vous seulement cela. (p.39) Ses promesses ont garanti Son Jugement, et seulement le Sien sera accepté à la fin. C'est votre rôle de faire en sorte que cette fin soit proche. C'est votre rôle de la garder dans votre coeur et de l'offrir au monde tout entier afin de la préserver. 16. DEQUELLE FAÇON L'ENSEIGNANT DE DIEU DEVRAIT- IL PASSER SA JOURNÉE ? 1. (P.40) Pour l'enseignant de Dieu avancé, cette question n'a pas de signification. Il n'y a pas de programme, car les leçons changent chaque jour. Toutefois, l'enseignant de Dieu n'est certain que d'une chose : elles ne changent pas au hasard. Voyant cela, et comprenant que c'est vrai, l'enseignant se trouve satisfait. Il lui sera dit quel doit être son rôle en ce jour et à chaque jour. Et ceux qui partagent ce rôle avec lui, le trouveront, de façon qu'ensemble, ils puissent apprendre les leçons du jour. Personne dont il a besoin ne sera absent; personne n'est envoyé sans un but d'apprentissage déjà établi et qui puisse être appris le jour même. Alors, pour l'enseignant de Dieu avancé, cette question est superflue. Elle a été posée, on lui a répondu et il demeure en contact constant avec la Réponse. Il est prêt et voit la route sur laquelle il marche s'étendre doucement et sûrement devant lui. 2. Mais qu'en est-il de ceux qui n'ont pas atteint cette certitude? Ils ne sont pas encore prêts pour un tel manque de structure de leur propre part. Que doivent-ils faire pour apprendre à donner la journée à Dieu. Il y a certaines règles générales qui s'appliquent, quoique chacun doive les utiliser à sa propre façon et dans le meilleur de ses connaissances. Les routines en tant que telles sont dangereuses parce qu'elles deviennent facilement des dieux de plein droit, ébranlant les buts mêmes pour lesquels elles avaient été établies. Généralement parlant, alors, il peut être dit qu'il est mieux de commencer la journée de la bonne façon. Il est toujours possible cependant, de reprendre du début le jour qui commence dans l'erreur. Toutefois, il y a des avantages évidents en termes d'économie de temps. 3. Au commencement, il est sage de penser en termes de temps. Ceci n'est en aucune façon le critère final, mais, au début, c'est probablement le plus facile à observer. Économiser du temps est un élément essentiel vite mis en relief, lequel, quoiqu'il demeure important tout au long du processus d'apprentissage, devient de moins en moins accentué. De prime abord, nous pouvons avancer sans risques d'erreur que le temps consacré à bien commencer la journée économise en effet du temps. Combien de temps devrait-il être alloué à ceci? Cela dépend de l'enseignant de Dieu lui-même. Il ne peut revendiquer le titre d'enseignant avant d'avoir terminer le livre d'exercices, puisque nous apprenons à l'intérieur du cadre de notre cours. Après avoir complété les périodes de pratique les plus structurées que le livre d'exercices contient, le besoin individuel devient la considération majeure. 4. Ce cours est toujours pratique. Il se peut que l'enseignant de Dieu ne soit pas dans une situation qui nourrisse une pensée calme lors de son réveil. S'il en est ainsi, qu'il se rappelle seulement de consacrer du temps (p.41) à Dieu aussitôt que possible et qu'il le fasse. La durée du temps dédié à ceci n'est pas ce qui compte. Quelqu'un peut facilement se tenir assis tranquille une heure dans l'immobilité, les yeux fermés et ne rien faire. Quelqu'un peut facilement ne donner qu'un instant à Dieu et, dans cet instant, s'unir à Lui complètement. Peut-être que la seule généralisation qui puisse être faite est la suivante : aussitôt que possible après le réveil, prenez un moment de tranquillité, continuant une minute ou deux après que vous commenciez à trouver cela difficile. Vous constaterez que la difficulté de demeurer dans cet état diminue et cesse. Sinon, c'est le temps d'arrêter. 5. Les mêmes procédures devraient être suivies le soir. Peut-être que votre moment de tranquillité devrait être assez tôt dans la soirée, s'il n'est pas faisable pour vous de le prendre juste avant d'aller dormir. Il n'est cependant pas sage de s'étendre pendant que vous le prenez. Il est préférable de s'asseoir dans la position que vous préférez. Ayant terminé le livre d'exercices, vous devez en être arrivé à certaines conclusions à ce sujet. Si cela vous est possible, le moment juste avant d'aller dormir est un temps souhaitable à consacrer à Dieu. Cela place votre pensée dans un état de calme et vous oriente loin de la peur. S'il convient de prendre ce moment plus tôt, soyez au moins certain de ne pas oublier une brève période-pas plus qu'un petit instant suffira-durant laquelle vous fermez vos yeux et pensez à Dieu. 6. Il y a une pensée en particulier qui devrait être remémorée tout au long du jour. C'est une pensée de joie pure; une pensée de paix; une pensée de libération illimitée; illimitée parce que toutes les choses sont libérées à l'intérieur d'elle. Vous pensez avoir construit un lieu de sécurité pour vous-même. Vous pensez avoir créé un pouvoir qui puisse vous sauver de toutes les choses effrayantes que vous voyez en rêve. Il n'en est pas ainsi. Ce n'est pas là où réside votre sécurité. Ce que vous laissez aller est seulement l'illusion d'illusions protectrices. Et c'est ceci que vous craignez et seulement ceci. Qu'il est insensé d'être si effrayé par rien! Rien du tout! Vos défenses ne fonctionnent pas, mais vous n'êtes pas en danger. Vous n'avez pas besoin de vos illusions. Reconnaissez ceci et elles disparaîtront. Alors seulement, vous accepterez votre véritable protection. 7. Comme le temps s'écoule simplement et facilement pour l'enseignant de Dieu qui a accepté Sa protection! Tout ce qu'il a fait auparavant au nom de la sécurité ne l'intéresse plus. Car il est sauf et il sait qu'il en est ainsi. Il a un Guide Qui ne faillira pas. Il n'a pas besoin de faire de distinction parmi les problèmes qu'il perçoit, car Celui vers Qui il se tourne avec tous ces problèmes n'y reconnaît aucun ordre de difficulté dans leur résolution. Il est aussi sauf présentement qu'il l'était avant que les illusions soient acceptées dans sa pensée et qu'il le sera lorsqu'il les aura laissées aller. Il n'y a pas de différence dans son état à des temps et en des lieux différents parce qu'ils ne sont tous qu'un pour Dieu. (p.42) Ceci est donc sa sécurité. Et il n'a besoin de rien de plus. 8. Toutefois, il y aura des tentations dans le courant de la vie de l'enseignant de Dieu, mais doit-il encore se rappeler quotidiennement la protection dont il bénéficie. Comment ce rappel peut-il se faire, particulièrement dans les moments où sa pensée est occupée par des choses extérieures? Il ne peut qu'essayer et le succès dépend de la conviction de sa réussite. Il doit être absolument certain que le succès ne vient pas de lui, mais lui sera donné en tout temps, en tout lieu et circonstance où il en fait la demande. Il y a des moments où sa certitude vacillera et, à l'instant où ceci se produira, il retournera à des tentatives précédentes de placer sa confiance seulement en lui-même. N'oubliez pas que ceci est de la magie et que la magie est un déplorable substitut à l'aide véritable. Elle n'est pas suffisamment bonne pour l'enseignant de Dieu,car elle ne l'est pas assez pour le Fils de Dieu. 9. L'action d'éviter la magie est celle d'éviter la tentation. Car toute tentation n'est rien de plus que la tentative de substituer une autre volonté à Celle de Dieu. Ces tentatives peuvent sembler source de peur en effet, mais elles sont seulement pathétiques. Elles ne peuvent avoir aucun effet, ni bon ni mauvais, ni gratifiant, ni exigeant un sacrifice, ni guérissant ou destructeur, ni apaisant ou terrifiant. Lorsque toute magie est reconnue comme n'étant simplement rien, l'enseignant de Dieu a atteint l'état le plus avancé. Toutes les leçons intermédiaires ne conduiront qu'à ceci et rapprocheront ce but de la reconnaissance. Car la magie de toute sorte, dans toutes ses formes, ne fait simplement rien. Son impuissance est la raison pour laquelle il est facile d'y échapper. Ce qui n'a pas d'effet peut difficilement terrifier. 10. Il n'y a rien qui puisse se substituer à la Volonté de Dieu. Simplement dit, c'est à cette évidence que l'enseignant de Dieu consacre sa journée. Chaque substitut qu'il puisse accepter comme étant réel ne peut que le tromper. Mais il est exempt de toute tromperie s'il en décide ainsi. Peut-être a-t-il besoin de se rappeler " Dieu est avec moi. Je ne peux être trompé ". Peut-être préfère-t-il d'autres mots ou seulement un ou pas du tout. Toutefois, chaque tentation d'accepter la magie comme étant vraie doit être abandonnée par la reconnaissance, non pas qu'elle soit source de peur, non pas qu'elle soit péché, non pas qu'elle soit dangereuse, mais simplement parce qu'elle est sans signification aucune. Enraciné dans le sacrifice et dans la séparation, qui ne sont que deux aspects d'une même erreur, l'enseignant de Dieu choisit simplement d'abandonner ce qu'il n'a jamais eu. Et en échange de ce " sacrifice ", le Ciel est restauré à sa conscience. 11. N'est-ce pas là un échange que vous aimeriez faire? Le monde le ferait joyeusement s'il savait qu'il peut être fait. Ce sont les enseignants de Dieu qui doivent démontrer qu'il peut être fait. Et, en se faisant, s'assurer eux-mêmes qu'ils l'ont appris. Aucun risque n'est possible dans ce déroulement du temps si ce n'est celui de placer votre confiance dans la magie, car c'est (p.43) seulement ceci qui conduit à la douleur. " Il n'y a d'autre volonté que celle de Dieu ". Ses enseignants savent qu'il en est ainsi et ont appris que toute autre chose que ceci n'est que magie. Toute croyance en la magie est simplement maintenue par cette simple illusion de la pensée : que cela fonctionne. Tout au long de leur entraînement, chaque jour et chaque heure et même chaque minute et seconde, les enseignants de Dieu doivent apprendre à reconnaître les formes de magie et constater leur absence de signification. La peur ne les habite plus et c'est ainsi qu'ils peuvent continuer à cheminer. La porte du Ciel est rouverte et sa lumière peut briller de nouveau sur la pensée paisible. 17. COMMENT LES ENSEIGNANTS DE DIEU COMPOSENT- ILS AVEC LES PENSÉES MAGIQUES ? 1. (P.44) Ceci est une question cruciale, à la fois pour l'enseignant et l'élève. Si ce problème est mal abordé, l'enseignant de Dieu s'est blessé lui-même et a aussi attaqué son élève. Ceci renforce la peur et fait paraître la magie très réelle pour les deux. Comment composer avec la magie devient alors une leçon majeure à maîtriser pour l'enseignant de Dieu. Sa première responsabilité en ceci est de ne pas l'attaquer. Si la pensée de magie éveille de l'hostilité sous quelque forme que ce soit, l'enseignant de Dieu peut être certain qu'il renforce sa propre croyance dans le péché et qu'il s'est condamné lui-même. Il peut aussi être certain qu'il a ouvert la porte à la dépression, la douleur, la peur et le désastre. Qu'il se rappelle alors que ce n'est pas ceci qu'il enseignerait parce que ce n'est pas ceci qu'il voudrait apprendre. 2. Il y a cependant la tentation de répondre à la magie d'une façon qui la renforce. Ceci n'est pas non plus toujours évident à percevoir. Cela peut, en effet, être dissimulé facilement derrière un désir d'aider. C'est ce double souhait qui rend l'aide sans grande valeur et produit des résultats non désirés. On ne doit pas non plus oublier que le résultat qui en découle s'appliquera tout aussi bien à l'enseignant qu'à l'élève. Combien de fois l'insistance a-t-elle été mise sur le fait que vous ne donnez qu'à vous-même? Et comment ceci peut-il être mieux démontré que dans les genres d'aide que l'enseignant de Dieu offre à ceux qui en ont besoin? Son cadeau lui est ici clairement donné. Car il donnera seulement ce qu'il a choisi pour lui-même. Et, dans ce cadeau, est contenu son jugement sur le saint Fils de Dieu. 3. Il est des plus faciles de laisser l'erreur être corrigée là où elle est la plus apparente et les erreurs être reconnues par leurs résultats. Une leçon bien enseignée ne peut conduire vers rien d'autre qu'à la libération de l'enseignant et de l'élève qui se sont unis dans une même intention. L'attaque peut se produire seulement s'ils ont recherché des objectifs différents. Et ceci doit en effet avoir été le cas si le résultat est autre chose que la joie. Le simple fait que l'enseignant de Dieu n'ait qu'un seul objectif, change le but divisé de l'élève en une seule direction, et l'appel à l'aide devient son unique requête. Alors, on a aisément résolu le tout avec seulement une seule réponse et cette réponse entrera infailliblement dans la pensée de l'enseignant de Dieu. À partir de là, elle brillera dans la pensée de son élève, la rendant ainsi unie à la sienne. 4. Peut-être vaut-il la peine de rappeler que personne ne peut être en colère face à un fait. C'est toujours une interprétation qui donne naissance à des émotions négatives, sans tenir compte de leur justification (p.45) apparente par ce qui semble être des faits. Sans tenir compte non plus de l'intensité de la colère qui est survenue. Ce peut être simplement une petite irritation, peut-être trop bénigne pour être même clairement reconnue. Ou cela peut aussi prendre la forme d'une rage intense, accompagnée de pensées de violence, imaginées ou apparemment perpétrées. Ceci n'a pas d'importance. Toutes ces réactions sont les mêmes. Elles obscurcissent la vérité et ceci ne peut jamais être une question de degré. Ou la vérité est apparente ou elle ne l'est pas. Elle ne peut être partiellement reconnue. Celui qui n'est pas conscient de la vérité ne peut que contempler des illusions. 5. La colère, en réponse à des perceptions aux pensées de magie, est la cause fondamentale de la peur. Considérez ce que cette réaction signifie et sa valeur centrale dans le système de pensée du monde devient apparente. Une pensée de magie, par sa simple présence, reconnaît la séparation entre Dieu et nous. Elle affirme, dans la forme la plus claire possible, que celui croyant avoir une volonté séparée pouvant s'opposer à Celle de Dieu, croit également qu'elle peut triompher par son acharnement. Il est évident que ceci n'est pas un fait. Toutefois, il est également évident qu'il puisse être perçu ainsi. Et en cela se trouve le lieu de naissance de la culpabilité. Celui qui usurpe la place de Dieu et la revendique pour lui-même a maintenant son " ennemi " mortel. Et il doit désormais assurer lui-même sa protection et se construire un bouclier pour se protéger de la fureur tenace qui ne pourra jamais être calmée et de la vengeance qui ne pourra jamais être satisfaite. 6. Comment cette bataille injuste peut-elle être résolue? Sa fin est inévitable, car son résultat doit être la mort. Comment, alors, quelqu'un peut-il croire en ses propres défenses? C'est à la magie à laquelle il faut encore une fois avoir recours. Oubliez la bataille. Acceptez-la comme un fait, ensuite oubliez-la. Ne vous rappelez pas les chances impossibles qui sont contre vous. Ne vous rappelez pas l'immensité de l'" ennemi " et ne pensez pas en comparaison de votre fragilité. Acceptez votre état de séparation, mais ne vous rappelez pas comment elle est venue. Croyez que vous l'avez vaincue, mais ne gardez pas la plus petite réminiscence de Qui est réellement votre grand " opposant ". En projetant votre " oubli " sur Lui, il vous semblera qu'Il a aussi oublié. 7. Mais quelle sera maintenant votre réaction face à toutes les pensées de magie? Elles ne peuvent que réveiller la culpabilité dormante que vous avez cachée, mais pas encore laissée partir. Chacune d'elle dit clairement à votre pensée effrayée : " Tu as usurpé la place de Dieu. Ne pense pas qu'il ait oublié ". Nous avons ici le reflet de la peur de Dieu démontré de la façon la plus directe. Car, dans cette pensée, la culpabilité a déjà placé la folie sur le trône de Dieu Lui-même. Et maintenant il n'y a aucun espoir; sauf de tuer. Le salut est en ceci maintenant. Un père en colère poursuit (p.46) son fils coupable. Tuez ou on vous tuera, c'est là le seul choix qui vous est offert. Au-delà de ceci, il n'y en a aucun, car ce qui est passé est irréversible. La tache de sang ne peut jamais être enlevée et quiconque porte cette tache sur lui doit trouver la mort. 8. Dans cette situation sans espoir, Dieu envoie Ses Enseignants. Ils apportent la lumière de l'espoir de Dieu lui-même. Il y a une façon par laquelle la libération est possible. Elle peut être apprise et enseignée, mais elle demande de la patience et de la bonne volonté en abondance. Ceci offert, la simplicité manifeste de la leçon se détache comme une intense lumière blanche sur un horizon noir, car il en est ainsi. Si la colère vient d'une interprétation et non d'un fait, elle n'est jamais justifiée. Lorsque ceci est, compris, même faiblement, la voie est libre. Maintenant, il est possible de faire le prochain pas. L'interprétation peut finalement être changée. Les pensées de magie n'ont pas besoin de conduire à la condamnation, car elles n'ont pas vraiment le pouvoir d'éveiller la culpabilité. Et ainsi peuvent-elles être oubliées, oubliées dans le vrai sens du mot. 9. La folie ne fait que sembler terrible. En vérité, elle n'a pas le pouvoir de faire quoi que ce soit. Comme la magie qui devient son serviteur, elle n'attaque ni ne protège. La voir et reconnaître son système de pensée, c'est voir ce qui n'est rien. Est-ce que ce qui n'est rien peut éveiller la colère? Difficilement. Rappelez-vous alors, enseignant de Dieu, que la colère reconnaît une réalité qui n'est pas là ; toutefois, la colère est un témoin certain que vous croyez en elle en tant que fait. Maintenant, la libération est impossible jusqu'à ce que vous voyiez que vous avez répondu à votre propre interprétation que vous avez projetée sur un monde extérieur. Dépouillez-vous de cette épée sinistre. La mort n'existe pas. Cette épée n'existe pas. La peur de Dieu est sans motif. Mais son Amour par contre est la Cause de tout ce qui se trouve au-delà de la peur et par conséquent est pour toujours, authentique, réel et éternellement vrai. 18. COMMENT SE FAIT LA CORRECTION ? 1. (p.47) La correction, de nature durable-et seul ceci est la vraie correction-ne peut être faite jusqu'à ce que l'enseignant de Dieu ait cessé de confondre l'interprétation avec le fait ou l'illusion avec la vérité. S'il argumente avec son élève au sujet d'une pensée de magie, l'attaque essaie d'établir son erreur ou de démontrer sa fausseté, il ne fait que témoigner de sa réalité. La dépression est alors inévitable, car il a " prouvé ", et à son élève, et à lui-même, que c'est leur tâche d'échapper à ce qui est réel. Et ceci ne peut qu'être impossible. La réalité est immuable. Les pensées de magie ne sont que des illusions. Autrement, le salut serait seulement le même vieux rêve impossible sous une autre forme. Toutefois, le rêve de salut a un nouveau contenu. Ce n'est pas seulement dans la forme que réside la différence. 2. La plus importante leçon que les enseignants de Dieu doivent apprendre est comment réagir sans colère face aux pensées de magie. Ce n'est que de cette façon qu'ils peuvent proclamer la vérité à propos d'eux-mêmes. À travers eux, l'Esprit Saint peut maintenant parler de la réalité du Fils de Dieu. Maintenant, Il peut rappeler au monde ce qu'est l'innocence; condition inchangée et inchangeable de tout ce que Dieu a créé. Maintenant, Il peut transmettre la Parole de Dieu à des oreilles qui écoutent et apporter la vision du Christ à des yeux qui voient. Maintenant, Il est libre d'enseigner à tous les esprits la vérité sur ce qu'ils sont vraiment, de façon qu'ils retournent joyeusement à Lui. Et maintenant, la culpabilité est pardonnée, oubliée complètement dans Sa vision et dans la Parole de Dieu. 3. La colère ne fait que hurler : " La culpabilité est réelle! " La réalité est masquée alors que cette croyance insensée remplace la Parole de Dieu. Maintenant, ce sont les yeux du corps qui " voient " ; ses oreilles sont les seules qui peuvent " entendre ". Son espace exigu et son souffle restreint deviennent les critères de mesure de la réalité. La vérité se retrouve alors diminuée et sans signification. La correction n'a qu'une réponse pour tout ceci et pour le monde qui s'y appuie : Vous confondez l'interprétation avec la vérité, et vous vous trompez. Mais une erreur n'est pas un péché, pas plus que n'est péché l'idée que la réalité été retirée de son trône par les erreurs. Dieu règne pour toujours et seules ses lois prévalent sur vous et sur le monde. Son Amour demeure la seule chose qui existe. La peur n'est qu'illusion, car vous êtes à Son Image. 4. (p.48) Afin de guérir, il devient essentiel pour l'enseignant de Dieu, de laisser ses propres erreurs être corrigées. S'il ressent, ne serait-ce que le plus léger soupçon d'irritation en lui-même, alors qu'il répond aux autres, il doit réaliser sur-le-champ avoir fait une fausse interprétation. Puis, qu'il se dirige alors dans son for intérieur, vers son Guide Éternel et qu'il Lui laisse juger ce que devrait être la réponse. Ainsi, est-il guéri, et de même en est-il de son élève. La seule responsabilité de l'enseignant de Dieu est d'accepter la Réparation pour lui-même. La Réparation signifie la correction ou l'annulation des l'erreurs. Lorsque ceci a été accompli, l'enseignant de Dieu devient par définition un ouvrier en miracles. Ses péchés lui sont pardonnés et désormais, il ne se condamne plus lui-même. Comment peut-il alors condamner qui que ce soit? Et peut-il y avoir quelqu'un qui ne puisse être guéri par son pardon? 19. QU'EST-CE QUE LA JUSTICE ? 1.(p.49) La justice est la divine correction pour l'injustice. L'injustice est la base de tous les jugements du monde. La justice corrige les interprétations auxquelles les injustices donnent lieu et les annulent. Ni la justice ni l'injustice n'existent au Ciel, car l'erreur est impossible et la correction sans signification. Dans ce monde-ci cependant, le pardon dépend de la justice puisque toute attaque peut seulement être injuste. La justice est le verdict de l'Esprit Saint sur le monde. La justice ici-bas n'est possible que par Son jugement, car personne au monde n'est capable de ne faire que de justes interprétations et laisser toutes injustices de côté. Si les Fils de Dieu étaient jugés équitablement, il n'y aurait aucun besoin du salut. La pensée de séparation eût été, pour toujours, inconcevable. 2. La justice, tout comme son opposé, est une interprétation. Elle est, cependant, la seule interprétation qui conduit à la vérité. Ceci devient possible-bien que la justice ne soit pas vraie en elle-même-parce qu'il n'y a rien en elle qui s'oppose à la vérité. Il n'y a pas de conflit inhérent entre la justice et la vérité; l'une n'est que le premier pas en direction de l'autre. Le sentier varie considérablement à mesure qu'on y progresse. Il serait impossible de prédire au départ toute la magnificence, la grandeur de la scène et les vastes horizons ouverts, qui se lèvent à notre rencontre alors que le voyage suit son cours. Toutefois, même ceux-ci dont la splendeur atteint des hauteurs indescriptibles tout au long du parcours, ne peuvent se comparer à ce qui l'attend lorsque le sentier se terminera avec le temps qui l'emporte. Mais il faut bien commencer quelque part. La justice est ce commencement. 3. Tous les concepts que vous avez à propos de vos frères et de vous-même, toutes les peurs des états futurs et toutes les préoccupations au sujet du passé proviennent de l'injustice. Voici la lentille qui, placée devant les yeux du corps, déforme la perception et apporte le témoignage du monde déformé à la pensée, laquelle a elle-même fabriqué cette lentille et la garde si chèrement. Tout concept du monde est construit d'une façon sélective et arbitraire, et de cette façon seulement. Les " péchés " sont perçus et justifiés par le biais d'une sélection minutieuse dans laquelle toute pensée de totalité doit être exclue. Le pardon n'a pas de place dans un tel plan, car tous les " péchés " semblent vrais pour toujours. 4. Le salut est la justice de Dieu. Il restaure à votre conscience la totalité des fragments que vous percevez comme brisés et séparés. Et c'est ceci qui triomphe de la peur de la mort. Car les fragments séparés doivent se désintégrer et mourir, mais la totalité est immortelle à l'image de son créateur, en étant un avec Lui. (p.50) Le Jugement de Dieu est Sa justice. Sur ce jugement dépourvu de condamnation-étant une évaluation basée entièrement sur l'amour-vous avez projeté votre propre injustice, attribuant à Dieu la lentille déformante donnant une perception biaisée, à travers laquelle vous regardez. Maintenant, elle appartient à Lui et non à vous. Vous avez peur de Lui et ne voyez pas que vous haïssez et craignez votre Soi comme s'il était un ennemi. 5. Priez pour la justice de Dieu et ne confondez pas sa compassion avec votre propre insanité. La perception peut fabriquer toute image que la pensée désire voir. Souvenez-vous de ceci. En ceci, se trouve ou le Ciel ou l'enfer, tel que vous le choisissez. La justice de Dieu indique le Ciel simplement parce qu'elle est entièrement impartiale. Elle accepte toute évidence qui lui est amenée, n'omettant rien et n'estimant rien, séparé et en dehors de tout le reste. Elle juge à partir de cette unique position, et d'elle seulement. Ici, toute attaque et condamnation deviennent sans signification et indéfendables. La perception se repose, la pensée est calme et la lumière revient de nouveau. La vision est maintenant restaurée. Ce qui avait été perdu a maintenant été retrouvé. La paix de Dieu descend sur tout le monde et enfin, nous pouvons voir. Et enfin nous pouvons voir! 20. QU'EST- CE QUE LA PAIX DE DIEU ? 1. (p.51) Il a été dit qu'il y a une sorte de paix qui n'est pas de ce monde. Comment est-elle reconnue? Comment est-elle trouvée? Et, une fois trouvée, comment peut-elle être retenue? Considérons chacune de ces questions séparément, car chacune reflète une étape différente sur le chemin. 2. D'abord, comment la paix de Dieu peut-elle être reconnue? La paix de Dieu est d'abord reconnue par seulement une seule chose; à tous égards, elle est totalement différente de toutes les expériences précédentes. Pour la pensée, elle ne fait référence à rien de ce qui s'est passé auparavant. Elle n'apporte avec elle aucune association passée. C'est une chose entièrement nouvelle. Il existe assurément un contraste entre cette expérience et toutes celles du passé. Mais, étrangement, ce n'est pas un contraste entre de vraies différences. Le passé s'éclipse et, à sa place, se trouve le calme éternel; seulement cela. Le contraste perçu en premier lieu a simplement disparu. Le calme s'est étendu à toute chose. 3. Comment ce calme est-il trouvé? Personne ne peut manquer de le trouver s'il cherche seulement ses conditions. La paix de Dieu ne peut jamais venir là où est la colère, car la colère nie que la paix existe. Qui voit que la colère est justifiée, dans quelque forme que ce soit ou dans quelque circonstance, proclame que la paix est sans signification et doit croire que cette colère peut exister. Dans cette condition, la paix ne peut être trouvée. Par conséquent, le pardon est la condition nécessaire pour trouver la paix de Dieu. Cela va même plus loin : là où il y a le pardon, il doit y avoir la paix. Car qu'est-ce qui conduira à la guerre si ce n'est l'attaque? Et quoi d'autre, que la paix, est l'opposé de la guerre? Ici le contraste initial ressort de façon claire et apparente. Toutefois, lorsque la paix est trouvée, la guerre est sans signification aucune. Et c'est le conflit qui, maintenant, est perçu comme non existant et irréel. 4. Comment la paix de Dieu est-elle retenue une fois qu'elle est trouvée? Le retour de la colère jettera de nouveau le voile épais et la croyance que la paix ne peut exister reviendra certainement. La guerre est de nouveau, acceptée comme l'unique réalité. Maintenant, vous devez de nouveau déposer votre épée, même si vous ne réalisez pas que vous l'avez encore brandie. Mais, en vous souvenant, même si ce n'est que vaguement, jusqu'à quel point vous étiez heureux sans elle, vous vous rendrez compte que vous l'avez utilisée de nouveau pour vous défendre. Arrêtez-vous un instant et pensez à ceci : est-ce que ce que vous voulez est le conflit ou alors la paix de Dieu est-elle le meilleur choix ? Lequel vous apporte le plus ? Une pensée paisible n'est pas un cadeau futile. N'est-il pas préférable de vivre plutôt que de choisir la mort? 5. Vivre c'est la joie, alors que la mort, elle, n'est faite que de pleurs. Vous voyez dans la mort la libération face à ce que vous avez fait. Mais vous ne voyez pas ceci : vous avez fait la (p.52) mort et ce n'est que l'illusion d'une fin. La mort ne peut être libération parce que ce n'est pas dans la vie que le problème se trouve. La vie n'a pas d'opposé, car elle est Dieu. La vie et la mort semblent être opposées parce que vous avez décidé que la mort mettait un terme à la vie. Pardonnez au monde et vous comprendrez que tout ce que Dieu a créé ne peut avoir de fin et rien de ce qu'Il n'a créé n'est réelle. Dans cette unique phrase notre cours est expliqué. Dans cette unique phrase, notre pratique est dotée de sa seule direction. Et dans cette unique phrase, tout le programme de l'Esprit Saint est spécifié exactement tel qu'il est. 6. Qu'est-ce que la paix de Dieu? Rien de plus que ceci : la simple constatation que Sa volonté est totalement irremplaçable. Aucune pensée qui contredise Sa Volonté ne peut être vraie. Le contraste entre Sa Volonté et la vôtre donnait simplement l'impression d'être réel. En vérité, il n'y avait pas de conflit, car Sa Volonté est vôtre. Maintenant, la puissante Volonté de Dieu Lui-même est Son cadeau pour vous. Il ne cherche pas à la garder pour Lui-même. Pourquoi chercheriez-vous à garder vos petites hallucinations fragiles séparées de Lui? La Volonté de Dieu est une et c'est tout ce qui existe. C'est votre héritage. L'univers au-delà du soleil, au-delà des étoiles et de même que toutes les pensées que vous pouvez concevoir vous appartiennent. La paix de Dieu est la condition pour que se fasse Sa Volonté. Atteignez Sa paix et vous vous souviendrez de Lui. 21. QUEL EST LE RÔLE DE LA PAROLE DANS LA GUÉRISON ? 1. (p.53) Strictement parlant, la parole ne joue aucun rôle dans la guérison. Le facteur motivant est la prière, la demande. Ce que vous demandez, vous le recevez. Mais cela se rapporte à la prière du coeur, non aux paroles que vous utilisez en priant. Quelquefois, les paroles et la prière sont contradictoires; quelquefois, elles sont en accord. Cela n'a pas d'importance. Dieu ne s'attarde pas aux mots, car ils sont le fruit des pensées séparées dont le but est de les maintenir dans l'illusion de la séparation. Les paroles peuvent aider, en particulier pour les débutants; ils aident à la concentration et facilitent l'exclusion ou tout au moins le contrôle des pensées étrangères à la prière. N'oublions pas toutefois que les mots ne sont que des symboles de symboles. Ils sont ainsi doublement éloignés de la réalité. 2. En tant que symboles, les paroles ont des connotations très spécifiques. Même lors-qu'elles semblent être très abstraites, l'image qu'elles évoquent dans la pensée est une représentation très concrète. À moins que l'image évoquée dans la pensée ne soit très spécifique, la parole qui la suscite, a peu ou pas de signification pratique et conséquemment ne peut aider dans le processus de guérison. En fait, la prière du coeur ne demande pas de choses concrètes. Sa requête est toujours pour une expérience donnée, les choses spécifiques demandées étant le véhicule de l'expérience désirée dans l'opinion du demandeur. Donc, les paroles sont des symboles pour les choses demandées, mais les choses elles-mêmes ne sont que la représentations des expériences désirées. 3. La prière pour les choses de ce monde apportera des expériences de ce monde. Si c'est ce que la prière du coeur demande, c'est cela qui sera donné parce que c'est cela qui sera reçu. Il est impossible que dans la perception de celui qui demande, la prière du coeur demeure sans réponse. S'il demande l'impossible, s'il veut ce qui n'existe pas ou recherche les illusions dans son coeur, tout cela deviendra sien. Le pouvoir de sa décision le lui offre tel qu'il le réclame. En cela résident le ciel et l'enfer. Il ne reste que ce pouvoir au Fils de Dieu endormi. Mais cela suffit. Ses paroles n'ont pas d'importance. Seule la Parole de Dieu a une signification parce qu'elle symbolise quelque chose qui ne correspond à aucun symbole humain. Il n'y a que l'Esprit Saint qui comprend ce que représente cette Parole. Et cela, aussi, suffit. 4. L'enseignant de Dieu devrait-il donc éviter l'utilisation des paroles dans son enseignement? Non, pas du tout. Ils sont nombreux ceux qui doivent être rejoints par les mots, étant encore incapables d'entendre dans le silence. L'enseignant de Dieu doit, toutefois, apprendre à utiliser les paroles d'une nouvelle façon. (p.54) Graduellement, il apprend à laisser ses paroles être choisies pour lui en cessant de décider lui-même de ce qu'il va dire. Ce processus n'est qu'un cas particulier de la leçon du livre d'exercices qui dit : " Je me retirerai et Le laisserai me montrer le chemin. " L'enseignant de Dieu accepte les paroles qui lui sont offertes et il donne en recevant. Il ne contrôle pas la direction de son discours. Il écoute, entend et parle. 5. Une entrave majeure dans cet aspect de l'apprentissage de l'enseignant de Dieu est sa peur en ce qui à trait à la validité de ce qu'il entend. Et ce qu'il entend peut en effet être très étonnant. Cela peut aussi n'avoir aucun rapport avec le problème présenté tel qu'il le perçoit et peut, en fait, confronter l'enseignant à une situation qui lui apparaît très embarrassante. Toutes ces perceptions sont des jugements qui n'ont pas de valeur. Ce sont les siens, provenant d'une pauvre perception de lui-même qu'il lui conviendrait d'abandonner. Ne jugez pas les paroles qui vous viennent à l'esprit, mais offrez-les en toute confiance. Elles sont beaucoup plus sages que les vôtres. Les enseignants de Dieu ont la Parole de Dieu derrière leurs symboles. Et Il donne lui-même aux paroles qu'ils utilisent la puissance de Son Esprit, les élevant du statut de symboles sans signification à celui de l'Appel du Ciel lui-même. 22. COMMENT LA GUÉRISON ET LA RÉCONCILIATION SONT- ELLES RELIÉES ? 1. (p.55) La guérison et la Réconciliation ne sont pas reliées; elles sont identiques. Il n'y a pas d'ordre de difficulté dans les miracles parce qu'il n'y a pas de degrés de Réconciliation. C'est le seul concept complet possible en ce monde parce qu'il est la source d'une perception complètement unifiée. La Réconciliation partielle est une idée sans signification, tout comme des zones spéciales d'enfer au Ciel sont inconcevables. Acceptez la Réconciliation et vous êtes guéri sur-le-champ. La Réconciliation est la Parole de Dieu. Lorsque vous l'accepterez, que restera-t-il pour rendre la maladie possible? Acceptez Sa Parole, et tout miracle sera accompli. Pardonner équivaut à guérir. L'enseignant de Dieu a pris comme seule fonction l'acceptation de la Réconciliation pour lui-même. Que peut-il donc y avoir qu'il ne puisse guérir? Quel miracle peut-il lui être refusé ? 2. Le progrès de l'enseignant de Dieu peut être lent ou rapide, selon qu'il reconnaît ou non le caractère inclusif de la Réconciliation ou pour un temps, qu'il en exclut certaines zones problématiques. Dans certains cas, il y a une conscience soudaine et complète de l'application parfaite de la leçon de la Réconciliation à toutes les situations, mais ceci est comparativement rare. L'enseignant de Dieu peut avoir accepté le rôle que Dieu lui a donné bien avant qu'il ait appris tout ce que son acceptation lui offre. C'est seulement la fin qui est certaine. Partout, le long du chemin, la réalisation nécessaire du caractère inclusif peut l'atteindre. Si le chemin semble long, qu'il soit heureux. Il a décidé de la direction qu'il veut prendre. Cela est la seule chose qui lui a été demandée. Et ayant fait ce qui était requis, pourquoi Dieu lui refuserait-il le reste ? 3. Que le pardon est guérison, doit être compris si l'enseignant de Dieu veut progresser. L'idée qu'un corps peut être malade est un concept central dans le système de pensée de l'ego. Cette pensée donne de l'autonomie au corps, le sépare de la pensée et maintient intacte l'idée de l'attaque. Si le corps pouvait être malade, la Réconciliation serait impossible. Un corps qui puisse ordonner à une pensée, d'agir comme il lui paraît approprié pourrait simplement prendre la place de Dieu et prouver que le salut est impossible. Qu'est-ce qui reste alors à guérir? Le corps est devenu seigneur de la pensée. Comment la pensée pourrait-elle être retournée à l'Esprit Saint à moins que le corps ne soit détruit? Et qui voudrait le salut à un tel prix? 4. La maladie n'apparaît certainement pas être une décision. Personne ne voudrait croire qu'il voudrait être malade. Peut-être cette (p.56) personne peut-elle accepter l'idée en théorie, mais elle l'applique rarement de façon cohérente à toutes les formes de maladie qu'elle perçoit en elle-même ou chez les autres. Ce n'est pas non plus à ce niveau que l'enseignant de Dieu fait appel au miracle de la guérison. Il oublie la pensée et le corps, voyant seulement la face du Christ resplendissant devant lui, corrigeant toutes les erreurs et guérissant toute perception. La guérison est le résultat de la reconnaissance, par l'enseignant de Dieu, de celui qui a besoin d'être guéri. Cette reconnaissance n'a pas de cadre spécifique. Elle est vraie à propos de toutes les choses que Dieu a créées. En elle, toutes les illusions sont guéries. 5. Lorsqu'un enseignant de Dieu ne réussit pas à guérir, c'est parce qu'il a oublié Qui il est. Alors la maladie d'un autre devient également la sienne. En permettant que ceci se produise, il s'est identifié avec l'ego d'un autre et l'a ainsi confondu avec un corps. En faisant cela, il a refusé d'accepter la Réconciliation pour lui-même et peut difficilement l'offrir à son frère au Nom du Christ. En fait, il ne sera pas du tout capable de reconnaître son frère, car son Père n'a pas créé de corps et, ainsi, il ne voit en son frère que l'irréel. Une erreur ne peut en corriger une autre et la perception déformée ne guéri pas. Écartez-vous maintenant, enseignant de Dieu. Vous vous êtes trompé. Ne montrez pas à l'autre le chemin à suivre, car vous l'avez vous-même perdu. Tournez-vous plutôt, promptement, vers votre Enseignant et laissez-vous guérir. 6. L'offre de la Réparation est universelle. Elle est également applicable à tous les individus, en toutes circonstances. Et en elle se trouve le pouvoir de guérir tous les individus de toutes les formes de maladie que se soit. Ne pas croire ceci, c'est d'être déloyal envers Dieu et ainsi Lui être infidèle. Une personne malade se perçoit elle-même comme séparée de Dieu. La verriez-vous séparée de vous? C'est votre tâche de guérir le sentiment de séparation qui l'a rendue malade. C'est votre fonction de reconnaître, pour elle, que ce qu'elle croit sur elle-même n'est pas la vérité. C'est votre pardon qui doit lui montrer ceci. La guérison est très simple. La Réconciliation est offerte et reçue. Ayant été reçue, elle doit être acceptée. C'est dans le recevoir, alors, que se trouve la guérison. Tout le reste doit découler de ce simple objectif. 7. Qui peut limiter le pouvoir de Dieu Lui-même? Et qui, alors, peut dire lequel peut être guéri, et de quoi. Et qui peut dire ce qui doit être exclu du pouvoir de pardonner de Dieu? Ceci serait en effet une pensée insensée. Il n'est pas dans les fonctions des enseignants de Dieu de tenter de Lui imposer des limites, car ils ne leur appartient pas de juger Son Fils. Et juger son Fils, c'est limiter son Père. Ces deux jugements sont l'un et l'autre sans signification aucune. Toutefois, ceci ne sera pas compris avant le moment où l'enseignant de Dieu ne reconnaisse que le fait de juger est le fait de limiter et que les deux sont une seule même erreur. (p.57) C'est de cette façon qu'il reçoit la Réconciliation, car il retire alors son jugement du Fils de Dieu, l'acceptant tel que Dieu l'a créé. Il ne se tient plus désormais à l'écart de Dieu, en essayant de déterminer là où la guérison devrait être donnée et là où elle devrait être refusée. Maintenant, il peut dire avec Dieu : " Ceci est mon Fils bien-aimé, créé parfait et il en sera ainsi pour toujours ". 23. JÉSUS A-T- IL UNE PLACE SPÉCIALE DANS LA GUÉRISON ? 1. (P.58) Les dons de Dieu peuvent rarement être reçus directement. Même les plus avancés des enseignants de Dieu céderont à la tentation en ce monde. Serait-il juste que leurs élèves se voient dénier la guérison à cause de cela? La Bible dit : " Demandez au Nom de Jésus-Christ ". Est-ce là un simple appel à la magie? Un nom ne guérit pas, pas plus qu'une invocation ne résulte en un pouvoir spécial. Que signifie faire appel à Jésus-Christ? Que confère l'appel à son nom? Pourquoi l'appel qu'on lui fait prend-il part à la guérison ? 2. Nous avons dit plusieurs fois, que celui qui a accepté parfaitement la Réconciliation pour lui-même peut guérir le monde. En effet, il l'a déjà fait. La tentation peut se renouveler pour d'autres, mais jamais pour Celui-là. Il est devenu le Fils de Dieu ressuscité. Il a triomphé de la mort parce qu'il a accepté la Vie. Il s'est reconnu lui-même comme Dieu l'a créé et, ce faisant, il a reconnu toutes choses vivantes comme faisant partie de lui. Il n'y a maintenant aucune limite à son pouvoir, car c'est le pouvoir de Dieu. C'est ainsi que son nom est devenu le Nom de Dieu, car il ne se voit plus comme séparé de Lui. 3. Qu'est-ce que cela signifie pour vous ? Cela signifie qu'en vous souvenant de Jésus vous vous souvenez de Dieu. Toute la relation du Fils avec le Père réside en lui. Son rôle dans la Filiation est aussi le vôtre et son apprentissage complet garanti votre propre succès. Est-il toujours disponible pour aider? Qu'a-t-il dit à ce sujet? Souvenez-vous de ses promesses et demandez-vous honnêtement s'il est possible qu'il ne puisse les tenir. Dieu peut-il manquer à ses engagements envers Son Fils? Est-il également possible que celui qui est un avec Dieu ne soit pas comme Lui? Celui qui transcende le corps a transcendé la limitation. Le plus grand des enseignants pourrait-il manquer de disponibilité envers ceux qui le suivent? 4. Le Nom de Jésus-Christ comme tel n'est qu'un symbole. Mais il représente l'amour qui n'est pas de ce monde. C'est un symbole utilisé en toute sécurité en remplacement des nombreux noms de tous les dieux que vous priez. Il devient le symbole rayonnant de la Parole de Dieu, si près de ce qu'il représente que le petit espace entre les deux est perdu au moment où le Nom est évoqué. Se rappeler le Nom de Jésus-Christ est de rendre grâce pour tous les dons que Dieu vous a donnés. Et la gratitude envers Dieu devient la façon par laquelle il est remémoré, car l'amour ne peut être loin derrière un coeur reconnaissant et une pensée reconnaissante. Par cette gratitude, cet amour et cette reconnaissance, Dieu peut alors entrer facilement dans le cœur de l'homme. Et ce sont là les vraies conditions qui rendent possible votre retour en son sein. 5. (p.59) Jésus a montré le chemin. Pourquoi ne seriez-vous pas reconnaissant envers lui? Il a demandé l'amour, mais seulement pour qu'il puisse vous le donner. Vous ne vous aimez pas vous-même. Mais, à ses yeux, votre beauté est si complète et parfaite qu'il voit en elle une image de son Père. Vous devenez le symbole de son Père ici sur terre. Pour vous, il cherche l'espoir parce qu'en vous il ne voit aucune limite et aucune tache pour gâter votre magnifique perfection. À ses yeux, la vision du Christ brille dans une parfaite constance. Il est demeuré avec vous. N'apprendriez-vous pas la leçon du salut à travers son enseignement? Pourquoi choisiriez-vous de recommencer alors qu'il a fait le voyage pour vous ? 6. Personne sur terre ne peut saisir ce qu'est le Ciel ou ce que son unique Créateur signifie réellement. Toutefois, nous avons des témoins. C'est à eux que la sagesse devrait faire appel. Il y a eu ceux dont l'apprentissage excède de beaucoup ce que nous pouvons apprendre. Nous n'enseignerions pas non plus les limites que nous avons posées sur nous. Personne qui étant devenu un véritable et dévoué enseignant de Dieu n'oublie ses frères. Toutefois, ce qu'il peut leur offrir est limité par ce qu'il apprend lui-même. Donc, tournez-vous vers celui qui a mis toutes les limites de côté et est allé au-delà de ce que l'apprentissage peut offrir. Il vous amènera avec lui, car il n'y est pas allé seul. Et vous étiez alors avec lui, comme vous l'êtes maintenant. 7. Ce cours est venu de lui parce que ses paroles vous ont atteint dans une langue que vous pouvez aimer et comprendre. Y a-t-il d'autres enseignants qui peuvent montrer le chemin à ceux qui parlent dans des langues différentes et qui font appel à différents symboles? Il y en a certainement. Dieu laisserait-il quiconque sans une aide très réelle et présente en temps de tourments sans un sauveur qui puisse le représenter? Toutefois, nous avons besoin d'un programme comportant plusieurs facettes, non pas en raison des différences de contenu, mais parce que les symboles doivent changer et se modifier pour s'ajuster aux différentes nécessités. Jésus est venu pour répondre aux vôtres. En lui, vous trouvez la Réponse de Dieu. Vous enseignez alors avec lui, car il est avec vous ; il est toujours ici. 24. LA RÉINCARNATION EXISTE-T- ELLE ? 1. (p.60) Dans le sens ultime, la réincarnation est impossible. Il n'y a pas de passé ou de futur et l'idée de renaître dans un corps, à une ou plusieurs reprises n'a aucun sens. La réincarnation ne peut alors être vraie dans un sens réel. Notre seule question devrait être : " Le concept est-il utile "? Et ceci, évidemment, dépend de ce pourquoi il est utilisé. S'il est utilisé pour renforcer la reconnaissance de la nature éternelle de la vie, alors, il est utile. Peut-il y avoir une autre question au sujet de sa réalité qui soit utile pour éclairer le chemin? Comme plusieurs autres croyances, elle peut être utilisée d'une façon maladroite. Pour le moins, une telle utilisation erronée amène une préoccupation et peut-être même une fierté face au passé. Au pire, elle suscite l'inertie dans le présent. Entre ces deux extrêmes, il est possible de retrouver une gamme d'idées aussi insensées les unes que les autres. 2. La réincarnation ne saurait être, en aucune circonstance, le problème dont on s'occupe maintenant. Si elle était responsable de quelques-unes des difficultés auxquelles l'individu fait face actuellement, sa tâche serait toujours de s'en libérer maintenant. S'il établit le canevas pour une vie future, il ne peut toujours que travailler à son salut maintenant. Pour certains, le concept peut apporter un certain réconfort et s'ils sont ainsi réconfortés, sa valeur en soi est évidente. Il est certain, cependant, que le chemin vers le salut peut être trouvé par ceux qui croient en la réincarnation et par ceux qui n'y croient pas. L'idée ne peut par conséquent être considérée essentielle pour le programme. Il y a toujours un certain risque à voir le présent en termes du passé. Il y a toujours du bon dans toute pensée qui renforce l'idée que la vie et le corps ne sont pas la même chose. 3. Quant à nos objectifs, il ne serait pas utile de prendre une position définie sur la réincarnation. Un enseignant de Dieu devrait être aussi utile pour ceux qui y croient que pour ceux qui n'y croient pas. Si une position définie était exigée de lui, cela limiterait simplement son utilité de même que sa propre prise de décision. Notre cours ne s'intéresse à aucun concept qui ne soit également acceptable pour tous, indépendamment des croyances de chacun. L'enseignant aura suffisamment à faire avec son propre ego et ce n'est pas le rôle de la sagesse d'ajouter des controverses sectaires à son fardeau. Il ne serait pas non plus avantageux qu'une personne accepte ce cours prématurément simplement dû au fait qu'il défendrait une croyance à laquelle elle adhérait depuis longtemps. 4. On ne soulignera jamais assez le fait que ce cours vise un renversement complet de la pensée. Lorsque ceci est finalement atteint, les questions telles que la validité de la réincarnation deviennent sans signification. (p.61) Avant ce renversement de la pensée, la seule chose qu'elles sont susceptibles d'apporter est la controverses. L'enseignant de Dieu est, par conséquent, sage de se tenir à l'écart de toutes les questions semblables, car il a beaucoup à enseigner et à apprendre en dehors d'elles. Il devrait à la fois apprendre et enseigner que les questions théoriques ne sont que perte de temps, détournant ce dernier du but assigné. S'il y a des aspects de quelque concept ou croyance qui peuvent être utiles, cela lui sera dévoilé en temps et lieu. Il lui sera dit également comment les utiliser. Qu'a-t-il besoin de savoir plus que cela? 5. Ceci veut-il dire que l'enseignant de Dieu ne devrait pas croire lui-même en la réincarnation ou en discuter avec d'autres qui y croient? La réponse est; certainement pas. S'il croit en la réincarnation, ce serait pour lui une erreur que de renoncer cette croyance à moins que l'Enseignant éternel qui l'habite le lui conseille. Et ceci est très peu probable. Il peut être informé qu'il soit en train de faire un mauvais usage de la croyance et que cette façon de faire soit nuisible pour l'avancement de son élève ou pour le sien. Une interprétation nouvelle serait alors recommandée parce qu'elle serait nécessaire. La seule chose qui doit être reconnue, cependant, c'est que la naissance n'était pas le commencement et que la mort n'est pas la fin. Toutefois, on n'en exige pas autant du débutant. Il a simplement besoin d'accepter l'idée que ce qu'il sait n'est pas nécessairement tout ce qu'il y a à apprendre. Son voyage est déjà commencé. 6. L'emphase de ce cours demeure toujours la même : c'est à ce moment-ci que le salut complet vous est offert et c'est à ce moment-ci que vous pouvez l'accepter. Cela demeure toujours votre seule responsabilité. La Réconciliation peut être mise sur le même pied que la libération totale du passé et un manque total d'intérêt pour le futur. Le Ciel est ici. Il n'y a pas d'ailleurs. Le Ciel est maintenant. Il n'y a pas d'autre temps. Aucun enseignement qui ne conduise à ceci n'intéresse les enseignants de Dieu. Toutes les croyances seront dirigées vers ceci si elles sont proprement interprétées. En ce sens, il peut être dit que leur vérité tient à leur utilité. Toutes les croyances qui favorisent le progrès, devraient être honorées. C'est là le seul critère qu'exige ce cours. Rien de plus que cela est nécessaire. 25. LES POUVOIRS " PSYCHIQUES " SONT- ILS SOUHAITABLES ? 1. (p.62) La réponse à cette question est assez semblable à la précédente. Il n'y a, bien sûr, aucun pouvoir " non naturel " et ce n'est simplement qu'un appel à la magie, évidemment, que de fabriquer un pouvoir qui n'existe pas. Cependant, il est également évident que chaque individu a plusieurs capacités dont il n'a pas conscience. Au fur et à mesure que sa conscience s'accroît, il peut lui arriver de développer des capacités qui lui apparaissent assez étonnantes. Toutefois, rien de ce qu'il peut faire ne peut se comparer le moindrement avec la glorieuse surprise de se rappeler Qui il est. Que tout son apprentissage et tous ses efforts soient dirigés vers cette grande surprise finale et il n'acceptera pas d'être retardé par les petites qu'il pourra rencontrer sur le chemin. 2. Il y a certainement plusieurs pouvoirs " psychiques " qui vont clairement dans la même orientation que ce cours. La communication n'est pas limitée au petit éventail de canaux que le monde reconnaît. Si elle l'était, vouloir enseigner le salut aurait peu de sens. Il serait impossible de le faire. Les limites que le monde met à la communication sont les principales barrières à l'expérience directe de l'Esprit Saint, toujours présent, et Dont la Voix est disponible, mais pour ceux qui veulent bien entendre. Ces limites sont établies par la peur, car, sans elles, les murs qui entourent tous les endroits séparés du monde tomberaient au son sanctifié de Sa Voix. Celui qui transcende ces limites de quelque façon que ce soit devient simplement plus naturel. Il ne fait rien de spécial et il n'y a rien de magique dans ses accomplissements. 3. Les habiletés apparemment nouvelles, pouvant être acquises en chemin, peuvent être très utiles. Données à l'Esprit Saint, et utilisées sous Sa direction, elles sont de précieuses aides à l'apprentissage. En cela, la question de savoir comment elles surviennent est hors de propos. La seule considération importante est comment elles sont utilisées. Les prendre comme des fins en elles-mêmes, quelle que soit la façon dont cela est fait retardera le progrès. Leur valeur ne tient pas non plus au fait de prouver quoi que ce soit : réalisations du passé, contacts inhabituels avec l'" invisible " ou faveurs " spéciales " de Dieu. Dieu ne fait pas de faveurs spéciales et personne n'a aucun pouvoir qui ne soit également disponible pour tous. C'est seulement par des trucs de magie que les pouvoirs spéciaux sont " démontrés ". 4. Rien de ce qui est authentique, n'est utilisé pour tromper. l'Esprit Saint est incapable de tromper et Il ne peut utiliser que des habiletés authentiques. Ce qui est utilisé à des fins de magie est sans utilité pour Lui. Mais ce qu'Il utilise ne peut être employé pour la magie. Il y a cependant un attrait particulier (p.63) dans les habiletés inhabituelles qui peuvent être curieusement tentantes. Ce sont là des forces que l'Esprit Saint veut et dont il a besoin. Toutefois, l'ego voit dans ces mêmes forces une opportunité de se glorifier lui-même. Il va sans dire que des forces tournées en faiblesse sont une tragédie. Cependant, ce qui n'est pas donné à l'Esprit Saint doit être donné à la faiblesse, car ce qui est refusé à l'amour est donné à la peur et il en résultera d'effrayantes conséquences. 5. Même ceux qui ne valorisent plus les choses matérielles du monde peuvent encore se tromper eux-mêmes avec les pouvoirs " psychiques ". À cause de cet arrêt de l'investissement sur les cadeaux matériels du monde, l'ego s'est sérieusement senti menacé. Il se peut qu'il soit toujours assez fort pour se rallier sous cette nouvelle tentation de recouvrer la force par la ruse. Plusieurs ne se sont pas rendu compte, dans cette situation, du jeu de défense de l'ego, même s'il n'est pas particulièrement subtil. Toutefois, tant que subsistera le moindre désir d'être trompé, la tromperie aura la tâche facile. Dans ces conditions, le " pouvoir " n'est désormais plus une habileté authentique et ne peut être utilisé avec confiance. À moins que l'individu ne change sa pensée au sujet de son rôle, il est presque inévitable qu'il va renforcer les incertitudes qu'il a au sujet de son " pouvoir " et ceci avec une déception croissante. 6. Toutes les habiletés que quelqu'un développe ont la potentialité pour le bien. À cela, il n'y a pas d'exception. Et plus le pouvoir est inhabituel et inattendu, plus son utilité potentielle est grande. Le salut a besoin de toutes les habiletés, car ce que le monde veut détruire, l'Esprit Saint veut le restaurer. Les habiletés "psychiques " ont été utilisées pour appeler les démons, ce qui veut simplement dire, fortifier l'ego. Toutefois, c'est aussi là, un grand canal d'espoir et de guérison au service de l'Esprit Saint. Ceux qui ont développé des pouvoirs " psychiques " ont simplement accepté que certaines des limitations qu'ils avaient attribuées à leur pensée soient levées. S'ils utilisent cette liberté accrue pour augmenter encore leur degré d'emprisonnement, ils remettent en place sur eux-même de nouvelles limitations. L'Esprit Saint a besoin de ces cadeaux et ceux qui les Lui offrent, et à Lui seulement, avancent avec la gratitude du Christ dans leurs cœurs et Sa sainte vision non loin derrière. 26. DIEU PEUT- IL ÊTRE REJOINT DIRECTEMENT ? 1. (p.64) Dieu en effet peut être rejoint directement, car il n'y a pas de distance entre Lui et Son Fils. Sa conscience est dans la mémoire de tous et Sa Parole est écrite dans le coeur de chacun. Toutefois, cette conscience et cette mémoire ne peuvent franchir le seuil de la reconnaissance seulement que là où toutes les barrières s'opposant à la vérité seront levées. Pour combien d'entre nous est-ce le cas? C'est ici, que se trouve le rôle des enseignants de Dieu. Même eux, n'ont pas encore atteint la compréhension nécessaire, mais ils se sont unis avec d'autres. C'est ce qui les place hors du monde et c'est également cette union qui permet à d'autres de quitter le monde avec eux. Seuls, ils ne sont rien. Mais dans leur union se trouve le pouvoir de Dieu. 2. Il y a ceux qui ont atteint Dieu directement, ayant effacé toute trace des limites du monde et se remémorant parfaitement leur propre Identité. Ceux-ci peuvent être appelés les Enseignants des enseignants parce que, même s'ils ne sont plus désormais visibles, leur image peut encore être invoquée. Et ils apparaîtront là et où il est utile pour eux de le faire. À ceux pour qui de telles apparitions seraient source de peur, ils se contentent de projeter leurs idées. Personne ne peut les appeler en vain. Il n'y a personne non plus dont ils ne soient conscients. Tous les besoins leur sont connus et par eux, toutes les erreurs sont reconnues et oubliées. Le jour viendra où ceci sera compris. Et, entre-temps, ils donnent tous leurs cadeaux aux enseignants de Dieu qui leur demandent de l'aide, demandant toutes choses en leur nom et en aucun autre. 3. Quelquefois, un enseignant de Dieu peut avoir une brève expérience d'union directe avec Dieu. Cependant, dans ce monde, il est presque impossible que cet état perdure. Il est peut-être possible que cela soit obtenu après beaucoup de dévotion et de dévouement et ensuite que cet état soit maintenu très longtemps, ici-même, sur terre. Mais ceci est si rare que ce ne peut être considéré comme un but réaliste. Si cela survient, qu'il en soit ainsi. Si cela ne survient pas, qu'il en soit ainsi également. Tous les états du monde doivent être illusoires. Si Dieu était rejoint directement dans une conscience et d'une façon soutenue, le corps ne serait pas longtemps conserver. Ceux qui ont abandonné le corps dans le seul but d'étendre leur aide à ceux qui demeurent derrière, sont peu nombreux en effet. Et ils ont besoin de l'assistance de ceux qui sont toujours captifs et endormis, afin qu'à travers leur éveil, la Voix de Dieu puisse se faire entendre. 4. Ne désespérez donc pas, en raison du constat de vos limitations. C'est votre rôle de leur échapper, mais non d'exister sans elles. Si vous voulez (p.65) être entendu par ceux qui souffrent, vous devez parler leur langage. Si vous voulez être un sauveur, vous devez comprendre ce à quoi il faut échapper. Le salut n'est pas théorique. Regardez le problème, demandez la réponse et ensuite acceptez-la lorsqu'elle vous est présentée. Sa venue ne sera pas non plus longtemps retardée. Toute l'aide dont vous êtes disposé à accepter vous sera fournie et tous vos besoins seront comblés. Ne soyez pas, alors, trop préoccupés par des buts pour lesquels vous n'êtes pas prêts. Dieu vous prend là où vous êtes et vous accueille. Que pouvez-vous désirer de plus, alors que ceci est tout ce dont vous avez besoin? 27. QU'EST- CE QUE LA MORT ? 1. (p.66) La mort est le rêve central d'où émanent toutes les illusions. N'est-ce pas folie que de penser que la vie n'est autre chose que naître, vieillir, perdre sa vitalité et finalement mourir ? Nous avons posé cette question auparavant, mais maintenant nous avons besoin de l'examiner plus attentivement. C'est la croyance figée et immuable du monde selon laquelle, toutes les choses en lui ne sont nées que pour mourir. Ceci est considéré comme étant dans " l'ordre des choses ", ne devant pas être remise en question, mais devant être acceptée comme la loi " naturelle " de la vie. Le cyclique, le changeant et l'incertain, le non fiable et l'instable, croissant et décroissant d'une certaine façon selon une certaine voie. Tout ceci est considéré comme faisant partie de la Volonté de Dieu. Et personne ne se pose la question à savoir si un Créateur bienveillant aurait bien pu vouloir ceci. 2. Si l'univers que nous percevons eut été celui que Dieu a créé, il serait impossible de penser qu'Il est amour. Parce que celui qui aurait décrété que toutes choses finissent par mourir et retourner en poussière, en désappointement et en désespoir, ne peut qu'inspirer la crainte. Ce dieu tient entre ses mains votre petite vie fragile seulement par un fil et est prêt à le briser sans regret ou souci, peut-être même aujourd'hui; ou, s'il attend pour le faire, la fin est toutefois certaine. Celui qui aime un tel dieu ne peut connaître l'amour parce qu'il a nié que la vie est réelle. La mort est devenue le symbole la vie. Son monde est maintenant un champ de bataille où règne la contradiction et où les opposés se font une guerre sans fin. Là où il y a la mort, la paix est impossible. 3. La mort est le symbole de la peur de Dieu. Son Amour est masqué par cette idée qui le tient hors de la conscience comme un bouclier levé pour voiler le soleil. L'aspect sinistre du symbole suffit à montrer qu'il ne peut coexister avec Dieu. Tout le sinistre de cette scène tente de nous faire voir une image du Fils de Dieu dans laquelle il se trouve pour " reposer en paix " dans les bras de la dévastation, où les vers l'attendent pour l'accueillir et lui offrir, grâce à sa dépouille, quelques instants de plus de sa misérable vie. Toutefois les vers sont également condamnés à mourir. Et ainsi, toutes les choses vivent en raison de la mort. La " loi de vie " de la nature est dévorante. Dieu est insensé et seul la peur est réelle. 4. La curieuse croyance, qu'il y a une partie des choses mourantes qui peut continuer d'être séparée de ce qui va mourir, ne proclame pas un Dieu aimant ni ne rétablit aucune base de confiance. Si la mort est réelle pour quoi que ce soit, il n'y a pas de vie. La mort nie la vie. Mais si la vie est réelle, ce qui est niée est la mort. En ceci, aucun compromis n'est possible. Il y a soit un dieu de peur, soit un Dieu d'Amour. Le monde essaie des milliers de compromis et des milliers encore. Pas un seul ne peut être acceptable pour les enseignants de Dieu, car pas un seul ne pourrait être (p.67) acceptable pour Dieu. Il n'a pas créé la mort parce qu'il n'a pas créé la peur. Les deux sont des compromis également dénués de sens pour Lui. 5. La " réalité " de la mort est fermement enracinée dans la croyance que le Fils de Dieu est un corps. Et, si Dieu avait créé des corps, la mort serait en effet réelle. Mais dans un tel cas, Dieu ne serait pas aimant. Il n'y a pas meilleur exemple que ceci pour démontrer de façon évidente le contraste qui existe entre la perception du monde réel et celle du monde des illusions. Si Dieu est Amour, la mort elle-même n'est autre chose que la mort de Dieu. Et maintenant, Sa Propre création doit le craindre constamment. Il n'en est pas le Père, mais le destructeur. Il n'en est pas le Créateur, mais le vengeur. Terribles sont Ses Pensées et effrayante Son image. Regarder Ses créations équivaut à mourir. 6. " Et le dernier ennemi vaincu sera la mort ". Évidemment! Sans l'idée de la mort il n'y a pas de monde! Tous les rêves se termineront avec celui-ci. Ceci est le but final du salut, la fin de toutes les illusions. Et de la mort naissent toutes les illusions. Qu'est-ce qui peut naître de la mort et porter la vie? Qu'est-ce qui peut naître de Dieu et porter la mort? Les incohérences, les compromis et les rituels qu'entretient le monde, dans ses vaines tentatives de s'accrocher à la mort tout en continuant de penser que l'amour est réel, ne sont que des trucs de magie sans efficacité et sans signification aucune. Dieu est, et en Lui toutes les choses créées doivent être éternelles. Ne voyez-vous pas que s'il n'en était pas ainsi, Dieu aurait un opposé et que la peur serait aussi réelle que l'amour? 7. Enseignant de Dieu, la seule tâche qui vous est assignée pourrait être énoncée ainsi : n'acceptez aucun compromis dans lequel la mort joue un rôle. Ne croyez pas en la cruauté, ni ne laissez l'attaque vous cacher la vérité. Ce qui semble mourir a seulement été mal perçu et transféré dans le champ des illusions. Maintenant, c'est votre tâche d'inverser les choses et d'emmener l'illusion à la vérité. En ceci seulement, soyez ferme; ne vous laissez pas tromper par la " réalité " de quelque forme changeante. La vérité ni ne bouge ni ne vacille, ni ne s'enfonce dans la mort et la destruction. Et qu'est-ce que la fin de la mort? Rien d'autre que ceci : la reconnaissance que le Fils de Dieu est innocent maintenant et pour toujours. Rien de plus que ceci. Mais n'oubliez pas que ce n'est rien de moins que ceci. 28. QU'EST- CE QUE LA RÉSURRECTION ? 1. (p.68) Simplement dit, la résurrection, c'est le dépassement ou la domination de la mort. C'est un réveil ou une renaissance; un changement d'avis au sujet de la signification du monde. C'est l'acceptation de l'interprétation de l'Esprit Saint quant au but du monde; l'acceptation de la Réconciliation pour soi. C'est la fin des rêves de misère et l'heureuse conscience du rêve final de l'Esprit Saint. C'est la reconnaissance des dons de Dieu. C'est le rêve dans lequel le corps fonctionne parfaitement n'ayant pour seule fonction que la communication. C'est la leçon par laquelle l'apprentissage se termine, car, avec la résurrection, elle est achevée et surpassée. C'est l'invitation à Dieu d'exécuter Son étape finale. C'est l'abandon de tous les autres buts, de tous les autres intérêts, de tous les autres désirs et de toutes les autres préoccupations. C'est le simple et unique désir du Fils pour le Père. 2. La résurrection, en étant la négation de la mort, est l'affirmation de la vie. Ainsi, toute la pensée du monde est-elle entièrement inversée. La vie maintenant est perçue comme le salut et les douleurs, et les misères de toutes sortes, perçues comme l'enfer. Désormais, l'amour ne fait plus peur et est joyeusement accueilli. Les idoles ont disparu et le souvenir de Dieu brille librement sur le monde. La face du Christ est reconnue dans toute chose vivante et plus rien n'est maintenu dans l'obscurité, car tout se trouve dans la lumière du pardon. Il n'y a plus de chagrin sur terre. La joie du ciel est descendue sur elle. 3. Le programme d'étude se termine ici. À compter de maintenant, plus aucune directive n'est requise. La vision est entièrement corrigée et toutes les erreurs sont effacées. L'attaque n'a plus sa raison d'être et la paix est venue. Le but du programme est atteint. Les pensées se tournent vers le ciel et s'éloignent de l'enfer. Toutes les attentes sont satisfaites, car que peut-il encore rester qui soit demeuré incomplet ou sans réponse? La dernière illusion s'étend d'un bout à l'autre du monde, pardon-nant toute chose et remplaçant toute attaque. Le renversement est complet et total. Il n'y a plus rien pour contredire la Parole de Dieu. Il n'y a plus d'opposition à la vérité. Car maintenant, elle peut enfin éclater au grand jour. Elle viendra sur-le-champ, aussitôt qu'il lui sera demandé d'entrer et d'envelopper un tel monde! 4. Tous les cœurs vivants sont sereins et ressentent un mouvement de profonde anticipation, car le temps des choses éternelles est proche. Il n'y a pas de mort. Le Fils de Dieu est libre. Et dans sa liberté se trouve la fin de la peur. Maintenant, il ne reste plus sur terre un seul endroit caché pour abriter les folles illusions, les rêves de peur et les perceptions erronées de l'univers. Toutes choses sont (p.69) vues dans la lumière et, dans la lumière, leurs buts sont transformés et compris. Et nous, les enfants de Dieu, nous nous élevons au-dessus de la poussière et contemplons notre parfaite innocence. Le chant du ciel résonne maintenant sur le monde à mesure que ce dernier est élevé et emmené à la vérité. 5. Maintenant, il n'y a plus de distinctions. Les différences ont disparu et l'Amour Se regarde Lui-même. Quelle nécessité y a-t-il pour une autre perspective? Reste-t-il quelque chose que la vision pourrait accomplir? Nous avons vu la face du Christ, Son Innocence, Son Amour, derrière tout ce qui a une forme et au-delà de tous les buts. Saints sommes-nous parce que Sa sainteté nous a vraiment libérés! Et nous acceptons Sa sainteté comme la nôtre; comme elle l'est effectivement! Tel Dieu nous a créés, nous serons pour toujours et l'unique chose que nous désirons est que Sa Volonté soit la nôtre. Les illusions d'une autre volonté sont disparues, car l'unité du but a été trouvée. 6. Ces choses nous attendent tous, mais nous ne sommes pas encore prêts à les accueillir dans la joie. Aussi longtemps que l'esprit est possédé par de mauvais rêves, la pensée de l'enfer y demeure réelle. Les enseignants de Dieu ont pour but d'éveiller la pensée de ceux qui dorment et d'y voir l'image de la face du Christ à la place d'y voir les mauvais rêves qu'ils font. La pensée d'assassinat est remplacée par la bénédiction. Le jugement est abandonné et laissé à Celui dont la fonction est de juger. Et, dans Son Jugement Dernier, la vérité au sujet du Saint Fils de Dieu est rétablie. Il est racheté, car il a entendu la Parole de Dieu et compris sa signification. Il est libre, car il laisse la Voix de Dieu proclamer la vérité. Et tous ceux qu'il cherchait antérieurement à crucifier sont ressuscités à ses côtés, avec lui, lorsqu'il se prépare avec ceux-ci à rencontrer son Dieu. 29. ET POUR LE RESTE … 1. (p.70) Ce manuel ne prétend pas répondre à toutes les questions que l'enseignant et l'élève peuvent soulever. En fait, il ne couvre que quelques-unes des plus évidentes, en termes de bref résumé de certains concepts majeurs exposés dans le texte et le livre d'exercices. Il n'est pas un substitut pour l'un ou l'autre, mais simplement un supplément. Alors qu'il est appelé un manuel pour les enseignants, il doit être rappelé que seul le temps sépare l'enseignant et l'élève, de sorte que la différence est temporaire par définition. Dans certains cas, il peut être utile pour l'élève de lire le manuel d'abord. D'autres font mieux de commencer avec le livre d'exercices. Et d'autres encore peuvent avoir besoin de commencer au niveau plus abstrait qu'offre le texte. 2. Qu'est-ce qui est meilleur pour l'un et qu'est-ce qui est meilleur pour l'autre? Qui profiterait davantage des prières seulement ? Qui n'a besoin que d'un sourire, n'étant pas jusque-là prêt pour recevoir plus? Personne ne devrait essayer de répondre seul à ces questions. Il est indubitable qu'aucun enseignant de Dieu ne s'est rendu aussi loin sans se rendre compte de cela. Le programme d'étude est hautement personnalisé et tous les aspects sont sous les soins et direction particulière de l'Esprit Saint. Demandez et Il vous répondra. La responsabilité est Sienne et Lui seul est capable de l'assumer. Répondre est Sa fonction. Lui soumettre les questions est la vôtre. Voudriez-vous être responsable des décisions au sujet desquelles vous comprenez si peu? Soyez content d'avoir un Enseignant Qui ne peut faire d'erreurs. Ses réponses sont toujours justes. Pourriez-vous dire cela des vôtres ? 3. Il y a un autre avantage-et assurément très important-à remettre avec une fréquence croissante toutes décisions entre les mains de l'Esprit Saint. Peut-être n'avez-vous pas pensé à cet aspect, mais sa valeur centrale est évidente. Suivre la direction de l'Esprit Saint, c'est vous laisser absoudre de toute culpabilité. C'est l'essence même de la Réconciliation. C'est le noyau du programme d'étude. L'usurpation imaginée de fonctions qui ne sont pas les vôtres est la cause de la peur. Le monde entier que vous voyez reflète l'illusion que vous avez agi ainsi, rendant la peur inévitable. Redonner le rôle à Celui à Qui il appartient sera pour vous la libération de la peur. Et c'est ceci qui permet à la mémoire de l'amour de retourner vers vous. Alors, ne pensez pas que suivre la direction de l'Esprit Saint est nécessaire en raison seulement de vos propres insuffisances. C'est pour vous le chemin qui vous conduit hors de l'enfer. 4. Voici de nouveau le paradoxe auquel il est souvent fait référence dans le cours. Dire : " de moi-même, je ne peux rien ", équivaut à obtenir tout pouvoir. Mais toutefois, ce paradoxe n'est qu'apparent. Tel que Dieu vous a créé, vous disposez (p.71) déjà de tout pouvoir. L'image que vous vous êtes faite de vous-même, elle, n'en a aucun. L'Esprit Saint connaît la vérité à votre sujet. Mais pas l'image que vous avez forgée de vous-même. Toutefois, en dépit de son ignorance évidente et complète, cette image présume qu'elle connaît toute chose parce que vous lui en avez inculqué la croyance. Tel est votre enseignement et de même est l'enseignement du monde qui a été fait pour le soutenir. Mais l'Enseignant Qui connaît la vérité ne l'a pas oublié. Ses décisions apportent un bénéfice à tous, étant complètement dénuées d'attaque et, par conséquent, incapables de susciter la culpabilité. 5. Celui qui assume un pouvoir qu'il ne possède pas se trompe lui-même. Toutefois, accepter le pouvoir que Dieu lui a donné équivaut à reconnaître son Créateur et accepter Ses cadeaux. Et Ses cadeaux sont sans limite. Demander à l'Esprit Saint de décider pour vous est d'accepter votre véritable héritage. Cela signifie-t-il que vous ne pouvez rien dire sans le consulter? Évidemment pas! Cela serait peu pratique et c'est précisément sur la pratique que ce cours met le plus d'emphase. Si vous avez acquis l'habitude de demander de l'aide en toutes circonstances ou situations, vous pouvez être certain que la sagesse vous sera donnée lorsque vous en aurez besoin. Préparez-vous à ceci chaque matin, souvenez-vous de Dieu lorsque vous le pouvez tout au long du jour, demandez de l'aide à l'Esprit Saint lorsqu'il est possible de le faire et le soir remerciez-Le pour Ses conseils. Et votre confiance sera en effet bien fondée. 6. N'oubliez jamais que l'Esprit Saint ne se base pas sur vos paroles pour vous répondre. Il comprend les requêtes de votre coeur et leur répond. Ceci signifie-t-il que, alors que l'attaque demeure attirante pour vous, il répond avec méchanceté? Certainement pas! Car Dieu Lui a donné le pouvoir de traduire les prières de votre coeur en Son langage. Il comprend qu'une attaque est un appel à l'aide. Et il répond conséquemment en offrant de l'aide. Dieu serait cruel s'il laissait vos paroles remplacer les Siennes. Un père aimant ne laisse pas son enfant se blesser ou choisir sa propre destruction. Il peut demander quelque chose qui lui soit préjudiciable, mais son père continuera malgré tout de le protéger. Et combien plus encore que cela votre Père céleste aime-t-il Son Fils ? 7. Rappelez-vous que vous êtes Sa complémentarité et Son Amour. Rappelez-vous que votre faiblesse est Sa force. Mais n'interprétez pas ceci à la légère et de façon erronée. Si Sa force est en vous, ce que vous percevez comme votre faiblesse n'est qu'une illusion. Et Il vous a donné les moyens de prouver qu'il en est ainsi. Demandez toute chose de Son Enseignant et toute chose vous est donnée. Non pas dans le futur, mais immédiatement, à l'instant même. Dieu n'attend pas, car l'attente implique le temps et Il est intemporel. Oubliez vos images folles, votre sensation de fragilité et votre peur du préjudice, vos (p.72) rêves de danger et vos " mauvaises actions ". Dieu connaît seulement Son Fils et tel qu'il a été créé, tel il est toujours. Je vous remets entre Ses mains en toute confiance et je rends grâce pour vous qu'il en soit ainsi. Et maintenant, soyez béni dans toutes vos actions. Dieu se tourne vers vous pour de l'aide afin de sauver le monde. Enseignant de Dieu, Il vous offre Sa gratitude. Et le monde entier se tient dans un respectueux silence devant la grâce que vous apportez en Son nom. Vous êtes le Fils qu'Il aime. Et il vous est donné d'être le moyen par lequel Sa voix se fait entendre de par le monde afin de mettre un terme à toutes les choses du temps, pour cesser de voir toutes celles qui sont visibles et pour défaire toutes celles qui changent. À travers vous s'annonce un monde invisible, inaudible, mais néanmoins véritablement présent. Saint êtes-vous, car, dans votre lumière, le monde reflète votre sainteté et sachez que vous n'êtes pas seul et sans amis. Je rends grâce pour vous et me joins à vos efforts au nom de Dieu, en sachant bien qu'ils sont autant en mon nom qu'au nom de tous ceux qui marchent vers Dieu avec moi. AMEN CLARIFICATION DES TERMES INTRODUCTION 1. (p.77) Ceci n'est pas un cours de spéculation philosophique et il n'est pas non plus rédigé en une terminologie précise. Il s'intéresse seulement à la Réconciliation, à la correction de la perception. La voie de la Réconciliation est le pardon. La structure de la " conscience individuelle" est essentiellement hors de propos car c'est un concept qui représente " l'erreur originale " ou le " péché originel ". Étudier l'erreur elle-même ne conduit pas à la correction, vos chances de succès résident dans l'oubli de l'erreur. Et c'est justement à ce processus d'oubli que le cours se propose de vous emmener. 2. Tous les termes sont potentiellement sujets à controverse et ceux qui recherchent la controverse la trouveront. Néanmoins, ceux qui cherchent une clarification la trouveront tout également. Ils doivent cependant accepter d'oublier la controverse, reconnaissant que c'est une défense contre la vérité sous la forme d'une manoeuvre qui retarde sa venue. De telles considérations théologiques sont nécessairement sujettes à controverse puisqu'elles reposent sur la croyance et peuvent ainsi être acceptées ou rejetées. Une théologie universelle est impossible, mais une expérience universelle est non seulement possible, mais nécessaire. C'est vers cette expérience que le cours est dirigé. Ce n'est que lorsque ceci est atteint que cela devient conséquent, car c'est à ce moment que l'incertitude prend fin. 3. Ce cours demeure à l'intérieur du cadre de référence de l'ego, là où il est nécessaire. Il n'a rien à voir avec un monde où l'erreur est absente, car il est planifié seulement pour établir la direction que nous devrons prendre pour nous y rendre. Ainsi, il utilise des mots qui sont symboliques et ne peut donc exprimer ce qui se trouve au-delà des symboles. L'ego est le seul qui pose des questions parce qu'il est le seul qui doute. Le cours donne simplement une autre réponse, une fois qu'une question a été posée. Cependant, cette réponse n'essaie pas d'avoir recours à l'esprit d'invention ou à l'ingéniosité. Car ce sont là les attributs de l'ego. Le cours est simple. Il n'a qu'une fonction et qu'un but. Ce n'est qu'en cela qu'il demeure complètement conséquent, car seulement cela peut être conséquent. 3. L'ego exigera maintes réponses que ce cours ne donne pas. Le cours ne reconnaît pas comme question la simple forme interrogative qui demande une réponse impossible. L'ego peut demander : " Comment l'impossible est-il arrivé? ", " À quoi l'impossible est-il arrivé? ", et peut demander ceci sous plusieurs formes. Toutefois, il n'y a pas de réponse à offrir, il y a seulement une expérience à vivre. Recherchez seulement ceci et ne laissez pas la théologie vous retarder. 5. Vous noterez que l'emphase mise sur les questions de structure (p.78) est brève et se trouve au début du cours. Par la suite, et rapidement, elle s'atténue pour faire place à l'enseignement central. Cependant, puisque vous avez demandé une clarification, voici quelques-uns des termes qui sont utilisés. 1. PENSÉE - ESPRIT 1. (p.79) Le terme pensée est utilisé pour représenter l'agent activant de l'esprit, fournissant son énergie créatrice. Lorsque le terme est en majuscule, il se réfère à Dieu ou au Christ (c'est-à-dire, à la Pensée de Dieu ou la Pensée du Christ). L'Esprit est la Pensée de Dieu qu'Il a créée à sa ressemblance. L'esprit unifié est le Fils unique de Dieu ou le Christ. 2. Dans ce monde, les Fils de Dieu semblent être séparés, car la pensée est divisée. Leurs pensées ne semblent pas non plus être unies. Dans cet état illusoire, le concept d'une "pensée individuelle " semble significatif. Pour cette raison, il est décrit dans le cours comme s'il y avait deux parties ; l'esprit et l'ego. 3. L'esprit est la partie qui est toujours en contact avec Dieu à travers l'Esprit Saint, Qui y demeure mais peut également voir tout aussi bien l'autre partie. Le terme âme n'est pas utilisé sauf dans les citations bibliques directes, car il est de nature hautement controversée. Il serait cependant un équivalent de esprit, tout en gardant en tête, qu'étant de Dieu, l'âme est éternelle et n'a jamais eu de naissance. 4. L'autre partie de la pensée est entièrement illusoire et n'engendre que des illusions. L'esprit garde son potentiel créatif, mais sa Volonté, qui est celle de Dieu, semble être emprisonnée tant et aussi longtemps que la pensée n'est pas unifiée. La création se poursuit sans entraves, car telle est la Volonté de Dieu. Cette Volonté est toujours unifiée et, ainsi, ne trouve aucune signification dans ce monde. Elle n'a pas d'opposé, ni d'échelons. 5. La pensée peut être juste ou fausse, cela dépend de la voix qu'elle écoute. La pensée juste écoute l'Esprit Saint, pardonne au monde en voyant à sa place, à travers la vision du Christ, le monde réel. Cela est la vision finale, l'ultime perception, la condition dans laquelle Dieu franchit Lui-Même le dernier pas. Ici, le temps et les illusions cessent ensemble d'exister. 6. La pensée fausse écoute l'ego et crée des illusions; elle perçoit le péché, justifie la colère, voit la culpabilité, la maladie et la mort comme étant réelles. Ce monde et le monde réel deviennent alors tous deux des illusions, car la pensée juste met simplement de côté, ou pardonne ce qui ne s'est jamais produit. Par conséquent, la Pensée-Une n'est pas la Pensée du Christ, Dont la Volonté est une avec Dieu. 7. La seule liberté qui demeure en ce monde est celle de choisir; et ce choix s'effectue toujours entre une alternative ou entre deux voix. Dans la perception, la Volonté n'est impliquée à aucun niveau et n'a rien à voir avec le choix. La conscience est le mécanisme récepteur, recevant (p.80) les messages d'en haut ou d'en bas, de l'Esprit Saint ou de l'ego. La conscience a plusieurs niveaux et peut passer de façon assez draconienne de l'un à l'autre, mais elle ne peut jamais transcender le domaine de la perception. À son niveau le plus élevé, elle de-vient consciente du monde réel et peut recevoir l'entraînement pour arriver à faire cet exercice avec une fréquence de plus en plus élevée. Toutefois, le simple fait qu'elle ait des niveaux de perception et qu'elle puisse recevoir un entraînement, démontre qu'elle ne peut atteindre la connaissance. 2. L'EGO - LE MIRACLE 1. (p.81) Les illusions ne dureront pas. Leur mort éventuelle est une certitude et ceci est la seule chose qui soit certaine dans leur monde. Et c'est pour cette raison que ce monde est celui de l'ego. Mais qu'est-ce que l'ego? Ce n'est qu'un mirage de ce que vous êtes réellement. Une pensée que vous êtes séparé de votre Créateur et un désir d'être ce qu'Il n'a pas créé. Cela relève de la folie et aucunement de la réalité. L'ego n'est qu'un synonyme du mot innommable, c'est tout ce que c'est. Un symbole d'impossibilité ; un choix pour des options qui n'existent pas. Nous ne lui donnons un nom que pour nous aider à comprendre qu'il n'est rien d'autre que cette ancienne pensée erronée qui veut que ce qui a pris forme est déjà immortel. Mais qu'est-ce qui peut découler de cela sinon qu'un rêve qui, comme tous les rêves, ne peut que se terminer dans la mort ? 2. Qu'est-ce que l'ego? Le non-être, mais dans une forme qui ressemble à quelque chose. Dans un monde de forme, l'ego ne peut être nié, car lui seul semble réel. Toutefois, le Fils de Dieu tel que son Père l'a créé, pourrait-il demeurer dans une forme ou dans un monde de formes? Si quelqu'un vous demande de définir ce qu'est l'ego et d'expliquer comment il est apparu, vous devez comprendre que vous êtes en face d'une personne qui pense que l'ego est réel. Cette personne recherche, par la définition, à s'assurer que la nature illusoire de l'ego demeure cachée derrière les mots qui semblent la rendre réelle. 3. Il n'y a aucune définition d'un mensonge qui puisse servir à le rendre vrai. Il ne peut y avoir non plus de vérité que les mensonges peuvent cacher efficacement. L'irréalité de l'ego ne peut être nié par des mots, et sa signification ne peut s'éclaircir parce que sa nature semble avoir une forme. Qui peut définir l'indéfinissable? Et pourtant même ici il y a une réponse. 4. Nous ne pouvons donner une définition de ce qu'est l'ego, mais nous pouvons dire ce qu'il n'est pas. Et ceci nous est démontré avec une clarté parfaite. C'est à partir de cela que nous déduisons tout ce que l'ego est. Observez son opposé et vous verrez la seule réponse qui ait un sens. 5. Nous appelons miracle l'opposé de l'ego, peu importe sa forme; origine, effets ou conséquence. Dans cet opposé, nous retrouvons tout ce qui n'est pas l'ego dans ce monde. Le miracle est tout ce qui est opposé à l'ego et c'est en lui seulement que nous pouvons voir ce que l'ego était car, en lui, nous voyons tout ce que l'ego semble faire; et la cause et ses effets ne peuvent qu'être qu'une seule et même chose. 6. Là où se trouvaient les ténèbres, nous voyons maintenant la lumière. Qu'est-ce donc que l'ego? Simplement ce que les ténèbres étaient. Et où se trouve-t-il? Il se trouve là où les ténèbres étaient. Il n'est donc rien et ne se trouve nulle part. Qu'est-il devenu et où peut-on le trouver? Il n'est rien et ne peut se trouver nulle part. Maintenant, la lumière est venue, son opposé est parti sans laisser la moindre trace. Là où le mal était se trouve désormais la sainteté. Qu'est-ce l'ego? Ce que le mal était. Où est l'ego? Dans un mauvais rêve qui semblait réel lorsque vous le viviez. (p.82) Là où il y avait la crucifixion se tient le Fils de Dieu. Qu'est-ce que l'ego? Qui a besoin de demander cela? Où est l'ego? Qui a besoin de rechercher une illusion maintenant que les rêves ont disparu ? 7. Qu'est-ce qu'un miracle? Le miracle est également un rêve. Mais si vous observez tous les aspects de ce rêve, vous ne douterez jamais plus. Observez la gentillesse du monde qui s'étale devant vous lorsque vous marchez, enveloppé dans la douceur. Observez également les aides qui se présentent à vous tout au long de votre route, vous rendant heureux par la certitude du Ciel et la garantie de paix. Et regardez également, un instant, ce que vous avez enfin laissé derrière et finalement ne vous a pas affecté. 8. Voici ce qu'était l'ego : toute la haine cruelle, le besoin de vengeance et les cris de douleur, la peur de mourir et l'empressement à tuer, l'illusion non fraternelle et le soi qui semblait seul dans tout l'univers. Les miracles corrigent cette terrible erreur à votre sujet aussi doucement qu'une mère aimante chante une berceuse à son enfant. N'est-ce pas une chanson comme celle-là que vous aimeriez entendre? Ne répondrait-elle pas à tout ce que vous aviez pensé demander en rendant même toute question inutile? 9. Vos questions n'ont pas de réponses, parce qu'elles ont été formulées pour faire taire la Voix de Dieu, Laquelle ne pose à chacun qu' une seule question :" Êtes-vous prêt maintenant à m'aider à sauver le monde? ". Demandez-vous ceci à la place de vous demander ce qu'est l'ego et vous verrez une clarté soudaine s'étendre sur le monde qu'il a fabriqué. Aucun miracle n'est maintenant refusé à personne. Le monde est sauvé de ce que vous pensiez qu'il était. Et ce qu'il est, a toujours été absolument pur et n'a jamais été condamné. 10. Le miracle pardonne, l'ego condamne. Aucun des deux n'a besoin d'être défini si ce n'est ainsi. Une définition pourrait-elle alors être plus sûre ou plus en accord avec ce qu'est le salut? Le problème et la solution se trouvent ensemble ici et, étant finalement réunis, le choix est clair. Qui choisit l'enfer lorsque ce dernier est démasqué? Et qui n'irait pas de l'avant un peu plus lorsqu'il lui est permis de comprendre que le chemin est court et que le Ciel est son but ? 3. LE PARDON - LA FACE DU CHRIST 1. (p.83) Le pardon est quelque chose qui nous amène vers Dieu et nous permet de l'atteindre, mais c'est aussi quelque chose qui Lui est étranger. Il est impensable que quoi qu'Il ait créé puisse nécessiter le pardon. Le pardon, alors, est une illusion, mais, en raison de sa fonction, qui est celle de l'Esprit Saint, il existe en elle une différence. Contrairement à toutes les autres illusions, le pardon, lui, nous conduit loin de l'erreur et non vers elle. 2. Le pardon peut être considéré comme une sorte de joyeuse fiction par laquelle les inconscients peuvent franchir le fossé qu'il y a entre leurs perceptions et la vérité. Ils se croient in-capables de passer directement de la perception à la connaissance, car ils ne pensent pas que cela puisse dépendre de leur volonté de le faire. Ceci fait apparaître Dieu comme un ennemi plutôt que comme ce qu'Il est réellement. Et c'est justement cette perception insensée qui rend ces inconscients peu disposés à s'élever et à retourner à Lui en paix. 3. Et ainsi ils ont besoin d'une illusion d'aide parce qu'ils se croient impuissants, de l'illusion d'une Pensée de paix parce qu'ils se croient en conflit. Dieu sait ce dont Son Fils a besoin avant qu'il ne le Lui demande. Il ne se préoccupe nullement de la forme, mais, ayant donné le contenu, il est de Sa Volonté que ce contenu soit compris et cela suffit. La forme s'adapte elle-même au besoin; le contenu, lui, est immuable, il est aussi éternel que son Créateur. 4. Avant que le souvenir de Dieu puisse ressurgir, il est nécessaire de voir la face du Christ. La raison en est évidente. Pour voir la face du Christ, on se doit d'emprunter le chemin de la perception. La connaissance est quelque chose qui ne peut se voir. Mais la face du Christ est le grand symbole du pardon. Elle est le salut. Elle est le symbole du monde réel. Quel que soit celui qui la regarde, il ne peut désormais plus voir le monde. Il est aussi près du Ciel comme il est possible d'être près d'une porte tout en se tenant sur son seuil. Toutefois, de cette porte, il n'y a qu'un petit pas à faire pour se retrouver à l'intérieur. C'est le pas final. Et nous laissons ceci à Dieu. 5. Le pardon est aussi un symbole, mais, en tant que symbole exclusif de la Volonté du Père, il ne peut être divisé. Et ainsi, l'Unité qu'il reflète devient Sa Volonté. Il est la seule chose qui demeure, à la fois, en partie dans le monde et qui soit également un pont qui nous conduise jusqu'au Ciel. 6. La Volonté de Dieu est la seule chose qui existe. Nous ne pouvons que passer du néant vers la plénitude, de l'enfer vers le Ciel. Est-ce là un voyage? Non, pas celui de la vérité, car la vérité ne se déplace pas. Mais les illusions, elles, changent au gré du temps et du lieu. L'étape finale n'est aussi qu'un changement de plus. En tant que perception, ce changement est en partie irréel. Cependant, cette partie disparaîtra. Ce qui demeurera alors sera la paix éternelle et la Volonté de Dieu. 7. Il n'y a plus de désirs maintenant, car les désirs changent. Même ce qui un jour était désiré peut devenir indésirable. Il doit en être ainsi, car l'ego (p.84) ne peut jamais être en paix. Mais la Volonté, étant le cadeau de Dieu, est constante. Et ce qu'Il donne est toujours à Son Image. C'est là la fonction de la face du Christ. C'est le cadeau de Dieu pour sauver Son Fils. Contemplez seulement qu'elle et vous serez pardonné. 8. Comme le monde devient beau dans cet instant unique lorsque vous voyez la vérité à votre sujet reflétée en lui. Vous êtes dorénavant sans péché et pouvez percevoir votre pureté. Maintenant, la pensée retourne à son Créateur, l'union du Père et du Fils, l'Unité des unités qui se tient derrière toute union et même au-delà de toute union. Dieu n'est pas vu, mais seulement compris. Son Fils n'est pas attaqué mais reconnu. 4. VRAIE PERCEPTION - CONNAISSANCE 1. (p.85) Le monde que vous voyez n'est que l'illusion d'un monde. Dieu ne l'a pas créé, car ce qu'Il crée doit être éternel comme Lui-même. Toutefois, il n'y a rien dans le monde que vous voyez qui durera pour toujours. Certaines choses dureront un peu plus longtemps que d'autres dans le temps. Mais le temps viendra où toutes les choses visibles auront une fin. 2. Les yeux du corps ne sont pas, pour autant, le moyen à travers lequel on peut voir le monde réel parce que les illusions qu'ils contemplent ne peuvent que conduire à encore plus d'illusions à propos de la réalité. Et c'est ce qu'ils font. Donc, tout ce que les yeux du corps voient, non seulement est éphémère, mais de plus, nous emmènes vers des pensées de péché et de culpabilité. D'autre part, tout ce que Dieu a créé est enfin, et pour toujours, libre de tout péché et de culpabilité. 3. La connaissance n'est pas le remède pour la fausse perception puisque les deux, se trouvant sur des niveaux différents, ne peuvent jamais se rencontrer. La seule correction possible pour la fausse perception doit être la vraie perception. Par contre, cette dernière ne durera pas. Mais pour le temps qu'elle durera, sa fonction sera celle de la guérison. La vraie perception est un remède qui porte plusieurs noms. Pardon, salut, Réconciliation, vraie perception, tous ne font qu'un. Ils sont le commencement unique d'un processus dont l'aboutissement est de les conduire à l'Unité qui les transcendera tous. La vraie perception est le moyen par lequel le monde sera sauvé de l'emprise du péché, car le péché n'existe pas. Et c'est cela que la vraie perception nous démontre. 4. Le monde se tient comme un mur solide devant la Face du Christ. Mais la vraie perception le voit comme n'étant rien de plus qu'un simple voile fragile, si fragile qu'il peut facile-ment être chassé et ne durer qu'un instant. Il n'est finalement reconnu croit-on, que pour ce qu'il est. Et alors, il ne peut que disparaître, car il y a maintenant, à sa place, un espace vide prêt à recevoir autre chose. Là où la destruction était perçue, la face du Christ apparaît et, dans cet instant, le monde est oublié. Et le temps est aboli pour toujours alors que le monde file à toute vitesse vers le néant d'où il est venu. 5. Un monde pardonné ne peut durer toujours. Il était la demeure des corps. Mais le pardon regarde au-delà des corps. C'est là l'essence de sa sainteté; c'est ainsi qu'il guérit. Le monde corporel est celui du péché, car ce n'est que s'il y a un corps que le péché est possible. Du péché vient la culpabilité, aussi sûrement que le pardon en enlève toute trace. Et une fois toute culpabilité disparue, que reste-t-il pour maintenir en place ce monde séparé? Car la conception de l'espace et du temps a disparu. Il ne reste que le corps pour nous duper et nous faire voir ce monde comme étant réel, car, étant quelque chose de séparé, il ne pourrait demeurer là où la séparation est impossible. Le pardon prouve que cette séparation est impossible parce qu'elle en enlève toute vision. Et l'oubli de cette séparation la rendra alors aussi incompréhensible (p.86) que sa présence avait un jour été pour vous une certitude. 6. Ceci est le changement qu'apporte la vraie perception; ce qui avant était projeté à l'extérieur est maintenant vu de l'intérieur en permettant au pardon de le faire disparaître. Car c'est là que l'autel du Fils est établi et c'est là que son Père est rappelé à la mémoire. Là, toutes les illusions sont amenées à la vérité et placées sur l'autel. Ce qui est vu étant à l'extérieur doit être au-delà de la portée du pardon, car il semblera pour toujours, entaché de culpabilité. Quel espoir peut-il y avoir tant que le péché sera vu comme étant à l'extérieur? Quel remède, alors, la culpabilité peut-elle espérer? Mais en voyant dans votre pensée la culpabilité et le pardon, ils se retrouvent réunis pour un instant, côte à côte sur le même autel. Là se trouvent finalement la maladie et son unique remède réunis dans une brillante lumière curative. Dieu est venu pour réclamer ce qui est Sien. Le pardon est enfin consommé. 7. Et maintenant, la connaissance de Dieu, immuable, certaine, pure et entièrement compréhensible, entre dans son royaume. Il n'y a plus de perception; ni fausse ni vraie. Le pardon a disparu, car sa tâche est terminée. Et les corps ont disparu dans la lumière éclatante devant l'autel du Fils de Dieu. Dieu sait que cet autel est le Sien puisqu'il est celui de Son Fils. Et ici, ils s'unissent, car ici la splendeur de la Face du Christ a fait disparaître les dernières traces du temps et maintenant l'ultime perception du monde demeure sans but et sans cause. Car, là où le souvenir de Dieu est finalement venu, il n'y a pas de parcours, ni de croyance au péché, ni de murs ou de corps, et l'appel sinistre de la culpabilité et de la mort est alors éliminé pour toujours. 8. Oh! Mes frères, si seulement vous connaissiez la paix qui vous envelopperait, vous garderait sauf, pur et aimable dans l'Esprit de Dieu, vous ne feriez que vous hâter de courir à Sa rencontre, là où se trouve Son autel. Votre Nom et le Sien sont sanctifiés, car ils sont ici unis, dans ce lieu saint. Il s'incline vers vous afin de vous élever jusqu'à Lui, en vous libérant des illusions Il vous emmène vers la sainteté, en vous libérant du monde Il vous emmène vers l'éternité, en vous libérant de toutes peurs. Il assure votre retour vers l'amour. 5. JÉSUS - CHRIST 1. (p.87) Nulle aide n'est nécessaire pour entrer au Ciel, car vous ne l'avez jamais quitté. Mais une aide qui provient d'au-delà de vous-même vous est nécessaire, car vous êtes limité par de fausses croyances sur votre Identité. Identité que Dieu seul a établie dans la réalité. Des aides revêtant des formes différentes vous sont donnés quoique devant l'autel il ne soit qu'un. Au-delà de chacun d'eux, se trouve une Pensée de Dieu et ceci ne changera jamais. Mais ils ne sont que des noms qui ne diffèrent que pour un temps, car le temps a besoin de symboles, étant lui-même irréel. Leurs noms sont légion, mais nous n'irons pas au-delà des noms que le cours lui-même emploie. Dieu n'aide pas parce qu'Il ne connaît aucun besoin. Cependant, Il crée tous les Aides dont Son Fils peut avoir besoin lorsqu'il croit que ses fantaisies sont réelles. Remerciez Dieu pour eux, car ce sont eux qui assureront votre retour au Foyer. 2. Le nom de Jésus est le nom de celui qui, tout en étant homme, vit la face du Christ dans tous ses frères et se souvint de Dieu. En s'identifiant au Christ, il cessa d'être homme et devint un avec Dieu. L'homme était une illusion, car il semblait être un être séparé, marchant de lui-même, dans un corps semblant garder séparé, son soi du Soi, comme toutes les illusions le font. Toutefois, qui peut être sauveur, à moins qu'en voyant les illusions, il puisse les identifier pour ce qu'elles sont. Jésus demeure un Sauveur parce qu'il vit le faux sans l'accepter comme étant le vrai. Et le Christ eut besoin de sa forme afin qu'Il puisse apparaître aux hommes et les sauver de leurs propres illusions. 3. Dans sa complète identification avec le Christ-le Fils parfait de Dieu, Sa Création unique et Son bonheur, à Sa ressemblance pour toujours et faisant un avec Lui-Jésus devint ce que chacun d'entre vous doit être. Il traça le chemin pour vous afin que vous le suiviez. Il vous ramène à Dieu, car il a vu le chemin devant lui et l'a suivi. Il fit une distinction claire, même si elle est encore obscure pour vous, entre le faux et le vrai. Il vous a offert la démonstration finale qu'il est impossible de tuer le Fils de Dieu ; ni que sa vie puisse être altérée d'aucune façon par le péché et le mal, la méchanceté, la peur ou la mort. 4. Tous vos péchés ont donc été pardonnés, car il ont toujours été sans conséquence aucune. Et ainsi ils n'étaient rien de plus que des rêves. Élevez-vous avec celui qui vous a révélé ceci, car là est votre redevance envers celui qui a partagé vos rêves afin qu'ils soient dissipés. Et il les partage encore et toujours dans le but d'être un avec vous. 5. Est-il le Christ ? Oh! Oui il l'est, et il vous accompagne. Sa courte vie sur terre ne suffisait pas pour enseigner la puissante leçon qu'il apprit pour (p.88) vous tous. Il demeurera avec vous pour vous conduire de l'enfer que vous avez fait jusqu'à Dieu. Et lorsque vous unirez votre volonté à la sienne, votre vue sera sa vision, car le Christ partage ses yeux avec vous. Marcher avec lui est tout aussi naturel que marcher avec un frère que vous connaissez depuis que vous êtes né, car en vérité c'est ce qu'il est. Des idoles cruelles ont été faites de lui qui le montrant seulement comme un frère du monde. Pardonnez-lui vos illusions et rendez-vous compte à quel point il serait pour vous un frère précieux. Car il mettra finalement votre pensée au repos et l'amènera avec vous jusqu'à votre Dieu. 6. Est-il le seul Aide de Dieu? Non pas vraiment. Car le Christ adoptera plusieurs formes et portera différents noms jusqu'à ce que l'unicité soit reconnue. Mais Jésus est pour vous le porteur de l'unique message du Christ à propos de l'Amour de Dieu. Vous n'en avez besoin d'aucun autre. Il est possible de lire son message et d'en bénéficier sans nécessairement partager votre vie avec lui. Toutefois, il vous aiderait encore un peu plus si vous partagiez vos douleurs et vos joies avec lui et abandonniez les deux pour trouver la paix de Dieu. Mais la leçon qu'il voudrait vous voir apprendre plus que tout, est celle qu'il est venu lui-même vous enseigner, et cette leçon est celle-ci : La mort n'existe pas parce que le Fils de Dieu est comme son Père. Rien de ce que vous pouvez faire, ne peut altérer l'Amour Éternel. Oubliez vos rêves de péché et de culpabilité et venez plutôt avec moi partager la résurrection du Fils de Dieu. Et emmenez avec vous tous ceux qu'il a envoyés vers vous pour que vous en preniez soin tout comme je prends soin de vous. 6. L'ESPRIT SAINT 1. (p.89) Jésus est la manifestation de l'Esprit Saint qu'Il a appelé sur terre après être monté au Ciel, c'est-à-dire après être devenu complètement identifié avec le Christ, le Fils de Dieu tel qu'Il L'a créé. L'Esprit Saint, étant une création de l'Unique Créateur, créant avec Lui et à Sa ressemblance ou dans Son Esprit, est éternel et n'a jamais changé. Il fut " appelé sur terre " ce qui veut dire qu'il était désormais devenu possible de L'accepter et d'entendre Sa Voix. Sa Voix est celle de Dieu et, pour se faire entendre, a pris forme et s'est faîte chair. Cette forme n'est pas Sa réalité, laquelle Lui seul connaît, avec le Christ, Son Fils réel, Qui fait partie de Lui. 2. L'Esprit Saint est décrit tout au long du cours comme Celui qui nous offre la réponse à la séparation et nous apporte le plan de la Réconciliation, établissant notre rôle particulier en lui et nous montrant exactement en quoi il consiste. Il a désigné Jésus comme le guide dans la réalisation de Son plan puisqu'il était le premier à remplir son propre rôle parfaitement. Tout pouvoir au Ciel comme sur terre lui est aussi donné et il le partagera avec vous lorsque vous aurez rempli à votre tour le vôtre. Le principe de la Réconciliation fut donné à l'Esprit Saint bien avant que Jésus le mette en mouvement. 3. L'Esprit Saint est décrit comme l'ultime Lien de Communication qui demeure entre Dieu et Ses Fils séparés. Afin de mener à bien cette fonction spéciale, l'Esprit Saint a assumé une double fonction. Il possède la connaissance parce qu'Il fait partie de Dieu; Il perçoit parce qu'Il fut envoyé pour sauver l'humanité. Il est le grand principe correctif, celui qui apporte la vraie perception, le pouvoir inhérent de la vision du Christ. Il est la lumière dans laquelle le monde pardonné est perçu. Le monde dans lequel seule la face du Christ peut être vue. Il n'oublie jamais le Créateur ni Sa Création. Il n'oublie jamais le Fils de Dieu. Il ne vous oublie jamais. Et il amène vers vous l'Amour de votre Père dans une splendeur éternelle qui ne sera jamais détruite parce que Dieu Lui-même l'a mis là. 4. L'Esprit Saint demeure dans la partie de votre esprit qui fait elle-même partie de l'Esprit du Christ. Il représente votre Soi et votre Créateur Lesquels ne font qu'un. Il parle pour Dieu et pour vous aussi, parce qu'étant uni aux Deux. Et ainsi, c'est Lui Qui prouve que les Deux ne font qu'un. Il semble être une Voix, car à travers cette forme il vous donne la parole de Dieu. Il semble être un Guide dans une contrée lointaine, car vous avez besoin de cette forme d'aide. Il semble être tout ce qui répond aux besoins que vous pensez (p.90) avoir. Mais Il n'est pas déçu lorsque vous percevez votre soi emprisonné dans des besoins que vous n'avez pas. C'est de ceux-ci qu'il vous délivrera. C'est de ceux-ci qu'Il vous protégera. 5. Vous êtes Sa manifestation dans ce monde. Votre frère vous appelle afin que vous soyez Sa Voix avec lui. Seul, il ne peut être l'Aide du Fils de Dieu, car seul, il est sans fonction. Mais, uni à vous, il est le resplendissant Sauveur du monde Dont vous avez rendu complet le rôle dans sa rédemption. Il vous offre ses remerciements à vous et à votre frère, parce que vous vous êtes élevés avec lui lorsqu'il commença à sauver le monde. Et vous serez avec lui lorsque le temps arrivera à sa fin et que ne subsistera plus aucune trace de rêve ou de rancune dans lesquels vous dansiez sur les pas morbides de la mélodie de la mort. Car à sa place l'hymne à Dieu se fera entendre pour quelques instants encore. Et puis, la Voix s'éteindra pour ne plus jamais prendre forme, mais pour retourner à l'éternel état informe de Dieu. ÉPILOGUE 1. (p.91) N'oubliez pas qu'une fois que ce voyage est commencé, la fin en est certaine. Tout au long du chemin, le doute viendra et s'en ira pour revenir de nouveau. Toutefois, la fin est certaine. Personne ne peut manquer de faire ce que Dieu lui a assigné de faire. Lorsque vous oubliez ceci, dites-vous que vous marchez à Ses côtés, et avec Sa Parole dans votre coeur. Qui pourrait désespérer alors qu'un Espoir comme celui-ci est sien? Des illusions de désespoir peuvent sembler surgir, mais apprenez à ne pas être trompé par elles. Derrière chacune de ces illusions, il y a la réalité et il y a Dieu. Pourquoi attendriez-vous ceci et l'échangeriez-vous ensuite pour des illusions, alors que Son Amour n'est qu'à quelques pas plus loin sur la route où toutes les illusions finissent? La fin est certaine et garantie par Dieu. Qui se tient devant une image sans vie alors qu'un pas plus loin le Saint des Saints ouvre une ancienne porte qui conduit au-delà du monde ? 2. Vous êtes un étranger ici. Mais vous appartenez à Celui Qui vous aime comme Il s'aime Lui-même. Ne demandez que mon aide pour faire rouler la pierre et cela se fait selon Sa Volonté. Notre voyage est maintenant commencé. Mais il y a déjà longtemps qu'en a été écrite la fin dans les étoiles et placée dans les Cieux avec un rayon brillant qui la garde en sécurité dans l'éternité et de même à travers tous les âges. Et il la garde constante, inchangée, immuable et inaltérable. 3. N'ayez crainte. Nous refaisons seulement un ancien voyage commencé il y a longtemps, mais qui semble nouveau. Nous avons recommencé notre périple sur une route sur laquelle nous avons déjà voyagé et oublié notre direction pendant quelque temps. Et maintenant, nous essayons de nouveau de nous en souvenir. Dans cette nouvelle tentative se trouve la certitude que le voyage était jusqu'à maintenant manqué. Levez votre regard et contemplez Sa Parole parmi les étoiles où Il a placé votre nom à côté du Sien. Regardez et voyez de votre destinée que le monde voudrait vous cacher, mais que Dieu veut que vous voyiez. 4. Attendons ici en silence et agenouillons-nous un instant en gratitude envers Celui Qui nous a appelés et nous a aidés à entendre Son Appel. Et ensuite, élevons-nous et reprenons, dans la foi, le chemin qui nous conduit vers Lui. Maintenant nous sommes certains que nous ne marchons pas seuls. Car Dieu est là et avec Lui tous nos frères. Maintenant nous savons que nous ne perdrons plus jamais notre route. Le chant qui avait été interrompu seulement un petit instant se fait entendre de nouveau, même s'il nous semble n'avoir jamais été entonné. Ce qui a commencé ici augmentera en vie, en force et en espoir, jusqu'à ce que le monde s'arrête pour un instant et oublie enfin tout ce que le rêve de péché avait fait de lui. 5. Sortons à la rencontre de ce monde qui vient de naître, sachant que le Christ est né en lui à nouveau et que la sainteté de cette renaissance durera pour toujours. Nous avions perdu notre chemin, mais Il l'a retrouvé pour nous. Allons et souhaitons la bienvenue à Celui qui revient à nous pour célébrer le salut et la fin de tout ce que nous pensions avoir fait. L'étoile du matin de ce nouveau jour regarde un monde différent où Dieu et Son Fils sont accueillis ensemble. Nous qui Le complétons nous Lui rendons grâce alors qu'Il fait de même pour nous. Le Fils est tranquille et, dans le calme que Dieu lui a donné, il entre dans sa demeure et il est enfin en paix. """" "" """"
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