MANUEL DES ENSEIGNANTS

A.C.I.M.

UN COURS EN MIRACLES

Ce document est la traduction française de la troisième partie du livre " A Course In Miracles ". Le Cours entier comporte quelque 1250 pages. Cette dernière partie du Cours, la plus courte des trois, fut mise en circulation afin de faire connaître aux lecteurs francophones l'existence de ce cadeau qu'a fait à l'homme le créateur de notre Univers.

La pagination en caractères gras dans ce document se réfère à l'emplacement du texte dans l'édition de langue anglaise.

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http://www.miraclecenter.org/overview.shtml
http://www.acim.org

TABLE DES MATIÈRES

INTRODUCTION

1- Qui sont les enseignants de Dieu?

2- Qui sont leurs élèves?

3- Quels sont les niveaux d'enseignement?

4- Quelles sont les caractéristiques des enseignants de Dieu?

I La confiance

II L'honnêteté

III La tolérance

IV La bienveillance

V La joie

VI Attitude sans défense

VII La générosité

VIII La patience

IX La foi

X L'ouverture d'esprit

5- Comment la guérison s'accomplit-elle ?

I Le but perçu de la maladie

II Le changement de perception

III La fonction de l'enseignant de Dieu

6- La guérison est-elle assurée ?

7- La guérison devrait-elle être répétée ?

8- Comment la perception d'un ordre de difficulté peut-elle être évitée ?

9- Des changements sont-ils requis dans la situation de vie des enseignants de Dieu ?

10- Comment le jugement est-il abandonné ?

11- Comment la paix est-elle possible en ce monde ?

12- Combien d'enseignants de Dieu faut-il pour sauver le monde ?

13- Quel est le véritable sens du sacrifice ?

14- Comment finira le monde ?

15- Chacun sera-t-il jugé à la fin ?

16- De quelle façon l'enseignant de Dieu devrait-il passer sa journée ?

17- Comment les enseignants de Dieu composent-ils avec les pensées magiques?

18- Comment se fait la correction ?

19- Qu'est-ce que la justice ?

20- Qu'est-ce que la paix de Dieu ?

21- Quel est le rôle de la parole dans la guérison ?

22- Comment la guérison et la Réconciliation sont-elles reliées ?

23- Jésus a-t-il une place spéciale dans la guérison ?

24- La réincarnation existe-elle ?

25- Les pouvoirs " psychiques " sont-ils souhaitables ?

26- Dieu peut-il être rejoint directement ?

27- Qu'est-ce que la mort ?

28- Qu'est-ce que la résurrection ?

29- Et pour le reste

Clarification des Termes

Introduction

1- Pensée - Esprit

2- L'Ego - le Miracle

3- Le Pardon - La Face du Christ

4- Vraie Perception - Connaissance

5- Jésus - Christ

6- L'Esprit Saint

Épilogue

INTRODUCTION

1. (p.1) Dans la pensée du monde, les rôles de l'enseignant et de l'étudiant sont inversés. Cette inversion est caractéristique. Il semble que l'enseignant et l'élève soient séparés; l'enseignant donnant quelque chose à l'élève plutôt qu'à lui-même. De plus, l'action d'enseigner est perçue comme une activité spéciale dans laquelle un individu n'est engagé que partiellement et seulement pour une partie relativement courte de son temps. D'autre part, le cours fait ressortir qu'enseigner c'est apprendre, de telle sorte que l'enseignant et l'élève ne font qu'un. Il fait aussi ressortir qu'enseigner est un processus continu. Il se déroule à chaque moment de la journée et se poursuit également dans les pensées du sommeil.

2. Enseigner, c'est démontrer. Il n'y a que deux systèmes de pensée et vous démontrez toujours que vous croyez en la véracité de l'un ou l'autre. À partir de cette démonstration, les autres apprennent, ainsi que vous-même. La question n'est pas de savoir si vous allez enseigner, car à cet égard, il n'y a aucun choix possible. On pourrait dire que le but du cours est de vous donner le moyen de choisir ce que vous voulez enseigner en fonction de ce que vous voulez apprendre. Vous ne pouvez donner qu'à vous-même et non à un autre; et cela, vous l'apprenez en enseignant. Enseigner n'est pas autre chose qu'un appel à des témoins pour attester de ce que vous croyez. C'est une méthode de conversion qui ne se fait pas uniquement par la parole. Toute situation doit être pour vous une occasion d'enseigner aux autres ce que vous êtes et ce qu'ils sont pour vous. Rien de plus que cela, mais aussi, rien de moins.

3. Le programme que vous établissez est donc déterminé exclusivement à partir de ce que vous pensez être et par votre croyance dans ce qu'est la relation des autres envers vous. Dans la situation formelle d'enseignement, ces questions peuvent n'avoir aucun rapport avec ce que vous pensez que vous enseignez. Et pourtant, il est impossible de ne pas utiliser le contenu de toute situation, au nom de ce que vous enseignez véritablement. En cela, le contenu verbal de votre enseignement n'a aucune pertinence. Il peut ou non coïncider avec ce que vous enseignez. C'est l'enseignement sous-jacent de ce que vous dites qui vous permet d'apprendre. Enseigner ne fait que renforcer ce que vous croyez à votre propre sujet. Son but fondamental est de diminuer le doute envers soi. Cela ne veut pas dire que le soi que vous essayez de protéger est réel. Mais cela veut dire que le soi que vous pensez réel est ce que vous enseignez.

4. Ce fait est inévitable. Il n'y a pas moyen de s'en échapper. Comment pourrait-il en être autrement? Celui qui suit le programme du monde-et (p.2) chacun le suit jusqu'à ce qu'il change d'idée-enseigne exclusivement pour se convaincre qu'il est ce qu'il n'est pas. En cela réside le but du monde. En quoi son programme d'enseignement pourrait-il être différent? Dans cette situation d'apprentissage fermé et sans espoir qui n'enseigne que le désespoir et la mort, Dieu envoie Ses Enseignants. Et, en enseignant Ses leçons de joie et d'espoir, leur apprentissage devient finalement complet.

5. Si ce n'était des enseignants de Dieu, il y aurait peu d'espoir pour le salut, car le monde du péché semblerait réel pour toujours. Ceux qui se trompent sur eux-mêmes ne peuvent que tromper les autres, car ils ne peuvent enseigner autre chose que la tromperie. L'enfer peut-il être autre chose que cela? Ceci est un manuel pour les enseignants de Dieu. Mais ils ne sont pas parfaits, car, s'ils l'étaient, ils ne seraient pas ici. C'est pourtant leur mission de devenir parfait en ce monde; ils enseignent donc la perfection encore et encore, de plusieurs façons, jusqu'à ce qu'ils l'aient eux-mêmes apprise. Et alors, on ne les voit plus, leurs pensées demeurant cependant une source de force et de vérité pour toujours. Qui sont-ils? Comment sont-ils choisis? Que font-ils? Comment peuvent-ils réaliser leur propre salut et celui du monde? Ce manuel tente de répondre à ces questions.

1. QUI SONT LES ENSEIGNANTS DE DIEU ?

1. (p.3) Un enseignant de Dieu est celui qui choisit d'en être un. Les seules qualités requises de lui consistent en ceci : d'une certaine façon, quelque part, il a fait délibérément un choix dans lequel il ne voyait pas son intérêt séparé de celui des autres. Une fois cela fait, son chemin est établi et sa direction est sûre. Une lumière est apparue dans l'obscurité. Ce peut n'être qu'une seule lumière, mais cela suffit. Il en est venu à une entente avec Dieu, même s'il ne croit pas encore en lui. Il est devenu un porteur de salut. Il est devenu un enseignant de Dieu.

2. Ils viennent de partout dans le monde. Ils viennent de toutes les religions et ne viennent d'aucune religion. Ils sont ceux qui ont répondu. L'Appel est universel. Il se transmet continuellement partout. Il appelle les enseignants à partager Son but et racheter le monde. Plusieurs l'entendent, mais peu vont répondre. Pourtant, ce n'est qu'une question de temps. À la fin, tous répondront. Mais la fin peut être loin, très loin. C'est pour cela que le plan des enseignants fut établi. Leur fonction est de sauver du temps. Chacun d'eux commence comme une seule lumière, mais, avec l'Appel en son centre, c'est une lumière dont la portée ne peut être limitée. Et chacun d'eux sauve mille ans tel que le monde évalue le temps. Pour l'Appel Lui-même, le temps n'a aucune signification.

3. Il existe un cours pour chaque enseignant de Dieu. La forme du cours varie énormément. Il en va de même pour les outils d'enseignement qui en découlent. Toutefois, le contenu du cours ne change jamais. Son thème central est toujours " le Fils de Dieu est sans culpabilité, et son salut réside dans son innocence ". On peut l'enseigner en actions ou en pensées, en paroles ou en silence, en n'importe quelle langue ou dans aucune d'elles; n'importe où, n'importe quand et de n'importe quelle façon. Ce que l'enseignant était avant d'entendre l'Appel n'a aucune importance. En y répondant, il est devenu un sauveur et il a vu l'autre comme si cet autre était lui-même. Il a donc trouvé son propre salut et le salut du monde. Par sa renaissance, le monde renaît.

4. Ceci est un manuel pour un programme spécial à l'intention des enseignants de cette forme spéciale du cours universel. Il y a des milliers d'autres formes, toutes avec la même finalité. Leur but est simplement de sauver du temps. Pourtant, c'est le temps qui seul s'étire péniblement et le monde est maintenant très fatigué. Il est vieux, fatigué et sans espoir. Mais son aboutissement final ne peut jamais être mis en doute, car qu'est-ce qui peut changer la Volonté de Dieu? Mais le temps, avec ses illusions de changement et de mort, (p.4) épuise le monde et toutes les choses qu'il contient. Toutefois, le temps a une fin et c'est pour arriver à cela que les enseignants de Dieu ont été désignés. C'est que le temps est entre leurs mains. Tel fut leur choix et il leur a été offert.

2. QUI SONT LEURS ÉLÈVES ?

1. (p.5) Certains élèves ont été destinés à chacun des enseignants de Dieu et ils commenceront à chercher cet enseignant dès l'instant où il aura répondu à l'Appel. Ils ont été choisis pour lui parce que la forme du programme universel qu'il enseignera sera la meilleure pour eux, compte tenu de leur niveau de compréhension. Ses élèves l'ont attendu, car sa venue était certaine. Encore-là, ce n'est qu'une question de temps. Une fois qu'il a décidé de remplir son rôle, les élèves sont prêts à remplir le leur. L'enseignant de Dieu décide du moment où il va servir, mais non qui il va servir. Lorsqu'il est prêt à apprendre, les occasions d'enseigner lui sont procurées.

2. Pour comprendre le plan enseignement-apprentissage du salut, il est nécessaire de saisir le concept du temps que le cours met de l'avant. La Réconciliation corrige les illusions et non la vérité. Elle corrige donc ce qui n'a jamais existé. De plus, le plan de cette correction fut établi et complété simultanément, car la Volonté de Dieu est entièrement en dehors du temps. Il en est ainsi de toute réalité qui ne peut être que de Lui. À l'instant où l'idée de la séparation entra dans la pensée du Fils de Dieu, au même instant la Réponse de Dieu fut donnée. Dans le temps, cela est arrivée, il y a très longtemps. Mais en réalité, cela n'est jamais arrivé.

3. Le monde du temps est le monde de l'illusion. Ce qui est arrivée, il y a longtemps, semble arriver maintenant. Les choix faits depuis si longtemps semblent irrésolus et restent pourtant à faire. Ce qui a été appris et compris depuis, et si longtemps mis de côté, est maintenant perçu comme une nouvelle pensée, une idée rafraîchissante, une approche différente. Parce que votre volonté est libre, vous pouvez accepter, au moment où vous le choisissez, ce qui est déjà arrivé et, à ce moment-là seulement, réaliserez-vous que cela a toujours existé. Ainsi que le cours le souligne, vous n'êtes pas libre de choisir le programme ou même la forme selon laquelle vous l'apprendrez. Cependant, vous êtes libre de décider quand vous voulez l'apprendre. Et, aussitôt que vous l'acceptez, vous venez de l'apprendre.

4. Donc, le temps, en réalité, remonte à un instant si lointain et si ancien qu'il est au-delà de la mémoire et même plus loin que la possibilité de s'en souvenir. Pourtant, parce que c'est un instant qui est revécu encore et encore et toujours, il semble être maintenant. Et c'est ainsi que l'élève et l'enseignant semblent se rejoindre dans le présent, se trouvant l'un l'autre comme s'ils ne s'étaient jamais rencontrés auparavant. L'élève vient au bon moment au bon endroit. Cela est inévitable parce qu'il a fait le bon choix en cet instant si ancien qu'il revit maintenant. De même, (p.6) l'enseignant a lui aussi fait un choix inévitable dans un passé lointain. La Volonté de Dieu est dans tout, mais elle semble prendre du temps à se réaliser. Qu'est-ce qui pourrait retarder le pouvoir de l'éternité?

5. Lorsque l'élève et l'enseignant se rejoignent, une situation d'enseignement-apprentissage commence. En fait, l'enseignant n'est pas véritablement celui qui enseigne. Lorsque deux frères joignent leurs efforts dans le but d'apprendre, l'Enseignant de Dieu se joint à eux. La relation est sainte en raison de ce but et Dieu a promis d'envoyer Son Esprit dans toute relation sainte. Dans la situation enseignement-apprentissage, chacun apprend que donner et recevoir sont une seule et même chose. Les démarcations qu'ils avaient établi entre leurs rôles, leurs esprits, leurs corps, leurs besoins, leurs intérêts et toutes les différences qui, à leurs yeux, croyaient-ils, les séparaient les uns des autres, maintenant, s'affaiblissent, pâlissent et disparaissent. Ceux qui voudraient apprendre le même cours partagent un seul intérêt et un seul but. Et ainsi celui qui était l'apprenti devient lui-même un enseignant de Dieu, car il a pris la décision appropriée qui a fait que son enseignant est venu à lui. Il a vu chez une autre personne les mêmes intérêts que les siens.

3. QUELS SONT LES NIVEAUX D'ENSEIGNEMENT ?

1. (p.7) Les enseignants de Dieu n'ont pas de niveau d'enseignement établi. Chaque situation d'enseignement-apprentissage implique, initialement, une approche différente, peu importe que le but ultime soit toujours le même; faire de la relation une relation sainte dans laquelle les deux peuvent voir le Fils de Dieu sans péché. Il n'y a personne de qui un enseignant de Dieu ne peut apprendre, donc il n'y a personne à qui il ne peut enseigner. Toutefois, d'un point de vue pratique, il ne peut rencontrer tous et chacun de même que tous et chacun ne peuvent le trouver. En conséquence, le plan prévoit pour chaque enseignant de Dieu des contacts très spécifiques à faire. Dans le salut, il n'y a pas de coïncidences. Ceux qui doivent se rencontrer se rencontreront parce qu'ensemble ils ont le potentiel d'une relation sainte. Ils sont prêts l'un pour l'autre.

2. Le niveau d'enseignement le plus simple se présente comme étant très superficiel. Il consiste en ce qui semble être des rencontres très fortuites; deux étrangers en apparence se croisent " par hasard " dans un ascenseur, un enfant qui court, sans regarder où il va, butte sur un adulte " par hasard ", deux étudiants " se trouvent " à revenir à la maison ensemble. Ces rencontres ne sont pas le fruit du hasard. Chacune d'elles a le potentiel de devenir une situation d'enseignement-apprentissage. Les soi-disant étrangers dans l'ascenseur se souriront peut-être; l'adulte ne grondera peut-être pas l'enfant qui l'a heurté; les étudiants deviendront peut-être des amis. Même au niveau de la rencontre la plus accidentelle, il est possible que deux personnes perdent de vue leurs intérêts séparés, ne serait-ce que pour un moment. Ce moment suffira. Le salut est venu.

3. Il est difficile de comprendre que les niveaux d'enseignement du cours universel représentent un concept ayant aussi peu de signification dans la réalité que celui du temps. L'illusion de l'un permet l'illusion de l'autre. Dans le temps, il semble que l'enseignant de Dieu commence à changer son idée au sujet du monde avec une simple décision, puis il apprend de plus en plus au sujet de la nouvelle direction au fur et à mesure qu'il l'enseigne. Nous avons déjà abordé l'illusion du temps, mais l'illusion des niveaux d'enseignement semble être quelque chose de différent. Peut-être que la meilleure façon de démontrer que ces niveaux n'existent pas est de simplement dire que tout niveau de la situation enseignement-apprentissage fait partie du plan de Dieu pour la Réconciliation et que Son plan, étant un reflet de Sa Volonté, ne peut avoir de niveaux. Le salut est toujours prêt et est toujours là. Les enseignants de Dieu travaillent à des niveaux différents, mais le résultat est toujours le même.

4. Chaque situation d'enseignement-apprentissage est maximale dans le sens que (p.8) chaque personne impliquée apprendra le plus qu'elle peut de l'autre personne à ce moment-là. Dans ce sens, et dans ce sens seulement, nous pouvons parler de niveaux d'enseignements. Utilisant le terme dans cette perspective, le second niveau d'enseignement est une relation plus soutenue, dans laquelle, pour un temps, deux personnes entrent dans une situation d'enseignement-apprentissage assez intense et puis ils semblent se séparer. Comme au premier niveau, ces rencontres ne sont pas accidentelles, non plus que ce qui apparaît comme étant la fin d'une relation n'est une fin véritable. Encore là, chacun a appris le plus qu'il pouvait apprendre à ce moment-là. Pourtant, tous ceux qui se rencontrent se rencontreront encore, car c'est le destin de toutes les relations de devenir saintes. Dieu ne se trompe pas au sujet de Son Fils.

5. Le troisième niveau d'enseignement s'effectue dans ces relations qui, lorsqu'elles se forment, durent toute la vie. Ce sont des situations d'enseignement-apprentissage dans lesquelles chaque personne se voit donner un partenaire d'enseignement choisi qui lui présentera des occasions illimitées d'apprentissage. Ces relations sont généralement peu nombreuses, parce que leur existence implique que ceux qui sont en cause ont atteint simultanément un stade dans lequel l'équilibre enseignement-apprentissage est actuellement parfait. Cela ne veut pas dire qu'ils vont nécessairement le reconnaître; en fait, ils ne le reconnaissent généralement pas. Pour un certain temps et peut-être pour la vie, ils peuvent même être assez hostiles l'un envers l'autre. Pourtant, s'ils décidaient de l'apprendre, la leçon parfaite est devant eux et peut être apprise. Et, s'ils décident d'apprendre cette leçon, ils deviennent des sauveurs, des enseignants qui trébuchent et qui peuvent sembler même faillir. Aucun enseignant de Dieu ne peut faillir à trouver l'Aide dont il a besoin.

4. QUELLES SONT LES CACACTÉRISTIQUES DES ENSEIGNANTS DE DIEU ?

1. (p.9) Les traits extérieurs des enseignants de Dieu ne sont pas du tout semblables. Aux yeux du corps, ils ne se ressemblent pas, ils viennent de milieux grandement différents, leur expérience du monde varie beaucoup et leur " personnalité " superficielle est très distincte. Ils n'ont pas non plus, au premier stade de leur fonctionnement en tant qu'enseignants de Dieu, acquis les caractéristiques profondes qui les établiront pour ce qu'ils sont. Dieu accorde des dons spéciaux à Ses enseignants, parce qu'ils ont un rôle spécial dans Son plan de Réconciliation. Bien entendu, cet état spécial n'est que temporaire; il se situe dans le temps comme un moyen de sortir du temps. Ces dons spéciaux, nés dans la relation sainte vers laquelle la situation d'enseignement-apprentissage est enclenchée, caractérisent tous les enseignants de Dieu qui se sont avancés dans leur apprentissage. À cet égard, ils se ressemblent tous.

2. Toutes les différences entre les Fils de Dieu sont temporaires. Cependant, dans le temps, il peut être dit que les enseignants de Dieu avancés possèdent les caractéristiques suivantes :

I. LA CONFIANCE

1. C'est le fondement sur lequel repose leur capacité de remplir leur rôle. La perception est le résultat de ce qui a été appris. Et en fait, percevoir c'est apprendre, parce que la cause et l'effet ne sont jamais séparés. Les enseignants de Dieu ont confiance dans le monde parce qu'ils ont appris qu'il n'est pas gouverné par les lois que le monde a inventées. Il est gouverné par une Puissance Qui est en eux, mais Qui n'est pas d'eux. C'est cette Puissance qui sauvegarde toute chose. C'est à travers cette Puissance que les enseignants de Dieu regardent un monde pardonné.

2. Une fois que cette Puissance a été expérimentée, il est impossible de faire encore confiance en ses propres forces insignifiantes. Qui tenterait de s'envoler avec les petites ailes de l'hirondelle alors que la puissante force de l'aigle lui a été donnée? Et qui placerait sa foi dans les offres misérables de l'ego alors que les dons de Dieu sont étalés devant lui? Qu'est-ce qui les amène à faire le changement?

A. LE DÉVELOPPEMENT DE LA CONFIANCE

3. (p.10) D'abord, les enseignants de Dieu doivent passer par ce que l'on pourrait appeler " une période de débarras ". Bien que cela semble souvent vécu comme passage douloureux, il n'est pas nécessaire que cela le soit. Ils ont l'impression de se faire enlever des choses. Mais il est rarement compris qu'ils sont simplement en train de reconnaître l'absence de valeur qu'ont ces choses. Comment le manque de valeur peut-il être perçu à moins que celui qui perçoit voit les choses d'une façon nouvelle? Il n'a pas encore atteint la capacité de faire le changement d'une façon complète. Le plan prévoit donc quelquefois des changements qui semblent être des circonstances extérieures; ces changements sont toujours utiles. Lorsque l'enseignant de Dieu a appris cela, il passe alors à la seconde étape.

4. Ensuite, l'enseignant de Dieu doit passer par une " période de tri ". Elle est toujours quelque peu difficile, car, ayant appris que les changements dans sa vie aident toujours, il doit maintenant décider de toutes choses en se basant sur le fait qu'elles apportent de l'aide ou qu'elles nuisent. Il trouvera que beaucoup de choses-sinon la plupart-qu'il valorisait auparavant vont gêner sa capacité de transposer ce qu'il a appris aux nouvelles situations qui se présenteront. Parce que, à peu près tout ce qu'il a valorisé était sans valeur, il n'appliquera pas la leçon de façon intégrale par peur du détachement et du sacrifice. Un grand apprentissage est requis pour comprendre que toutes choses, événements, rencontres et circonstances sont salutaires. C'est seulement dans la mesure où elles sont salutaires que tout degré de réalité peut leur être accordé dans ce monde d'illusions. Le mot " valeur " ne peut s'appliquer à rien d'autre que cela.

5. La troisième étape que l'enseignant de Dieu doit traverser peut être appelée " une période d'abandon ". Si la chose est interprétée comme un renoncement à ce qui est désirable, cela va engendrer un conflit énorme. Rares sont les enseignants de Dieu qui échappent entièrement à cette détresse. Toutefois, à quoi bon faire le tri des valeurs à moins d'entreprendre le prochain pas qui s'impose. La période de chevauchement risque d'en être une au cours de laquelle l'enseignant de Dieu sent qu'il est appelé à sacrifier ses meilleurs intérêts au profit de la vérité. Il n'a pas encore réalisé combien il est absolument impossible qu'une telle exigence lui soit imposée. Il ne peut apprendre cela qu'en renonçant effectivement à ce qui n'a pas de valeur. De cette façon, il apprend qu'à la place de la douleur qu'il anticipait, il trouve plutôt un état de grâce. Là où il pensait qu'on lui demanderait quelque chose, il se rend compte qu'un cadeau lui est offert.

6. Vient ensuite " une période d'apaisement ". C'est une période tranquille dans laquelle l'enseignant de Dieu se repose en paix, pour un temps raisonnable. (p.11) Il consolide maintenant son apprentissage. Il commence, à présent, à voir la valeur de transfert de ce qu'il a appris. Son potentiel est littéralement renversant et, à ce stade de sa progression, l'enseignant de Dieu voit maintenant la façon de s'en sortir. " Laisse tomber ce que tu ne veux pas et garde ce que tu veux ". Que l'évidence est simple! Et combien facile à accomplir! L'enseignant de Dieu a besoin de cette période de répit. Il n'est pas encore rendu aussi loin qu'il pense. Cependant, lorsqu'il est prêt à continuer, il le fait avec de puissants compagnons à ses côtés. Il se repose alors un moment, puis il rassemble ses compagnons avant de repartir. Désormais, il n'avancera pas seul.

7. La prochaine étape est vraiment "une période de dérangement ". Maintenant, l'enseignant de Dieu comprend qu'il ne savait vraiment pas ce qui était valable et ce qui ne l'était pas. Tout ce qu'il a vraiment appris jusqu'ici, c'est qu'il ne voulait pas ce qui n'avait pas de valeur et qu'il voulait certainement ce qui en avait. Pourtant, sa propre sélection était inutile pour lui enseigner la différence. L'idée du sacrifice, tellement centrale dans son système de pensée, lui avait rendu le choix impossible. Il pensait avoir appris ce qu'était le consentement, mais maintenant, il se rend compte qu'il n'en comprend pas l'utilité. Et il doit désormais essayer d'atteindre un état qui peut lui demeurer inaccessible pour très, très longtemps. Il doit apprendre à mettre tout jugement de côté et demander seulement ce qu'il veut vraiment, et ceci, en toute circonstance. Si ce n'était du fait que chaque pas ne soit si solidement ou fortement soutenu dans cette direction, il lui serait en effet très difficile d'avancer!

8. Et finalement, il y a " une période d'achèvement ". C'est là que l'apprentissage est consolidé. Ce qui était perçu auparavant simplement comme des ombres constitue maintenant des acquis solides sur lesquels on peut compter dans toutes les " urgences " aussi bien que dans les moments tranquilles. En vérité, la tranquillité est le résultat de ces acquis. C'est l'aboutissement d'un apprentissage honnête, d'une pensée conséquente et d'un transfert complet. C'est l'étape de la paix véritable, car c'est pleinement le reflet de l'état du Paradis. À partir d'ici, le chemin du Paradis est ouvert et facile. En fait, il est ici. Qui " irait " ailleurs si la paix d'esprit était déjà complète en lui? Et qui chercherait à changer la tranquillité pour quelque chose de plus désirable? Qu'est-ce qui pourrait être plus désirable que cela?

II. L'HONNÊTETÉ

1. Tous les autres traits des enseignants de Dieu reposent sur la confiance. Une fois que cela a été accompli, les autres ne peuvent manquer de suivre. Seuls ceux qui ont la confiance peuvent se permettre l'honnêteté, car eux seuls peuvent voir sa valeur. L'honnêteté ne s'applique pas seulement à ce que vous dites. En fait, la vraie signification du terme est : cohérence. Il n'y a rien de ce que vous dites qui contredit ce que vous faites ou pensez; (p.12) aucune de vos pensées ne s'oppose entre elles; aucune action ne dément votre parole; et aucune parole n'est en désaccord avec une autre. Tels sont ceux qui sont vraiment honnêtes. Ils ne sont en conflit avec eux-mêmes à aucun niveau. En conséquence, il leur est impossible d'être en conflit avec quiconque ou quoi que ce soit.

2. La paix d'esprit que les enseignants de Dieu avancés connaissent dépend en grande partie de leur honnêteté parfaite. Il n'y a que le désir de tromper qui cause la guerre. Aucune personne unifiée en elle-même ne peut concevoir le conflit. Le conflit est le résultat inévitable de l'auto-tromperie, et l'auto-tromperie n'est que malhonnêteté. Il n'y a pas de défi pour un enseignant de Dieu. Le défi implique le doute, et la confiance sur laquelle repose la sécurité des enseignants de Dieu rend le doute impossible. En conséquence, ils ne peuvent que réussir. En cela, comme en toute chose, ils sont honnêtes. Ils ne peuvent que réussir parce qu'ils ne font jamais que leur seule volonté. Ils choisissent pour toute l'humanité ; pour le monde entier et toutes les choses qui s'y trouvent; pour ce qui est inaltérable et immuable au-delà des apparences; et pour le Fils de Dieu et son Créateur. Comment peuvent-ils ne pas réussir? Ils choisissent dans l'honnêteté parfaite, et sont aussi certains de leur propre choix qu'ils le sont d'eux-mêmes.

III. LA TOLÉRANCE

1. Les enseignants de Dieu ne jugent pas. Juger, c'est d'être malhonnête, car juger c'est de tenter d'assumer une fonction que vous n'avez pas. Le jugement sans se duper soi-même est impossible. Le jugement implique que vous avez été dupé par vos frères. Alors, comment n'auriez-vous pas été dupé par vous-même? Le jugement implique un manque de confiance et la confiance demeure la pierre d'assise de tout le système de pensée de l'enseignant de Dieu. Que ceci soit oublié et tout son apprentissage disparaît. Sans jugement, toutes les choses deviennent acceptables au même niveau. Et, lorsqu'elles sont ainsi reconnues, qui pourrait les juger. Sans jugement, tous les hommes sont des frères et, lorsqu'il en est ainsi, lequel d'entre eux pourrait-il être rejeté? Le jugement détruit l'honnêteté et assombrit la confiance. Aucun enseignant de Dieu ne peut juger tout en espérant apprendre.

IV. LA BIENVEILLANCE

1. Il est impossible que du mal arrive aux enseignants de Dieu. Ils ne peuvent ni commettre le mal, ni être l'objet du mal. Le mal est le résultat du jugement. C'est l'action malhonnête qui résulte d'une pensée malhonnête. C'est un verdict de culpabilité (p.13) envers un frère, donc envers soi-même. C'est la fin de la paix et le renoncement de l'apprentissage. C'est la démonstration de l'absence du programme de Dieu et son remplacement par la folie. Tout enseignant de Dieu doit apprendre-et ceci, très tôt dans sa formation-que la méchanceté lui fait perdre toute conscience de sa fonction. Cela le rendra confus, craintif, coléreux et méfiant. Il deviendra impossible, pour lui, d'apprendre les leçons de l'Esprit Saint, Lequel peut seulement être entendu par ceux qui réalisent en fait que le mal ne peut rien accomplir. Rien de bon ne peut en sortir.

2. Donc, les enseignants de Dieu sont d'une gentillesse totale. Ils ont besoin de cette force de la gentillesse, car c'est en elle que leur fonction de salut devient facile. Pour ceux qui feraient le mal, cette fonction serait impossible. Pour ceux qui ne voient aucune signification dans le mal, la fonction du salut est tout simplement naturel. Quel autre choix sinon celui-là peut avoir une signification pour le sain d'esprit? Qui choisit l'enfer lorsqu'il perçoit un chemin vers le Ciel? Et qui choisirait la faiblesse-qui ne peut que venir du mal-à la place de la force infaillible, enveloppante et illimitée de la bienveillance? La puissance des enseignants de Dieu vient de leur gentillesse, car ils ont compris que leurs pensées malicieuses ne viennent ni du Fils de Dieu ni de son Créateur. Ainsi ont-ils uni leurs pensées avec Celui qui est leur Source. Et alors, leur volonté qui fut toujours la Sienne est libre de s'exprimer telle qu'elle est.

V. LA JOIE

1. La joie est le résultat inévitable de la gentillesse. La gentillesse signifie que la peur est maintenant impossible et que pourrait-il donc arriver pour entraver la joie? Les mains ouvertes de la gentillesse sont toujours pleines. Les gentils n'ont pas de douleur. Ils ne peuvent souffrir. Pourquoi ne seraient-ils pas joyeux? Ils sont sûrs d'être bien-aimés et se doivent d'être en sécurité. La joie accompagne la gentillesse aussi sûrement que le chagrin accompagne l'attaque. Les enseignants de Dieu ont confiance en Lui. Et ils sont certains que Son Enseignant les précède, s'assurant ainsi qu'aucun mal ne peut leur arriver. Ils détiennent Ses dons et suivent Son chemin parce que la Voix de Dieu les dirige en toute chose. La joie est leur chant de remerciement. Et le Christ les embrasse du regard tout en les remerciant. Le besoin qu'Il a d'eux est aussi grand que celui qu'ils ont de Lui. Quelle joie de partager le but du salut !

VI. ATTITUDE SANS DÉFENSE

1. (p.14) Les enseignants de Dieu ont appris la simplicité. Ils n'ont aucun rêve nécessitant le besoin d'être défendu contre la vérité. Ils n'essayent pas de se faire eux-mêmes. Leur joie vient du fait qu'ils apprennent Qui les a créés. Et ce que Dieu a créé a t-il besoin d'être défendu? Personne ne peut devenir un enseignant de Dieu avancé avant qu'il comprenne entièrement que les défenses ne sont que les sots gardiens de folles illusions. Plus le rêve est grotesque, plus féroces et puissantes semblent être ses défenses. Pourtant, lorsque l'enseignant de Dieu est finalement d'accord pour voir au-delà de ces rêves, il se rend compte qu'il n'y avait rien là, rien du tout. Lentement, au début, il se laisse détromper lui-même. Mais il apprend de plus en plus vite, à mesure que sa confiance augmente. Ce n'est pas le danger qui vient lorsque les défenses sont abandonnées. C'est la sécurité qui s'installe. C'est la paix qui nous enveloppe. C'est la joie que nous respirons. Et c'est finalement Dieu qui nous habite.

VII. LA GÉNÉROSITÉ

1. Le terme générosité a une signification spéciale pour l'enseignant de Dieu. Ce n'est pas le sens habituel du mot; en fait, il s'agit d'un sens qui doit être appris, et appris très soigneusement. Comme tous les autres attributs de Dieu, celui-ci repose finalement sur la confiance, car, sans confiance, personne ne peut être généreux dans le vrai sens du terme. Pour le monde, la générosité veut dire " donner " dans le sens de " se départir "… Pour les enseignants de Dieu, elle signifie : donner de façon à garder. Cela a été mis en relief à travers le texte et le livre d'exercices, mais c'est probablement le concept qui reste le plus éloigné de la pensée du monde et bien davantage encore de plusieurs autres idées de notre programme. Son aspect le plus étrange réside simplement dans l'évidence de son renversement de la pensée du monde. À son niveau le plus élémentaire, la signification du mot générosité est, pour le monde, à l'exact opposé de ce qu'elle est pour les enseignants de Dieu.

2. L'enseignant de Dieu est généreux par intérêt de Soi. Toutefois, cela ne se réfère pas à un soi dont parle le monde. L'enseignant de Dieu ne veut rien qu'il ne puisse donner parce qu'il réalise que cela, par définition, n'aurait pas de valeur pour lui. Pour quelle raison le voudrait-il? Il ne pourrait que perdre à cause de cela. Il ne pourrait gagner. En conséquence, il ne recherche pas ce qu'il ne peut que garder, car cela lui garantirait une perte, et il ne veut pas souffrir. Pourquoi chercherait-il à s'infliger de la douleur? Il ne veut pas garder pour lui-même les choses qui sont de Dieu et donc pour Son Fils. Ces choses sont celles qui lui appartiennent. Ce sont elles qu'il peut donner dans la vraie générosité, les protégeant pour lui-même et pour toujours.

VIII. LA PATIENCE

1. (p.15) Ceux qui sont certains du dénouement peuvent se permettre d'attendre et d'attendre sans anxiété. Pour l'enseignant de Dieu, la patience est naturelle. Tout ce qu'il voit, c'est un dénouement certain, à un moment que peut-être il ne connaît pas encore, mais qui est inéluctable. Le temps sera approprié autant que la réponse. Et cela est vrai pour tout ce qui arrive maintenant ou arrivera dans le futur. Le passé ne contenait pas d'erreur non plus; il n'y a rien qui ne s'est produit sans être bénéfique pour le monde ou pour celui à qui cela semblait arriver. Peut-être que cela ne fut pas compris en ce temps-là. Malgré cela, l'enseignant de Dieu est disposé à reconsidérer toutes ses décisions du passé si elles peuvent maintenant causer de la souffrance à quelqu'un. La patience est naturelle pour ceux qui ont confiance. Sûrs de l'interprétation ultime de toutes choses dans le temps, aucun dénouement déjà vu ou à venir ne peut leur causer de la peur.

IX. LA FOI

1. L'ampleur de la foi de l'enseignant de Dieu est à la mesure de son avancement dans le programme. Met-il en pratique cet apprentissage seulement dans quelques aspects de sa vie, tout en continuant d'en garder d'autres à l'écart? Si oui, son avancement est limité et sa confiance n'est pas encore fermement établie. La générosité de l'enseignant de Dieu, c'est la confiance dans la Parole de Dieu pour établir toutes choses correctement; pas seulement quelques-unes, mais toutes. Généralement, la fidélité de son engagement commence en s'appuyant juste sur quelques problèmes, elle demeure soigneusement limitée, pour un temps. Abandonner tous les problèmes à une seule Réponse équivaut à renverser entièrement la pensée du monde. En cela seulement se trouve la foi. Rien d'autre que cela ne mérite vraiment ce nom. Et pourtant, chaque étape, peu importe sa petitesse, vaut d'être accomplie. Être prêt, comme le dit le texte, ne signifie pas que la maîtrise soit atteinte.

2. Toutefois, la foi véritable ne dévie pas. Être conséquent, c'est être entièrement honnête. Être sans déviation est la plénitude de la confiance. Avoir le courage comme assise, c'est d'être gentil. Être certain de son choix, c'est d'être joyeux. Et se sentir en confiance, c'est d'être tolérant. La fidélité de l'engagement combine donc en elle-même les autres attributs des enseignants de Dieu. Elle implique l'acceptation de la Parole de Dieu et de la définition qu'Il a de Son Fils. C'est vers Eux que la foi, dans son vrai sens, est toujours dirigée. Vers la Parole de Dieu et de Son Fils, elle dirige son regard, cherchant jusqu'à ce qu'elle trouve. Et, l'ayant trouvé, se repose dans la paisible certitude que c'est en cela seulement que toute foi est méritée.

X. L'OUVERTURE D'ESPRIT

1. (p.16) Le rôle central que joue l'ouverture d'esprit-peut-être le dernier des attributs que l'enseignant de Dieu acquiert-est facilement compris lorsque sa relation avec le pardon est reconnue. L'ouverture d'esprit vient avec l'absence de jugement. Alors que le jugement ferme l'esprit contre l'enseignant de Dieu, l'ouverture d'esprit l'invite à entrer. Alors que la condamnation juge le Fils de Dieu comme mauvais, l'ouverture d'esprit lui permet d'être jugé par la Voix de Dieu plaidant pour Lui en Son nom. Alors que la projection de la culpabilité sur lui, l'enverrait en enfer, l'ouverture d'esprit laisse l'image du Christ lui être apportée. Seulement ceux qui sont ouverts d'esprit peuvent être en paix, car eux seuls en voient l'utilité.

2. Comment ceux qui ont l'esprit ouvert pardonnent-ils? Ils ont renoncé à tout ce qui pourrait empêcher le pardon. En vérité, ils ont abandonné le monde et permis qu'il leur soit restauré dans une joie et une nouveauté telle qu'ils n'auraient jamais pu concevoir un changement pareil. Rien n'est plus maintenant comme avant. Tout ce qui était terne et sans vie brille maintenant de mille feux. Et par-dessus tout, tout est accueillant, car la menace n'existe plus. Il n'y a plus de nuages pour cacher la face du Christ. Le but est maintenant atteint. Le pardon est le but final du programme. Il pave le chemin pour ce qui est bien au-delà de l'apprentissage. Le programme ne fait pas d'effort pour excéder son but légitime. Le pardon est son seul but envers lequel tout apprentissage converge finalement. En effet, cela suffit.

3. Vous avez pu remarquer que la liste des attributs de Dieu ne contient pas les choses qui sont l'héritage des Fils de Dieu. Des termes comme amour, innocence, perfection, connaissance et vérité éternelle n'apparaissent pas dans ce contexte. Ils seraient des plus impropres ici. Ce que Dieu a donné est tellement au-delà de notre programme que l'apprentissage ne peut que disparaître en sa présence. Toutefois, pendant que sa présence est obscurcie, il est approprié de mettre toute l'attention sur le programme. C'est la fonction des enseignants de Dieu d'apporter au monde un véritable apprentissage. À proprement parler, c'est le " désapprentissage " qu'ils apportent, car cela est " le véritable apprentissage " dans le monde. Il est donné aux enseignants de Dieu d'apporter au monde la bonne nouvelle du pardon complet. Bénis sont-ils en effet, car ils sont ceux qui apportent le salut.

5. COMMENT LA GUÉRISON S'ACCOMPLIT- ELLE?

1. (p.17) La guérison implique une compréhension de ce à quoi sert l'illusion de la maladie; sans cela, la guérison est impossible.

I. LE BUT PERÇU DE LA MALADIE

1. La guérison est accomplie à l'instant où celui qui souffre ne voit plus de validité dans la douleur. Qui choisirait la souffrance à moins de penser qu'elle lui apporte quelque chose ayant une valeur pour lui? Il doit penser que c'est payer peu pour quelque chose de plus grande valeur, car la maladie est un choix,une élection, une décision. C'est le choix de la faiblesse dans la conviction erronée que c'est de la force. Lorsque cela se produit, la vraie force est vue comme une menace et la santé comme un danger. La maladie est une méthode, conçue dans la folie, pour placer le Fils de Dieu sur le Trône de son Père. Dieu est vu comme à l'extérieur, féroce et puissant, avide de garder tout pouvoir pour lui. Seulement par Sa mort peut-il être conquis par Son Fils.

2. Dans cette folle conviction, à quoi correspond la guérison? Elle symbolise la défaite du Fils de Dieu et le triomphe de son Père sur lui. Elle représente la forme directe de l'ultime défi que le Fils de Dieu est forcé de reconnaître. Elle représente tout ce qu'il se cacherait à lui-même pour protéger sa " vie ". S'il est guéri, il devient responsable de ses pensées. Et s'il est responsable de ses pensées, il sera tué pour lui prouver combien il est faible et pitoyable. Mais, s'il choisit lui-même la mort, sa faiblesse devient sa force. Il se sera donné lui-même ce que Dieu lui aurait donné et, en conséquence, aura usurpé entièrement le trône de son Créateur.

II. LE CHANGEMENT DE PERCEPTION

1. La guérison doit se produire dans la proportion exacte de l'absence de valeur reconnue de la maladie. La personne n'a qu'à dire " il n'y a aucun gain du tout pour moi dans cela " et elle est guérie. Mais, pour dire cela, elle doit d'abord avoir reconnu certains faits. Premièrement, il est évident que les décisions ont leur source dans la pensée, non dans le corps. Si la maladie n'est qu'une approche erronée dans la solution des problèmes, c'est une décision. Et, si c'est une décision, c'est la pensée et non le corps qui la prend. La résistance à reconnaître cela est énorme parce que l'existence du monde tel que vous le percevez dépend de la conviction que le corps est le décideur. (p.18) Des termes comme " instincts ", " réflexes " et d'autres semblables représentent une tentative pour doter le corps de motivations qui se sont pas d'origine mentale. En réalité, une terminologie semblable ne fait qu'énoncer ou décrire le problème. Elle ne le résout pas.

2. Accepter que la maladie soit une décision de la pensée, dans un but pour lequel elle utiliserait le corps, est la base de la guérison. Un patient en décide ainsi et il recouvre la santé. Et cela s'applique à toutes les formes de guérison. S'il décide contre le recouvrement, il ne sera pas guéri. Qui est le médecin? Ce n'est que la pensée du patient lui-même. Le résultat est celui de sa décision. Des agents spéciaux semblent le soigner, mais ils ne font que donner une forme à son propre choix et à ses désirs. Et c'est ce qu'ils font, rien d'autre. En fait, ils ne sont aucunement requis. Le patient pourrait simplement se lever sans leur aide et dire : " Je n'ai pas besoin de cela ". Il n'y aurait alors aucune forme de maladie qui ne serait guérie immédiatement.

3. Quel est la seule condition préalable pour ce changement de perception? Simplement ceci: reconnaître que la maladie découle de la pensée et n'a rien à voir avec le corps. Que " coûte " cette reconnaissance? Il en coûte la totalité du monde que vous voyez, car le monde n'apparaîtra plus jamais comme s'il gouvernait la pensée. Parce que convenir de cela place la responsabilité où elle se doit; non dans le monde, mais en celui qui regarde le monde et le voit comme il n'est pas. Il regarde ce qu'il choisit de voir. Ni plus, ni moins. Le monde ne l'affecte pas. Il a simplement pensé qu'il en était affecté. Par ailleurs, il n'affecte pas le monde non plus parce que la perception qu'il en avait était erronée. En cela se trouve la libération, à la fois de la culpabilité et de la maladie, car elles sont une seule et même chose. Toutefois, pour l'acceptation de cette libération, l'insignifiance du corps doit devenir une idée acceptable.

4. Avec cette idée, la souffrance disparaît à jamais. Mais avec cette idée disparaît également toute confusion au sujet de la création. Cela n'en découle-t-il pas nécessairement? Placez la cause et l'effet dans leur vraie séquence à cet égard et l'apprentissage va se généraliser et transformer le monde. La valeur de transfert d'une idée authentique n'a ni fin ni limite. Le résultat final de cette leçon, c'est le souvenir de Dieu. Que signifient maintenant, culpabilité et maladie, douleurs, désastres et toute souffrance? N'ayant plus de raison d'être, ils se sont envolés ou ont disparu. Et avec eux sont également partis tous les effets qu'ils semblaient causer. Cause et effet ne font que reproduire la création. Vus dans leur juste perspective, sans distorsion et sans peur, ils ré-établissent le ciel.

III. LA FONCTION DE L'ENSEIGNANT DE DIEU

1. (P.19) Si le patient doit changer sa pensée pour être guéri, quel est le rôle de l'enseignant de Dieu? Peut-il changer la pensée du patient pour lui? Certainement pas. Car, pour ceux qui sont d'accord pour changer leur pensée, il n'a pas d'autre fonction que de se réjouir avec eux, car ils sont devenus des enseignants de Dieu avec lui. Toutefois, il a une fonction plus spécifique pour ceux qui ne comprennent pas ce qu'est la guérison. Ces patients ne réalisent pas qu'ils ont choisi la maladie. Au contraire, ils croient que c'est la maladie qui les a choisis. Et ils n'ont pas l'esprit ouvert sur ce point non plus. Le corps leur dit quoi faire et ils obéissent. Ils ne réalisent pas combien ce concept est insensé. S'ils ne faisaient que s'en douter, ils seraient guéris. Et pourtant ils ne se doutent de rien. Pour eux, la séparation est vraiment réelle.

2. Les enseignants de Dieu viennent vers eux pour représenter un autre choix qu'ils ont oublié. La simple présence d'un enseignant de Dieu constitue un rappel. Ses pensées réclament le droit de remettre en cause ce que le patient a accepté comme vrai. Comme des messagers de Dieu, Ses enseignants sont les symboles du salut. Ils demandent au patient qu'il pardonne au Fils de Dieu en son propre Nom. Ils représentent l'Alternative. Avec la Parole de Dieu dans leurs pensées, ils viennent dans la bénédiction,non pour guérir les malades, mais pour leur rappeler la guérison que Dieu leur a déjà donnée. Ce ne sont pas leurs mains qui guérissent. Ce n'est pas leur voix qui transmet la Parole de Dieu. Ils ne font que donner ce qui leur a été donné. Très gentiment, ils appellent leurs frères pour les détourner de la mort. Regarde, toi le Fils de Dieu, ce que la Vie peut t'offrir. Choisirais-tu la maladie au lieu de ceci?

3. Pas un seul instant, les enseignants de Dieu avancés ne prennent en considération les formes de maladie auxquelles leurs frères croient. Le faire serait d'oublier que les maladies ont tous le même but et, en conséquence, ne sont pas différentes. Ils recherchent la Voix de Dieu chez ce frère qui s'est trompé lui-même en croyant que le Fils de Dieu peut souffrir. Et ils lui rappellent qu'il ne s'est pas fait lui-même et doit demeurer comme Dieu l'a créé. Ils reconnaissent que les illusions ne peuvent avoir d'effet. La vérité dans leur pensée rejoint la vérité dans la pensée de leurs frères, de telle sorte que les illusions ne sont pas renforcées. Ils sont ainsi amenés à la vérité; la vérité n'est pas amenée à eux. Ainsi sont dissipées les illusions, non par la volonté d'un autre, mais par l'union de la seule Volonté qui existe en elle-même. Voici la fonction des enseignants de Dieu : voir qu'aucune volonté n'est séparée de la leur, non plus que la leur n'est séparéede celle de Dieu.

6. LA GUÉRISON EST-ELLE ASSURÉE ?

1. (P.20) La guérison est toujours assurée. Il est impossible de conserver les illusions après les avoir apportées à la vérité. La vérité démontre que les illusions n'ont aucune valeur. L'enseignant de Dieu a vu dans la pensée du patient la correction de ses erreurs et il la reconnaît pour ce qu'elle est. Ayant accepté la Réconciliation pour lui-même, il l'a acceptée aussi pour le patient. Toutefois, qu'arrive-t-il si le patient se sert de la maladie comme mode de vie, croyant que la guérison est le chemin de la mort? Dans un tel cas, une guérison soudaine pourrait précipiter une dépression intense et un sentiment de perte tellement profond que le patient pourrait même tenter de se détruire. N'ayant plus de raison de vivre, il pourrait demander la mort. Pour sa protection, la guérison doit attendre.

2. La guérison attendra toujours si elle est perçue comme une menace. Elle est là à l'instant où elle est la bienvenue. Là où la guérison a été donnée, elle sera reçue. Et que représente le temps face aux dons de Dieu? Plusieurs fois dans le texte, nous avons fait référence aux immenses trésors disponibles également pour le donneur et le receveur des dons de Dieu. Aucun d'entre eux n'est perdu, car ils peuvent seulement se multiplier. Aucun enseignant de Dieu ne devrait être déçu si, ayant offert une guérison, elle ne semble pas avoir été reçue. Ce n'est pas à lui de juger quand son don devrait être accepté. Qu'il soit certain d'avoir été reçu et qu'il ait confiance d'être accepté lorsqu'il sera reconnu comme une bénédiction et non comme une malédiction.

3. Ce n'est pas la fonction des enseignants de Dieu d'évaluer le résultat de leurs dons. Leur fonction est tout simplement de les offrir. Lorsqu'ils ont fait cela, ils ont aussi offert le résultat, car il fait partie de leur don. Aucune personne ne peut donner si elle est inquiète quant au résultat de son don. Cela serait une limite sur l'action de donner, et alors ni le donneur ni le receveur touché n'obtiendraient le don. La confiance est une partie essentielle du don; en fait, c'est cette partie qui rend le partage possible, la partie qui garantit que le donneur ne peut perdre, mais seulement gagner. Qui offre un don et le garde ensuite pour être certain qu'il sera utilisé selon ce que le donneur juge approprié? Ceci n'est pas donner, mais plutôt emprisonner.

4. C'est l'abandon de toute inquiétude au sujet du don qui fait qu'il soit véritablement un don. Et c'est la confiance qui rend possible l'action de donner. La guérison, c'est le changement de pensée que l'Esprit Saint opère dans la pensée du patient. Et c'est l'Esprit Saint, dans la pensée du donneur, Qui lui donne le don. Comment pourrait-il se perdre? Comment pourrait-il être inefficace? Comment pourrait-il être gaspillé? La chambre aux trésors de Dieu ne peut (p.21) jamais être vide. Et, s'il n'en manquait qu'un, elle ne serait pas pleine. Et pourtant Dieu garantit sa plénitude. Quelle inquiétude, alors, l'enseignant de Dieu pourrait-il entretenir relativement à ce qu'il arrivera de ses dons? Donné par Dieu et à Dieu, qui peut dans ce saint échange recevoir moins que le tout?

7. LA GUÉRISON DEVRAIT-ELLE ÊTRE RÉPÉTÉE ?

1. (P.22) Cette question contient en elle-même sa réponse. La guérison ne peut être répétée. Si le patient est guéri, que peut-il rester à guérir chez lui? Et, si la guérison est certaine, ainsi que nous l'avons déjà dit, qu'est-ce qui serait à répéter? Pour un enseignant de Dieu, demeurer inquiet du résultat de la guérison, c'est limiter la guérison. Dans ce cas, c'est l'enseignant de Dieu lui-même dont la pensée a besoin d'être guérie. Et c'est cela qu'il doit permettre. Il est maintenant le patient et il doit se voir comme tel. Il a fait une erreur et il doit consentir à changer d'idée à son sujet. Il n'a pas eu la confiance qui fait que l'on donne vraiment et il n'a donc pas bénéficié de son don.

2. À chaque fois qu'un enseignant de Dieu a essayé d'être un canal pour la guérison, il a réussi. S'il était tenté de douter de cela, il ne devrait pas répéter son effort préalable. Cela était déjà maximal parce que l'Esprit Saint l'a accepté ainsi et l'a utilisé ainsi. L'enseignant de Dieu n'a maintenant qu'une direction à suivre. Il doit utiliser sa raison pour se dire à lui-même qu'il a remis le problème à Celui qui ne peut faillir et doit reconnaître que sa propre incertitude n'est pas de l'amour, mais de la peur, donc de la haine. Sa position est ainsi devenue insoutenable, car il offre de la haine à celui à qui il a offert de l'amour. C'est une situation impossible. Ayant offert l'amour, seul l'amour peut être reçu.

3. C'est en cela que l'enseignant de Dieu doit avoir confiance. C'est ce que l'on veut vraiment dire en affirmant que l'unique responsabilité du travailleur en miracles est d'accepter la Réconciliation pour lui-même. L'enseignant de Dieu est un travailleur en miracles parce qu'il fait cadeau des dons qu'il a reçus. Toutefois, il doit d'abord les accepter. Il n'a pas d'autre chose à faire et il n'y a, par ailleurs, rien de plus qu'il pourrait faire. En acceptant la guérison, il peut la donner. S'il doute de cela, alors, qu'il se rappelle Qui a fait le don et Qui l'a reçu. De cette façon, son doute sera corrigé. Il a pensé que les dons de Dieu pouvaient être enlevés. Ce fut une erreur, mais une erreur qui ne mérite pas qu'on s'y attache. Et ainsi, l'enseignant de Dieu peut la reconnaître seulement pour ce qu'elle est et la laisser être corrigée pour lui.

4. Une des tentations des plus difficiles à reconnaître est de douter d'une guérison parce que les symptômes de la maladie continuent d'être apparents; c'est une erreur sous la forme d'un manque de confiance. Comme telle, c'est une attaque. Normalement, cela semble plutôt le contraire. Il semble en effet plutôt déraisonnable de se faire dire qu'entretenir une inquiétude, c'est une attaque. Cela ressemble en tout point à l'amour. Pourtant l'amour sans confiance est impossible, et le doute et la confiance ne peuvent coexister. Et la haine ne peut qu'être (p.23) le contraire de l'amour, peu importe la forme qu'elle prend. Et ne doutant pas du don, il est impossible de douter de son résultat. Ceci est la certitude qui donne aux enseignants de Dieu le pouvoir d'être des travailleurs en miracles, car ils ont mis leur confiance en Lui.

5. La base réelle du doute au sujet du résultat de la solution de tout problème qui a été donné à résoudre à l'enseignant de Dieu, est toujours le doute de soi. Et cela implique nécessaire-ment que la confiance fut placée dans un soi illusoire, car il n'y a que d'un tel soi qu'on peut douter. Cette illusion peut prendre plusieurs formes. Peut-être y a-t-il une peur de la faibles-se et de la vulnérabilité. Peut-être y a-t-il une peur de l'échec et de la honte associée à un sentiment d'insuffisance. Peut-être y a-t-il un embarras culpabilisant découlant d'une fausse humilité. La forme de l'erreur n'est pas importante. Ce qui est important, c'est seulement de reconnaître une erreur pour ce qu'elle est.

6. L'erreur est toujours une forme quelconque de préoccupation du soi à l'exclusion du patient. C'est de faillir à le reconnaître comme faisant partie du Soi et par le fait même, représente une confusion d'identité. Le conflit au sujet de ce que vous êtes est entré dans votre pensée et vous vous êtes trompé au sujet de vous-même. Et vous vous êtes trompé à votre propre sujet parce que vous avez dénié la Source de votre Création. Si vous n'offrez que la guérison, vous ne pouvez douter. Si vous voulez vraiment voir le problème se résoudre, vous ne pouvez douter. Si vous avez la certitude de ce qu'est le problème, vous ne pouvez douter. Le doute est le résultat d'un conflit de désirs. Soyez certain de ce que vous voulez et le doute devient alors impossible.

8. COMMENT LA PERCEPTION D'UN ORDRE DE DIFFICULTÉS PEUT-ELLE ÊTRE ÉVITÉE ?

1. (P.24) La croyance dans un ordre de difficultés est la base de la perception du monde. Elle repose sur les différences; sur un arrière-plan inégal et un premier plan changeant, sur des hauteurs différentes et des grandeurs diverses, sur des degrés variables d'obscurité et de lumière, ainsi que sur des milliers de contrastes dans chaque chose en concurrence les unes avec les autres pour être reconnues. Un grand objet va en reléguer un plus petit dans l'ombre. Une chose brillante va ravir l'attention à une autre possédant moins d'intensité dans l'attrait. Et une idée plus menaçante ou conçue comme plus désirable selon les standards du monde, perturbe complètement l'équilibre mental. Ce que les yeux du corps voient n'est que conflit. Ne vous fiez pas à eux pour obtenir paix et compréhension.

2. Les illusions sont toujours des illusions de différences. Comment pourrait-il en être autrement? Par définition, une illusion est une tentative de rendre réelle une chose perçue comme étant d'importance majeure, mais qui est reconnue comme n'étant pas vraie. Dans l'intensité de son désir de l'avoir pour elle-même, la raison cherche donc à la rendre vraie. Les illusions sont des travestis de la création, des tentatives de ramener la vérité à des mensonges. Trouvant la vérité inacceptable, la pensée se révolte contre la vérité et se donne une illusion de victoire. Elle trouve que la santé est un fardeau et elle se retire dans des rêves pleins de fièvre. Et dans ces rêves, la pensée est séparée, différente de la pensée des autres, avec des intérêts différents qui lui sont propres et capables de satisfaire ses besoins aux dépens des autres.

3. D'où surgissent toutes ces différences ? Elles paraissent certainement se trouver dans le monde extérieur. Cependant, il n'y a aucun doute que c'est l'esprit qui juge ce que les yeux contemplent. C'est lui qui interprète les images que lui transmettent les yeux et c'est lui qui leur " transmet " une " signification ". Cette signification, cependant, n'existe pas du tout dans le monde extérieur. Ce que l'on considère comme étant la " réalité ", est simplement ce que l'esprit préfère. L'esprit projette sa propre hiérarchie des valeurs à l'extérieur et ensuite les envoie aux yeux du corps pour qu'ils les trouvent. Les yeux du corps ne verront donc jamais qu'à travers des contrastes. Mais la perception ne se base pas sur les messages que les yeux lui apportent. Seul l'esprit évalue les messages que lui envoient les yeux et donc, seul l'esprit est responsable de ce que nous voyons. C'est lui qui décide si ce que nous voyons est réel ou illusoire, désirable ou indésirable, agréable ou douloureux.

4. C'est dans le tri et la catégorisation des activités de la pensée que les erreurs de perception s'introduisent. Et c'est ici que la correction doit se faire. La pensée classe ce que les yeux du corps lui amènent en fonction de ses valeurs préconçues, jugeant où, chaque (p.25) donnée des sens convient le mieux. Quelle base pourrait-être plus erronée que cela? La pensée ne se reconnaissant pas elle-même a demandé qu'on lui donne ce qui va convenir à ces catégories. Et, ayant fait cela, elle conclut que les catégories doivent être vraies. C'est en cela que repose le jugement de toutes les différences parce que c'est de cela que dépendent les jugements du monde. Peut-on se fier à ce " raisonnement " confus et insensé pour quoi que ce soit?

5. Il ne peut y avoir d'ordre de difficultés dans la guérison simplement parce que la maladie est une illusion. Est-il plus difficile de dissiper la croyance de l'aliéné dans une plus grande hallucination que dans une plus petite? Acceptera-t-il plus vite l'irréalité d'une voix plus forte qu'il entend que celle d'une voix plus douce? Écartera-t-il plus facilement une exigence de tuer parce qu'elle lui est murmurée ou parce qu'elle lui est hurlée? Et est-ce que le nombre de fourches que portent les diables qu'il voit affecte leur crédibilité dans sa perception? Sa raison les a toutes cataloguées comme réelles et elles sont donc toutes réelles pour lui. Lorsqu'il réalisera qu'elles sont toutes des illusions, elles disparaîtront. Il en est ainsi pour la guérison. Les attributs des illusions, qui semblent les rendre différentes, sont vraiment hors de propos, car ces attributs sont aussi illusoires que les illusions elles-mêmes.

6. (p.26) Les yeux du corps vont continuer à voir les différences. Mais la pensée qui s'est laissé guérir ne les reconnaîtra plus. Il y aura ceux qui vont sembler être " plus malades " que d'autres et les yeux du corps vont rendre compte des changements d'apparence comme avant. Mais la pensée guérie les mettra tous dans une seule catégorie; ces changements sont irréels. Ceci est le don de son Enseignant; comprendre que seulement deux catégories ont une signification dans le tri des messages que la pensée reçoit de ce qui apparaît être le monde extérieur. Et de ces deux, une seule est réelle. Tout comme la réalité est entièrement réelle, au-delà de la grandeur et de la forme, du temps et de l'endroit-les différences ne pouvant exister en elle-les illusions aussi sont sans distinctions. L'unique réponse à la maladie est la guérison. L'unique réponse à toutes les illusions est la vérité.

9. DES CHANGEMENTS SONT-ILS REQUIS DANS LA SITUATION DE VIE DES ENSEIGNANTS DE DIEU?

1. Des changements sont requis dans la pensée des enseignants de Dieu. Cela peut ou non impliquer des changements dans la situation externe. Souvenez-vous que personne ne peut être là où il est par accident et que la chance ne fait aucunement partie du plan de Dieu. Il est plus qu'improbable que dans la formation d'un nouvel enseignant de Dieu les changements d'attitudes ne soient pas les premiers pas. Toutefois, il n'y a aucun modèle préétabli puisque la formation est toujours hautement individualisée. Il y a ceux qui sont appelés à changer leur situation de vie presque immédiatement, mais il s'agit généralement de cas spéciaux. De loin, la majorité reçoit un programme de formation qui évolue lentement et dans lequel le plus d'erreurs antérieures possibles sont corrigées. En particulier, les relations doivent être perçues correctement et toutes les pierres noires, angulaires du ressentiment, extirpées. Autrement, le vieux système de pensée maintiendra encore une assise pour effectuer un retour.

2. Au fur et à mesure que l'enseignant de Dieu avance dans sa formation, il apprend une leçon avec un approfondissement toujours grandissant. Il ne prend pas ses propres décisions; il demande à Son Maître de lui donner Sa réponse et c'est cela qui constitue le guide de ses actions. Cela devient de plus en plus facile au fur et à mesure que l'enseignant de Dieu apprend à abandonner son propre jugement. Cet abandon de jugement, étant évidemment la condition préalable pour entendre la Voix de Dieu, est généralement un processus se déroulant assez lentement, non pas qu'il soit difficile, mais parce qu'il sera sujet à être perçu comme une insulte personnelle. La formation du monde est axée vers un but directement opposé à celui de notre programme. Dans le monde, on apprend à se fier à son propre jugement comme seul critère de maturité et de force. Notre programme enseigne l'abandon du jugement comme condition nécessaire au salut.

10. COMMENT LE JUGEMENT EST-IL ABANDONNÉ ?

1. (P.27) Le jugement, comme d'autres moyens par lesquels le monde de l'illusion est maintenu, est totalement incompris. En fait, on le confond avec la sagesse et on le substitue à la vérité. De la façon dont le monde utilise le terme, un individu est capable de " bon " et de " mauvais " jugement, et son éducation vise à renforcer le premier et à minimiser le second. Il y a toutefois une confusion considérable quant à la signification de ces catégories. Ce qui est un " bon " jugement pour l'un est un " mauvais " jugement pour un autre. De plus, la même personne, classifie la même action comme un signe de " bon " jugement à un moment donné et de " mauvais " à un autre moment. Aucun critère cohérent pour déterminer ce que sont ces catégories ne peut non plus être réellement enseigné. En tout temps, l'étudiant peut être en désaccord avec ce que son soi-disant maître dit à leur sujet et le maître lui-même peut très bien être inconséquent dans ce qu'il croit. Le " bon " jugement, dans ces termes, ne veut rien dire; non plus que le " mauvais ".

2. Pour l'enseignant de Dieu, il est nécessaire de réaliser non pas qu'il ne doit pas juger, mais qu'il ne le peut pas. En abandonnant le jugement, il ne fait qu'abandonner ce qu'il n'avait pas. Il abandonne une illusion; ou mieux encore, il a l'illusion d'un abandon. En fait, il est simplement devenu plus honnête. En reconnaissant que le jugement lui a toujours été impossible, il n'essaie plus de juger. Cela n'est pas un sacrifice. Au contraire, il se place dans une situation où le jugement peut s'effectuer à travers lui plutôt que par lui. Et ce jugement n'est ni " bon " ni " mauvais ". C'est le seul jugement qui soit et il n'y en a pas d'autres : " Le Fils de Dieu est sans culpabilité et le péché n'existe pas ".

3. Le but de notre programme, à l'inverse de celui de l'enseignement du monde, est de reconnaître que le jugement dans le sens habituel est impossible. Ceci n'est pas une opinion, mais un fait. Pour être en mesure de juger quoi que ce soit correctement, il faudrait être entièrement conscient d'une vaste étendue inconcevable de choses : passées, présentes et à venir. On devrait reconnaître d'avance tous les effets de ses jugements sur toutes les personnes et les choses impliquées en eux de toutes les façons possibles. Et de plus, on devrait être certain qu'il n'y a aucune distorsion dans sa perception, de sorte que son jugement serait entièrement juste pour tous ceux sur qui il repose maintenant et dans le futur. Qui est en mesure de faire cela? Qui peut, sauf à travers de grandioses fantaisies, réclamer cette prérogative pour lui-même?

4. (p.28) Souvenez-vous combien de fois vous pensiez que vous connaissiez tous les " faits " nécessaires pour juger et combien vous aviez tort! Y a-t-il quelqu'un qui n'ait pas eu cette expérience? Sauriez-vous combien de fois vous pensiez tout simplement que vous aviez raison, sans jamais réaliser que vous aviez tort? Pourquoi choisiriez-vous une base aussi arbitraire pour prendre des décisions? La sagesse n'est pas le jugement ; c'est l'abandon du jugement. Ne faites donc qu'un seul jugement de plus, celui-ci: " Il y a Quelqu'Un avec vous Dont le jugement est parfait ". Il connaît tous les faits passés, présents et à venir. Il connaît tous les effets de Son jugement sur tous et sur toute chose impliquée de toutes les façons. Et Il est entièrement juste envers toutes les personnes, car il n'y a pas de distorsion dans Sa perception.

5. Alors laissez le jugement de côté, non pas avec regret, mais avec un soupir de gratitude. Vous êtes maintenant libre d'un fardeau qui était si grand, qu'avec lui, vous ne pouviez que chanceler et tomber sous son poids. Et tout cela n'était qu'illusion, rien de plus. Maintenant, l'enseignant de Dieu peut se lever sans poids sur ses épaules et marcher allègrement. Pourtant, son bénéfice n'est pas que cela. Son sentiment d'avoir à se soucier de tout, est disparu car, il n'a plus de souci. Il l'a abandonné avec le jugement. Il s'est donné à Celui en Qui il accepte le jugement plutôt que le sien. Maintenant, il ne fait plus d'erreurs. Son Guide est sûr. Et là où il était venu juger, il vient désormais bénir. Là où il avait l'habitude de venir pleurer, maintenant, il sourit.

6. Il n'est pas difficile d'abandonner le jugement. Mais il est difficile sans aucun doute d'essayer de le garder. L'enseignant de Dieu le met de côté dès l'instant où il reconnaît ce qu'il en coûte d'en faire usage. Toute la laideur qu'il voit autour de lui en est le résultat. Toute la douleur qu'il perçoit en est le résultat. Toute la solitude et le sentiment de perte, le désespoir maladif et la peur de la mort, tout cela en a découlé. Et maintenant, il sait que toutes ces choses n'ont pas besoin d'exister. Aucune d'entre elles n'est vraie. Il a abandonné leur cause et elles qui n'avaient jamais été que les effets de son choix erroné, se sont détachées de lui. Enseignant de Dieu, cette étape vous apportera la paix. Peut-il être difficile de nevouloir que cela?

11. COMMENT LA PAIX EST- ELLE POSSIBLE EN CE MONDE ?

1. (p.29) C'est une question que chacun doit poser. Il est vrai que la paix semble impossible ici. Pourtant, la Parole de Dieu confirme des choses qui semblent également impossibles. Sa Parole a promis la paix. Elle a aussi confirmé que la mort n'existait pas, que la résurrection aurait lieu et que la renaissance serait l'héritage de l'homme. Le monde que vous voyez ne peut être le monde que Dieu affectionne et pourtant, Sa Parole nous assure qu'Il l'aime vraiment. La Parole de Dieu a promis que la paix était possible ici et ce qu'Il promet ne peut être impossible. Mais il est vrai que le monde doit être regardé d'un œil nouveau si on veut que Ses promesses puissent être acceptées. Ce que le monde est, est déjà un fait déterminé. Vous ne pouvez choisir ce que cela devrait être. Mais vous pouvez, et même devez, choisir comment vous voudriez le voir.

2. Nous arrivons encore une fois à la question du jugement. Cette fois, demandez-vous si c'est votre propre jugement ou la Parole de Dieu qui est vraisemblable. Les deux affirment des choses bien différentes à propos du monde, et ces choses sont tellement contradictoires qu'il ne sert à rien d'essayer de les réconcilier. Dieu offre le salut au monde, et votre jugement le condamne. Dieu dit qu'il n'y a pas de mort, et votre jugement voit la mort comme la fin inévitable de la vie. La Parole de Dieu vous assure qu'Il aime le monde, et votre jugement dit qu'il n'est pas digne d'amour. Qui a raison? Il doit y avoir l'un de vous qui ait tort. Il doit en être ainsi.

3. Le texte explique que l'Esprit Saint est la Réponse à tous les problèmes que vous avez engendrés. Ces problèmes ne sont pas réels, mais cela ne signifie rien pour ceux qui croient qu'ils le sont. Aussi, chacun croit en ce qu'il a fait, car cela fut fait en y croyant vraiment. Dans cette situation étrange et paradoxale, n'ayant aucune signification et étant dénuée de sens, et de plus, étant une situation dans laquelle aucune issue ne semble possible, Dieu a envoyé Son Jugement pour remplacer le vôtre. Gentiment, Son Jugement se substitue au vôtre. Et, à travers cette substitution, l'incompréhensible devient compréhensible. Comment la paix est-elle possible en ce monde? Selon votre jugement, cela n'est pas possible et ne le sera jamais. Mais, dans le Jugement de Dieu,ce qui est reflété ici n'est que la paix.

4. La paix est impossible à ceux qui voient la guerre et inévitable à ceux qui offrent la paix. Comment facilement, alors, vous pouvez vous échapper de votre jugement du monde! Ce n'est pas le monde qui fait que la paix semble impossible. C'est le monde que vous voyez qui est impossible. Pourtant, le Jugement (p.30) de Dieu sur ce monde déformé l'a racheté et l'a rendu capable d'accueillir la paix. Et la paix descend sur lui comme une joyeuse réponse. La paix a sa place ici, parce que une Pensée de Dieu y est entrée. Quoi d'autre qu'une Pensée de Dieu change l'enfer en Ciel simplement en étant ce qu'elle est? La terre s'incline devant sa gracieuse Présence et en réponse elle se penche pour se rehausser encore. Maintenant, la question est différente. Ce n'est plus : " La paix est-elle possible en ce monde? ", mais plutôt, " N'est-il pas impossible que la paix soit absente ici? "

12. COMBIEN D'ENSEIGNANTS DE DIEU FAUT- IL POUR SAUVER LE MONDE ?

1. (p.31) La réponse à cette question est…un seul. Un enseignant absolument parfait et dont l'apprentissage est complet suffit. Sanctifié et racheté, celui-là devient lui-même le Fils de Dieu. Celui qui a toujours été entièrement esprit, maintenant ne se voit plus lui-même comme un corps ou même dans un corps. Il est donc sans limites. Étant sans limites, ses pensées sont unies éternellement à celles de Dieu. La perception qu'il a de lui-même est basée sur le Jugement de Dieu, et non sur le sien. Ainsi, partage-t-il la Volonté de Dieu et offre-il ses pensées aux esprits qui sont encore dans l'illusion. Il est un pour toujours, car il est tel que Dieu l'a créé. Il a accepté le Christ et il est sauvé.

2. Ainsi, le fils de l'homme devient-il le Fils de Dieu. Ce n'est pas véritablement un changement; c'est un changement de pensée. Rien d'extérieur n'est altéré, mais tout à l'intérieur, maintenant, reflète seulement l'Amour de Dieu. Désormais, Dieu ne peut plus être craint, car la pensée ne voit plus de cause à la punition. Les enseignants de Dieu apparaissent nombreux, car c'est là le besoin du monde. Étant pourtant unis en un seul but et un but qu'ils partagent avec Dieu, comment pourraient-ils être séparés les uns des autres? Quelle importance y a t-il s'ils apparaissent sous plusieurs formes? Leurs pensées sont une; leur union est complète. Et Dieu agit maintenant à travers eux comme s'ils étaient un, car c'est en réalité ce qu'ils sont.

3. Pourquoi l'illusion qu'il y ait plusieurs enseignants de Dieu est-elle nécessaire? Simplement parce que la réalité n'est pas compréhensible à ceux qui sont dans l'illusion. Ils sont très peu nombreux ceux qui peuvent entendre la Voix de Dieu et encore ils ne peuvent communiquer Ses messages directement à travers l'Esprit de Qui ils les ont reçus. Ils ont besoin d'un moyen à travers lequel la communication devient possible à ceux qui ne réalisent pas qu'ils sont esprit. Un corps qu'ils peuvent voir, une voix qu'ils comprennent et qu'ils écoutent, sans la peur que la vérité susciterait en eux. N'oubliez pas que la vérité ne peut venir que là où elle est accueillie sans crainte. C'est ainsi que les enseignants de Dieu ont besoin d'un corps, car leur unité ne pourrait être reconnue directement.

4. Pourtant, ce qui définit les enseignants de Dieu, c'est leur reconnaissance du vrai but du corps. À mesure qu'ils avancent dans leur profession, ils deviennent de plus en plus certains que la fonction du corps n'est que de laisser entendre à travers lui la Voix de Dieu aux oreilles humaines. Et ces oreilles porteront à la pensée de celui qui écoute des messages qui ne sont pas de ce monde et, à cause de leur Source, la pensée comprendra. À travers cette compréhension, ce nouvel enseignant de Dieu, reconnaîtra ce qu'est réellement le but du corps; la seule utilité (p.32) qu'il a véritablement. Cette leçon est suffisante pour laisser entrer la pensée d'unité et ce qui est un est reconnu comme un. Les enseignants de Dieu semblent partager l'illusion de la séparation, mais, en raison de l'usage qu'ils font du corps, ils ne croient pas dans les illusions malgré les apparences.

5. La leçon centrale est toujours ceci : c'est que le corps deviendra pour vous ce à quoi vous l'utilisez. Utilisez-le pour le péché ou pour l'attaque, ce qui est la même chose que le péché, et vous le verrez comme pécheur. Parce qu'il est coupable, il est faible et, étant faible, il souffre et meurt. Utilisez-le pour apporter la Parole de Dieu à ceux qui ne l'ont pas et le corps devient saint. Parce qu'il est saint, il ne peut être malade et ne peut non plus mourir. Quand son utilité est complétée, il est mis de côté et c'est tout. La pensée prend cette décision comme elle prend toutes les décisions qui sont responsables de la condition du corps. Toutefois, l'enseignant de Dieu ne prend pas seul cette décision. Faire cela serait lui donner un autre but que celui qui le maintient saint. La Voix de Dieu lui dira lorsqu'il aura accompli son rôle, de la même façon qu'Elle lui dit qu'elle est sa fonction. Qu'il s'en aille ou qu'il demeure, ne le fait plus souffrir. La maladie lui est maintenant impossible.

6. Identité en Dieu et maladie ne peuvent coexister. Les enseignants de Dieu choisissent de regarder les rêves pour un temps. C'est un choix conscient. Car ils ont appris que tous les choix sont faits consciemment, en pleine connaissance de leurs conséquences. Le rêve dit autrement, mais qui mettrait sa foi dans les rêves lorsqu'ils sont reconnus pour ce qu'ils sont? La conscience d'être en état de rêve est la véritable fonction des enseignants de Dieu. Ils observent les personnages du rêve aller et venir, bouger et changer, souffrir et mourir. Ils ne se laissent pourtant pas trompés par ce qu'ils voient. Ils reconnaissent que voir une des figures du rêve comme étant malade et séparée n'est pas plus réelle que de la voir belle et en santé. L'identité en Dieu est la seule chose qui ne fasse partie des rêves. Et c'est cela que les enseignants de Dieu reconnaissent comme étant derrière le rêve, au-delà de toute apparence et pourtant leur appartenant de façon certaine.

13. QUEL EST LE VÉRITABLE SENS DU SACRIFICE ?

1. (p.33) Quoiqu'en vérité le terme sacrifice soit tout à fait sans signification, en fait, en ce monde, il a un sens. Comme pour toutes les choses du monde, sa signification est temporaire et se fondra finalement dans le néant d'où elle est sortie, lorsqu'elle n'aura plus d'utilité. Sa vraie signification, pour l'instant, est une leçon. Comme le sont toutes les leçons, c'est une illusion, car en réalité il n'y a rien à apprendre. Toutefois, cette illusion doit être remplacée par un outil de correction; c'est une autre illusion qui remplace la première, de telle sorte que les deux peuvent finalement disparaître. Qu'abandonner les choses de ce monde soit un sacrifice est la première illusion qui se doit d'être délogée, avant qu'un autre système de pensée s'installe. Qu'est-ce que ceci pourrait être d'autre qu'une illusion puisque le monde lui-même n'est rien de plus que cela?

2. Un grand apprentissage est requis pour à la fois réaliser et accepter le fait, que le monde n'a rien à donner. Que peut bien signifier le sacrifice de ce qui n'est rien? Il ne peut pas signifier que vous avez moins à cause de lui. Selon la façon de penser du monde, il n'y a aucun sacrifice qui n'implique pas le corps. Réfléchissez un moment à ce que le monde appelle sacrifice. Pouvoir, renommée, argent, plaisirs physiques ; qui est le " héros " à qui toutes ces choses appartiennent-elles? Peuvent-elles avoir une signification quelconque sauf pour un corps. Pourtant un corps ne peut évaluer. En recherchant de telles choses, la pensée s'associe elle-même au corps, obscurcissant ainsi son identité et perdant de vue ce qu'elle est vraiment.

3. Une fois que cette confusion s'est produite, il devient impossible pour la pensée, de comprendre que tous les " plaisirs " du monde ne sont rien. Mais quel sacrifice-et c'est vraiment un sacrifice-tout cela comporte-t-il? La pensée s'est maintenant condamnée à chercher sans trouver ; à être à jamais insatisfaite et mécontente ; à ne pas savoir véritablement ce qu'elle veut trouver. Qui peut échapper à cette auto-condamnation? Seulement par la Parole de Dieu cela peut être possible. L'auto-condamnation est en fait une décision au sujet de l'identité et personne ne doute de ce qu'il croit être. Il peut douter de toutes choses, mais pas de cela.

4. Les enseignants de Dieu ne peuvent avoir de regret d'abandonner les plaisirs du monde. Est-ce un sacrifice que d'abandonner la douleur? Est-ce qu'un adulte se sent irrité d'abandonner des jouets d'enfants? Est-ce que quelqu'un dont la vision a déjà entrevu la face du Christ re-garde derrière avec regret un carnage? Aucune personne s'étant échappée du monde et de tous ses maux ne s'en souviendra en le condamnant. Toutefois, elle doit se réjouir d'être libre de tous les sacrifices que les valeurs du monde exigeraient d'elle. (p.34) À ces valeurs, elle sacrifie toute sa paix. Elle leur sacrifie toute sa liberté. Et pour les posséder, elle doit sacrifier également son espoir du Ciel et son souvenir de l'Amour de son Père. Qui, avec son bon sens, choisirait le rien comme substitut au tout?

5. Quel est la véritable signification du sacrifice? C'est ce qu'il en coûte de croire aux illusions. C'est le prix qui doit être payé pour renier la vérité. Il n'y a aucun plaisir du monde qui n'exige pas cela, car autrement le plaisir serait perçu comme une douleur et personne, ne demande la douleur lorsqu'elle est reconnue. C'est l'idée de sacrifice qui rend la personne aveugle. Elle ne se rend pas compte de ce qu'elle demande. Et alors, elle le cherche de mille façons et dans mille endroits différents, croyant à chaque fois l'avoir trouvé, mais à chaque fois étant déçue. " Cherchez, mais ne trouvez pas " est le sévère décret que le monde entretient et quiconque poursuit les buts du monde ne peut faire autrement que se plier à ce décret.

6. Vous pouvez croire que ce cours requiert le sacrifice de tout ce qui vous est vraiment cher. En un sens, cela est vrai, car vous tenez chèrement aux choses qui crucifient le Fils de Dieu et le but du cours est justement de le libérer. Mais ne vous trompez pas en ce qui concerne la signification du sacrifice. Il signifie toujours l'abandon de ce que vous voulez. Et que voulez-vous, ô enseignant de Dieu? Vous avez été appelé par Dieu et vous avez répondu. Sacrifieriez-vous maintenant cet Appel? Peu l'ont déjà entendu et ils ne peuvent que se tourner vers vous. Il n'y a aucun autre espoir dans tout le monde vers lequel ils peuvent se tourner. Il n'y a pas d'autre voix dans tout le monde qui fait écho à celle de Dieu. Si vous sacrifiez la vérité, ils resteront en enfer. Et s'ils y restent, vous y demeurerez avec eux.

7. N'oubliez pas que le sacrifice est total. Il n'y a pas de demi-sacrifice. Vous ne pouvez pas abandonner le Paradis en partie. Vous ne pouvez pas être un petit peu en enfer. La Parole de Dieu n'a pas d'exceptions. C'est cela qui la rend sainte et au-delà de ce monde. C'est sa sainteté qui pointe vers Dieu. C'est sa sainteté qui vous donne votre sécurité. Elle est reniée si vous attaquez n'importe quel frère pour quoi que ce soit. C'est en fait là que se produit la séparation avec Dieu. Une séparation qui est impossible. Une séparation qui ne peut arriver. Pourtant, c'est une séparation dans laquelle vous allez sûrement croire, car vous avez instauré une situation qui est impossible. Et dans cette situation l'impossible peut sembler arriver. Il semble arriver en " sacrifiant " la vérité.

8. Enseignant de Dieu, n'oubliez pas le sens du sacrifice et souvenez-vous de ce que chacune de vos décisions doit signifier en termes de coût. Décidez en faveur de Dieu et tout vous sera donné sans qu'il ne vous en coûte quoi que ce soit. Décidez contre Lui et vous choisissez ce qui n'est rien, au prix de la conscience (p.35) de ce qui est tout. Que voudriez-vous enseigner? Souvenez-vous seulement de ce que vous voudriez apprendre. Car c'est en ceci que devrait être votre seul intérêt. La Réparation est pour vous. Votre apprentissage la réclame et votre apprentissage la donne. Le monde ne peut vous l'apporter. Mais apprenez ce cours et elle sera vôtre. Dieu vous offre Sa Parole, car Il a besoin d'enseignants. Quelle autre façon y a-t-il de sauver Son Fils?

14. COMMENT FINIRA LE MONDE ?

1. (p.36) Ce qui n'a pas de commencement peut-il réellement avoir une fin? Le monde finira comme une illusion, ainsi qu'il a commencé. Toutefois, sa fin sera une illusion de miséricorde. L'illusion du pardon complet, n'excluant personne; d'une gentillesse illimitée qui le couvrira, cachant tout mal, dissimulant tout péché et mettant fin à jamais à la culpabilité. Ainsi finit le monde que la culpabilité avait engendré, car maintenant il n'a plus de raison d'être et n'est plus. Le père des illusions, c'est la croyance qu'elles ont un but, qu'elles satisfont un besoin ou gratifient un appétit. Perçues comme étant sans buts, elles ne sont plus vues désormais. Leur inutilité est reconnue et elles ne sont plus. De quelle autre façon toutes les illusions peuvent-elles finir? Elles ont été apportées à la vérité et la vérité ne les a pas reconnues. Elle a tout simplement laissé de côté ce qui est sans signification.

2. Jusqu'à ce que le pardon soit complet, le monde a vraiment un but. Il devient la demeure dans laquelle le pardon naît et où il grandit et devient de plus en plus fort et de plus en plus, nous recouvre entièrement. C'est ici qu'il est nourrit, car, c'est ici où on en a besoin. Un Sauveur bienveillant, né là où le péché a pris forme et où la culpabilité semblait réelle. Sa demeure est ici, car c'est ici qu'on en a besoin. Il apporte avec Lui la fin du monde. C'est à Son Appel que les enseignants de Dieu répondent, se tournant vers Lui en silence pour recevoir Sa Parole. Le monde finira lorsque toutes choses en lui auront été jugées correctement par Son Jugement. Le monde finira par la bénédiction de la sainteté sur lui. Quand il ne restera plus une seule pensée de péché, le monde ne sera plus. Il ne sera pas détruit ou attaqué ou même touché. Il cessera tout simplement de sembler exister.

3. Très certainement cela semble être encore bien, bien loin dans le temps. " Quand il ne restera plus une seule pensée de péché " semble être vraiment un objectif à long terme. Mais le temps s'arrête et est dépendant du but des enseignants de Dieu. Pas une seule pensée de péché ne restera à l'instant où n'importe lequel d'entre eux acceptera la Réconciliation pour lui-même. Il n'est pas plus facile de pardonner un seul péché que de les pardonner tous. L'illusion d'ordres de difficulté est un obstacle que l'enseignant de Dieu doit apprendre à surmonter et à laisser derrière. Un péché parfaitement pardonné par un enseignant de Dieu peut rendre le salut complet. Pouvez-vous comprendre cela? Non; cela n'a aucun sens pour quiconque ici. Toutefois, c'est la leçon finale avec laquelle l'unité est rétablie. Cela va à l'encontre de toute la pensée du monde, mais il en est de même pour le Ciel.

4. Le monde finira lorsque son système de pensée aura été (p.37) complètement inversé. D'ici là, quelques fragments de cette pensée sembleront encore avoir du sens. La leçon finale qui amène avec elle la fin du monde ne peut être saisie par ceux qui ne sont pas encore préparés à quitter le monde et aller au-delà de sa faible portée. Quelle est, alors, la fonction de l'enseignant de Dieu dans cette leçon finale ? Il n'a tout simplement qu'à apprendre comment l'aborder; être consentant à marcher dans sa direction. Il n'a tout simplement qu'à se fier au fait que, si la Voix de Dieu lui dit que c'est une leçon qu'il peut apprendre, il peut l'apprendre. Il ne la juge ni difficile ni facile. Son Enseignant la désigne et il se fie qu'Il lui montrera comment l'apprendre.

5. Le monde finira dans la joie, car il est aujourd'hui un lieu de tristesse. Lorsqu'arrive la joie, le but du monde a disparu. Le monde finira dans la paix, car il est aujourd'hui un lieu de guerre. Lorsque la paix arrive, quel est le but du monde? Le monde finira dans le rire, car il est aujourd'hui un lieu de pleurs. Où il y a le rire, qui peut continuer à pleurer? Et seulement le pardon complet apporte tout cela pour bénir le monde. Dans la bénédiction, il part, car il ne finira pas comme il a commencé. Changer l'enfer en Ciel est la fonction des enseignants de Dieu, car ce qu'ils enseignent sont les leçons dans lesquelles le Ciel est reflété. Et maintenant, assoyez-vous dans une véritable humilité et réalisez que tout ce que Dieu voudrait que vous fassiez, vous pouvez le faire. Ne soyez pas arrogant en disant que vous ne pouvez apprendre Son Propre programme. Sa Parole affirme le contraire. Sa Volonté sera faite. Il ne peut en être autrement. Et soyez reconnaissant qu'il en soit ainsi.

15. CHACUN SERA-T- IL JUGÉ À LA FIN ?

1. (p.38) Oui, certainement! Personne ne peut échapper au jugement final de Dieu. Qui pourrait fuir pour toujours la vérité? Mais le jugement final ne viendra pas avant qu'il cesse d'être associé avec la peur. Un jour, chacun l'accueillera et, ce même jour, il lui sera donné. Il entendra son innocence proclamée aux quatre coins du monde, libérant celui-ci alors qu'il reçoit le jugement final de Dieu. C'est le jugement dans lequel se trouve le salut. C'est le jugement qui le libérera. C'est le jugement avec lequel toutes les choses sont libérées avec lui. Le temps fait une pause alors que l'éternité s'approche et le silence s'étend sur le monde afin que tous puissent entendre ce jugement du Fils de Dieu : Vous êtes saints, éternels, libres et complets, en paix pour toujours dans le cœur de Dieu. Où est le monde et où est le chagrin maintenant ?

2. Est-ce là votre jugement de vous-même, enseignant de Dieu? Croyez-vous que ceci soit complètement vrai? Non, pas encore, pas encore. Mais c'est toujours votre but, la raison pour laquelle vous êtes ici. C'est votre rôle de vous préparer vous-même à entendre ce Jugement et de reconnaître qu'il est vrai. Un instant de croyance complète en ceci et vous irez au-delà de la croyance jusqu'à la Certitude. Un instant en dehors du temps peut amener la fin du temps. Ne jugez pas, car vous ne faites que vous juger vous-même et retardez ainsi le Jugement Final. Quel est votre jugement du monde, enseignant de Dieu? Avez-vous jusque-là, appris à vous retirer et à écouter la Voix du Jugement en vous-même? Ou essayez-vous toujours de vous approprier Son rôle? Apprenez à être calme, car Sa Voix est entendue dans la tranquillité. Et Son Jugement vient à tous ceux qui se tiennent à l'écart, qui écoutent calmement et L'espèrent.

3. Vous qui êtes quelquefois triste et quelquefois coléreux ; vous qui quelquefois sentez que votre juste dû ne vous est pas remis et que vos meilleurs efforts font face à un manque d'appréciation et même au mépris, abandonnez ces pensées folles. Elles sont trop étroites et sans signification pour occuper votre pensée sainte un instant de plus. Le Jugement de Dieu vous attend pour vous libérer. Qu'est-ce que le monde peut vous offrir que vous puissiez préférer à cela, sans considérer les jugements que vous portez sur ses gratifications que vous aimeriez plutôt avoir? Vous serez jugé, et jugé dans l'équité et l'honnêteté. Il n'y a pas de tromperie de la part de Dieu. Ses promesses sont certaines. Rappelez-vous seulement cela. (p.39) Ses promesses ont garanti Son Jugement, et seulement le Sien sera accepté à la fin. C'est votre rôle de faire en sorte que cette fin soit proche. C'est votre rôle de la garder dans votre coeur et de l'offrir au monde tout entier afin de la préserver.

16. DEQUELLE FAÇON L'ENSEIGNANT DE DIEU DEVRAIT- IL PASSER SA JOURNÉE ?

1. (P.40) Pour l'enseignant de Dieu avancé, cette question n'a pas de signification. Il n'y a pas de programme, car les leçons changent chaque jour. Toutefois, l'enseignant de Dieu n'est certain que d'une chose : elles ne changent pas au hasard. Voyant cela, et comprenant que c'est vrai, l'enseignant se trouve satisfait. Il lui sera dit quel doit être son rôle en ce jour et à chaque jour. Et ceux qui partagent ce rôle avec lui, le trouveront, de façon qu'ensemble, ils puissent apprendre les leçons du jour. Personne dont il a besoin ne sera absent; personne n'est envoyé sans un but d'apprentissage déjà établi et qui puisse être appris le jour même. Alors, pour l'enseignant de Dieu avancé, cette question est superflue. Elle a été posée, on lui a répondu et il demeure en contact constant avec la Réponse. Il est prêt et voit la route sur laquelle il marche s'étendre doucement et sûrement devant lui.

2. Mais qu'en est-il de ceux qui n'ont pas atteint cette certitude? Ils ne sont pas encore prêts pour un tel manque de structure de leur propre part. Que doivent-ils faire pour apprendre à donner la journée à Dieu. Il y a certaines règles générales qui s'appliquent, quoique chacun doive les utiliser à sa propre façon et dans le meilleur de ses connaissances. Les routines en tant que telles sont dangereuses parce qu'elles deviennent facilement des dieux de plein droit, ébranlant les buts mêmes pour lesquels elles avaient été établies. Généralement parlant, alors, il peut être dit qu'il est mieux de commencer la journée de la bonne façon. Il est toujours possible cependant, de reprendre du début le jour qui commence dans l'erreur. Toutefois, il y a des avantages évidents en termes d'économie de temps.

3. Au commencement, il est sage de penser en termes de temps. Ceci n'est en aucune façon le critère final, mais, au début, c'est probablement le plus facile à observer. Économiser du temps est un élément essentiel vite mis en relief, lequel, quoiqu'il demeure important tout au long du processus d'apprentissage, devient de moins en moins accentué. De prime abord, nous pouvons avancer sans risques d'erreur que le temps consacré à bien commencer la journée économise en effet du temps. Combien de temps devrait-il être alloué à ceci? Cela dépend de l'enseignant de Dieu lui-même. Il ne peut revendiquer le titre d'enseignant avant d'avoir terminer le livre d'exercices, puisque nous apprenons à l'intérieur du cadre de notre cours. Après avoir complété les périodes de pratique les plus structurées que le livre d'exercices contient, le besoin individuel devient la considération majeure.

4. Ce cours est toujours pratique. Il se peut que l'enseignant de Dieu ne soit pas dans une situation qui nourrisse une pensée calme lors de son réveil. S'il en est ainsi, qu'il se rappelle seulement de consacrer du temps (p.41) à Dieu aussitôt que possible et qu'il le fasse. La durée du temps dédié à ceci n'est pas ce qui compte. Quelqu'un peut facilement se tenir assis tranquille une heure dans l'immobilité, les yeux fermés et ne rien faire. Quelqu'un peut facilement ne donner qu'un instant à Dieu et, dans cet instant, s'unir à Lui complètement. Peut-être que la seule généralisation qui puisse être faite est la suivante : aussitôt que possible après le réveil, prenez un moment de tranquillité, continuant une minute ou deux après que vous commenciez à trouver cela difficile. Vous constaterez que la difficulté de demeurer dans cet état diminue et cesse. Sinon, c'est le temps d'arrêter.

5. Les mêmes procédures devraient être suivies le soir. Peut-être que votre moment de tranquillité devrait être assez tôt dans la soirée, s'il n'est pas faisable pour vous de le prendre juste avant d'aller dormir. Il n'est cependant pas sage de s'étendre pendant que vous le prenez. Il est préférable de s'asseoir dans la position que vous préférez. Ayant terminé le livre d'exercices, vous devez en être arrivé à certaines conclusions à ce sujet. Si cela vous est possible, le moment juste avant d'aller dormir est un temps souhaitable à consacrer à Dieu. Cela place votre pensée dans un état de calme et vous oriente loin de la peur. S'il convient de prendre ce moment plus tôt, soyez au moins certain de ne pas oublier une brève période-pas plus qu'un petit instant suffira-durant laquelle vous fermez vos yeux et pensez à Dieu.

6. Il y a une pensée en particulier qui devrait être remémorée tout au long du jour. C'est une pensée de joie pure; une pensée de paix; une pensée de libération illimitée; illimitée parce que toutes les choses sont libérées à l'intérieur d'elle. Vous pensez avoir construit un lieu de sécurité pour vous-même. Vous pensez avoir créé un pouvoir qui puisse vous sauver de toutes les choses effrayantes que vous voyez en rêve. Il n'en est pas ainsi. Ce n'est pas là où réside votre sécurité. Ce que vous laissez aller est seulement l'illusion d'illusions protectrices. Et c'est ceci que vous craignez et seulement ceci. Qu'il est insensé d'être si effrayé par rien! Rien du tout! Vos défenses ne fonctionnent pas, mais vous n'êtes pas en danger. Vous n'avez pas besoin de vos illusions. Reconnaissez ceci et elles disparaîtront. Alors seulement, vous accepterez votre véritable protection.

7. Comme le temps s'écoule simplement et facilement pour l'enseignant de Dieu qui a accepté Sa protection! Tout ce qu'il a fait auparavant au nom de la sécurité ne l'intéresse plus. Car il est sauf et il sait qu'il en est ainsi. Il a un Guide Qui ne faillira pas. Il n'a pas besoin de faire de distinction parmi les problèmes qu'il perçoit, car Celui vers Qui il se tourne avec tous ces problèmes n'y reconnaît aucun ordre de difficulté dans leur résolution. Il est aussi sauf présentement qu'il l'était avant que les illusions soient acceptées dans sa pensée et qu'il le sera lorsqu'il les aura laissées aller. Il n'y a pas de différence dans son état à des temps et en des lieux différents parce qu'ils ne sont tous qu'un pour Dieu. (p.42) Ceci est donc sa sécurité. Et il n'a besoin de rien de plus.

8. Toutefois, il y aura des tentations dans le courant de la vie de l'enseignant de Dieu, mais doit-il encore se rappeler quotidiennement la protection dont il bénéficie. Comment ce rappel peut-il se faire, particulièrement dans les moments où sa pensée est occupée par des choses extérieures? Il ne peut qu'essayer et le succès dépend de la conviction de sa réussite. Il doit être absolument certain que le succès ne vient pas de lui, mais lui sera donné en tout temps, en tout lieu et circonstance où il en fait la demande. Il y a des moments où sa certitude vacillera et, à l'instant où ceci se produira, il retournera à des tentatives précédentes de placer sa confiance seulement en lui-même. N'oubliez pas que ceci est de la magie et que la magie est un déplorable substitut à l'aide véritable. Elle n'est pas suffisamment bonne pour l'enseignant de Dieu,car elle ne l'est pas assez pour le Fils de Dieu.

9. L'action d'éviter la magie est celle d'éviter la tentation. Car toute tentation n'est rien de plus que la tentative de substituer une autre volonté à Celle de Dieu. Ces tentatives peuvent sembler source de peur en effet, mais elles sont seulement pathétiques. Elles ne peuvent avoir aucun effet, ni bon ni mauvais, ni gratifiant, ni exigeant un sacrifice, ni guérissant ou destructeur, ni apaisant ou terrifiant. Lorsque toute magie est reconnue comme n'étant simplement rien, l'enseignant de Dieu a atteint l'état le plus avancé. Toutes les leçons intermédiaires ne conduiront qu'à ceci et rapprocheront ce but de la reconnaissance. Car la magie de toute sorte, dans toutes ses formes, ne fait simplement rien. Son impuissance est la raison pour laquelle il est facile d'y échapper. Ce qui n'a pas d'effet peut difficilement terrifier.

10. Il n'y a rien qui puisse se substituer à la Volonté de Dieu. Simplement dit, c'est à cette évidence que l'enseignant de Dieu consacre sa journée. Chaque substitut qu'il puisse accepter comme étant réel ne peut que le tromper. Mais il est exempt de toute tromperie s'il en décide ainsi. Peut-être a-t-il besoin de se rappeler " Dieu est avec moi. Je ne peux être trompé ". Peut-être préfère-t-il d'autres mots ou seulement un ou pas du tout. Toutefois, chaque tentation d'accepter la magie comme étant vraie doit être abandonnée par la reconnaissance, non pas qu'elle soit source de peur, non pas qu'elle soit péché, non pas qu'elle soit dangereuse, mais simplement parce qu'elle est sans signification aucune. Enraciné dans le sacrifice et dans la séparation, qui ne sont que deux aspects d'une même erreur, l'enseignant de Dieu choisit simplement d'abandonner ce qu'il n'a jamais eu. Et en échange de ce " sacrifice ", le Ciel est restauré à sa conscience.

11. N'est-ce pas là un échange que vous aimeriez faire? Le monde le ferait joyeusement s'il savait qu'il peut être fait. Ce sont les enseignants de Dieu qui doivent démontrer qu'il peut être fait. Et, en se faisant, s'assurer eux-mêmes qu'ils l'ont appris. Aucun risque n'est possible dans ce déroulement du temps si ce n'est celui de placer votre confiance dans la magie, car c'est (p.43) seulement ceci qui conduit à la douleur. " Il n'y a d'autre volonté que celle de Dieu ". Ses enseignants savent qu'il en est ainsi et ont appris que toute autre chose que ceci n'est que magie. Toute croyance en la magie est simplement maintenue par cette simple illusion de la pensée : que cela fonctionne. Tout au long de leur entraînement, chaque jour et chaque heure et même chaque minute et seconde, les enseignants de Dieu doivent apprendre à reconnaître les formes de magie et constater leur absence de signification. La peur ne les habite plus et c'est ainsi qu'ils peuvent continuer à cheminer. La porte du Ciel est rouverte et sa lumière peut briller de nouveau sur la pensée paisible.

17. COMMENT LES ENSEIGNANTS DE DIEU COMPOSENT- ILS AVEC LES PENSÉES MAGIQUES ?

1. (P.44) Ceci est une question cruciale, à la fois pour l'enseignant et l'élève. Si ce problème est mal abordé, l'enseignant de Dieu s'est blessé lui-même et a aussi attaqué son élève. Ceci renforce la peur et fait paraître la magie très réelle pour les deux. Comment composer avec la magie devient alors une leçon majeure à maîtriser pour l'enseignant de Dieu. Sa première responsabilité en ceci est de ne pas l'attaquer. Si la pensée de magie éveille de l'hostilité sous quelque forme que ce soit, l'enseignant de Dieu peut être certain qu'il renforce sa propre croyance dans le péché et qu'il s'est condamné lui-même. Il peut aussi être certain qu'il a ouvert la porte à la dépression, la douleur, la peur et le désastre. Qu'il se rappelle alors que ce n'est pas ceci qu'il enseignerait parce que ce n'est pas ceci qu'il voudrait apprendre.

2. Il y a cependant la tentation de répondre à la magie d'une façon qui la renforce. Ceci n'est pas non plus toujours évident à percevoir. Cela peut, en effet, être dissimulé facilement derrière un désir d'aider. C'est ce double souhait qui rend l'aide sans grande valeur et produit des résultats non désirés. On ne doit pas non plus oublier que le résultat qui en découle s'appliquera tout aussi bien à l'enseignant qu'à l'élève. Combien de fois l'insistance a-t-elle été mise sur le fait que vous ne donnez qu'à vous-même? Et comment ceci peut-il être mieux démontré que dans les genres d'aide que l'enseignant de Dieu offre à ceux qui en ont besoin? Son cadeau lui est ici clairement donné. Car il donnera seulement ce qu'il a choisi pour lui-même. Et, dans ce cadeau, est contenu son jugement sur le saint Fils de Dieu.

3. Il est des plus faciles de laisser l'erreur être corrigée là où elle est la plus apparente et les erreurs être reconnues par leurs résultats. Une leçon bien enseignée ne peut conduire vers rien d'autre qu'à la libération de l'enseignant et de l'élève qui se sont unis dans une même intention. L'attaque peut se produire seulement s'ils ont recherché des objectifs différents. Et ceci doit en effet avoir été le cas si le résultat est autre chose que la joie. Le simple fait que l'enseignant de Dieu n'ait qu'un seul objectif, change le but divisé de l'élève en une seule direction, et l'appel à l'aide devient son unique requête. Alors, on a aisément résolu le tout avec seulement une seule réponse et cette réponse entrera infailliblement dans la pensée de l'enseignant de Dieu. À partir de là, elle brillera dans la pensée de son élève, la rendant ainsi unie à la sienne.

4. Peut-être vaut-il la peine de rappeler que personne ne peut être en colère face à un fait. C'est toujours une interprétation qui donne naissance à des émotions négatives, sans tenir compte de leur justification (p.45) apparente par ce qui semble être des faits. Sans tenir compte non plus de l'intensité de la colère qui est survenue. Ce peut être simplement une petite irritation, peut-être trop bénigne pour être même clairement reconnue. Ou cela peut aussi prendre la forme d'une rage intense, accompagnée de pensées de violence, imaginées ou apparemment perpétrées. Ceci n'a pas d'importance. Toutes ces réactions sont les mêmes. Elles obscurcissent la vérité et ceci ne peut jamais être une question de degré. Ou la vérité est apparente ou elle ne l'est pas. Elle ne peut être partiellement reconnue. Celui qui n'est pas conscient de la vérité ne peut que contempler des illusions.

5. La colère, en réponse à des perceptions aux pensées de magie, est la cause fondamentale de la peur. Considérez ce que cette réaction signifie et sa valeur centrale dans le système de pensée du monde devient apparente. Une pensée de magie, par sa simple présence, reconnaît la séparation entre Dieu et nous. Elle affirme, dans la forme la plus claire possible, que celui croyant avoir une volonté séparée pouvant s'opposer à Celle de Dieu, croit également qu'elle peut triompher par son acharnement. Il est évident que ceci n'est pas un fait. Toutefois, il est également évident qu'il puisse être perçu ainsi. Et en cela se trouve le lieu de naissance de la culpabilité. Celui qui usurpe la place de Dieu et la revendique pour lui-même a maintenant son " ennemi " mortel. Et il doit désormais assurer lui-même sa protection et se construire un bouclier pour se protéger de la fureur tenace qui ne pourra jamais être calmée et de la vengeance qui ne pourra jamais être satisfaite.

6. Comment cette bataille injuste peut-elle être résolue? Sa fin est inévitable, car son résultat doit être la mort. Comment, alors, quelqu'un peut-il croire en ses propres défenses? C'est à la magie à laquelle il faut encore une fois avoir recours. Oubliez la bataille. Acceptez-la comme un fait, ensuite oubliez-la. Ne vous rappelez pas les chances impossibles qui sont contre vous. Ne vous rappelez pas l'immensité de l'" ennemi " et ne pensez pas en comparaison de votre fragilité. Acceptez votre état de séparation, mais ne vous rappelez pas comment elle est venue. Croyez que vous l'avez vaincue, mais ne gardez pas la plus petite réminiscence de Qui est réellement votre grand " opposant ". En projetant votre " oubli " sur Lui, il vous semblera qu'Il a aussi oublié.

7. Mais quelle sera maintenant votre réaction face à toutes les pensées de magie? Elles ne peuvent que réveiller la culpabilité dormante que vous avez cachée, mais pas encore laissée partir. Chacune d'elle dit clairement à votre pensée effrayée : " Tu as usurpé la place de Dieu. Ne pense pas qu'il ait oublié ". Nous avons ici le reflet de la peur de Dieu démontré de la façon la plus directe. Car, dans cette pensée, la culpabilité a déjà placé la folie sur le trône de Dieu Lui-même. Et maintenant il n'y a aucun espoir; sauf de tuer. Le salut est en ceci maintenant. Un père en colère poursuit (p.46) son fils coupable. Tuez ou on vous tuera, c'est là le seul choix qui vous est offert. Au-delà de ceci, il n'y en a aucun, car ce qui est passé est irréversible. La tache de sang ne peut jamais être enlevée et quiconque porte cette tache sur lui doit trouver la mort.

8. Dans cette situation sans espoir, Dieu envoie Ses Enseignants. Ils apportent la lumière de l'espoir de Dieu lui-même. Il y a une façon par laquelle la libération est possible. Elle peut être apprise et enseignée, mais elle demande de la patience et de la bonne volonté en abondance. Ceci offert, la simplicité manifeste de la leçon se détache comme une intense lumière blanche sur un horizon noir, car il en est ainsi. Si la colère vient d'une interprétation et non d'un fait, elle n'est jamais justifiée. Lorsque ceci est, compris, même faiblement, la voie est libre. Maintenant, il est possible de faire le prochain pas. L'interprétation peut finalement être changée. Les pensées de magie n'ont pas besoin de conduire à la condamnation, car elles n'ont pas vraiment le pouvoir d'éveiller la culpabilité. Et ainsi peuvent-elles être oubliées, oubliées dans le vrai sens du mot.

9. La folie ne fait que sembler terrible. En vérité, elle n'a pas le pouvoir de faire quoi que ce soit. Comme la magie qui devient son serviteur, elle n'attaque ni ne protège. La voir et reconnaître son système de pensée, c'est voir ce qui n'est rien. Est-ce que ce qui n'est rien peut éveiller la colère? Difficilement. Rappelez-vous alors, enseignant de Dieu, que la colère reconnaît une réalité qui n'est pas là ; toutefois, la colère est un témoin certain que vous croyez en elle en tant que fait. Maintenant, la libération est impossible jusqu'à ce que vous voyiez que vous avez répondu à votre propre interprétation que vous avez projetée sur un monde extérieur. Dépouillez-vous de cette épée sinistre. La mort n'existe pas. Cette épée n'existe pas. La peur de Dieu est sans motif. Mais son Amour par contre est la Cause de tout ce qui se trouve au-delà de la peur et par conséquent est pour toujours, authentique, réel et éternellement vrai.

18. COMMENT SE FAIT LA CORRECTION ?

1. (p.47) La correction, de nature durable-et seul ceci est la vraie correction-ne peut être faite jusqu'à ce que l'enseignant de Dieu ait cessé de confondre l'interprétation avec le fait ou l'illusion avec la vérité. S'il argumente avec son élève au sujet d'une pensée de magie, l'attaque essaie d'établir son erreur ou de démontrer sa fausseté, il ne fait que témoigner de sa réalité. La dépression est alors inévitable, car il a " prouvé ", et à son élève, et à lui-même, que c'est leur tâche d'échapper à ce qui est réel. Et ceci ne peut qu'être impossible. La réalité est immuable. Les pensées de magie ne sont que des illusions. Autrement, le salut serait seulement le même vieux rêve impossible sous une autre forme. Toutefois, le rêve de salut a un nouveau contenu. Ce n'est pas seulement dans la forme que réside la différence.

2. La plus importante leçon que les enseignants de Dieu doivent apprendre est comment réagir sans colère face aux pensées de magie. Ce n'est que de cette façon qu'ils peuvent proclamer la vérité à propos d'eux-mêmes. À travers eux, l'Esprit Saint peut maintenant parler de la réalité du Fils de Dieu. Maintenant, Il peut rappeler au monde ce qu'est l'innocence; condition inchangée et inchangeable de tout ce que Dieu a créé. Maintenant, Il peut transmettre la Parole de Dieu à des oreilles qui écoutent et apporter la vision du Christ à des yeux qui voient. Maintenant, Il est libre d'enseigner à tous les esprits la vérité sur ce qu'ils sont vraiment, de façon qu'ils retournent joyeusement à Lui. Et maintenant, la culpabilité est pardonnée, oubliée complètement dans Sa vision et dans la Parole de Dieu.

3. La colère ne fait que hurler : " La culpabilité est réelle! " La réalité est masquée alors que cette croyance insensée remplace la Parole de Dieu. Maintenant, ce sont les yeux du corps qui " voient " ; ses oreilles sont les seules qui peuvent " entendre ". Son espace exigu et son souffle restreint deviennent les critères de mesure de la réalité. La vérité se retrouve alors diminuée et sans signification. La correction n'a qu'une réponse pour tout ceci et pour le monde qui s'y appuie : Vous confondez l'interprétation avec la vérité, et vous vous trompez. Mais une erreur n'est pas un péché, pas plus que n'est péché l'idée que la réalité été retirée de son trône par les erreurs. Dieu règne pour toujours et seules ses lois prévalent sur vous et sur le monde. Son Amour demeure la seule chose qui existe. La peur n'est qu'illusion, car vous êtes à Son Image.

4. (p.48) Afin de guérir, il devient essentiel pour l'enseignant de Dieu, de laisser ses propres erreurs être corrigées. S'il ressent, ne serait-ce que le plus léger soupçon d'irritation en lui-même, alors qu'il répond aux autres, il doit réaliser sur-le-champ avoir fait une fausse interprétation. Puis, qu'il se dirige alors dans son for intérieur, vers son Guide Éternel et qu'il Lui laisse juger ce que devrait être la réponse. Ainsi, est-il guéri, et de même en est-il de son élève. La seule responsabilité de l'enseignant de Dieu est d'accepter la Réparation pour lui-même. La Réparation signifie la correction ou l'annulation des l'erreurs. Lorsque ceci a été accompli, l'enseignant de Dieu devient par définition un ouvrier en miracles. Ses péchés lui sont pardonnés et désormais, il ne se condamne plus lui-même. Comment peut-il alors condamner qui que ce soit? Et peut-il y avoir quelqu'un qui ne puisse être guéri par son pardon?

19. QU'EST-CE QUE LA JUSTICE ?

1.(p.49) La justice est la divine correction pour l'injustice. L'injustice est la base de tous les jugements du monde. La justice corrige les interprétations auxquelles les injustices donnent lieu et les annulent. Ni la justice ni l'injustice n'existent au Ciel, car l'erreur est impossible et la correction sans signification. Dans ce monde-ci cependant, le pardon dépend de la justice puisque toute attaque peut seulement être injuste. La justice est le verdict de l'Esprit Saint sur le monde. La justice ici-bas n'est possible que par Son jugement, car personne au monde n'est capable de ne faire que de justes interprétations et laisser toutes injustices de côté. Si les Fils de Dieu étaient jugés équitablement, il n'y aurait aucun besoin du salut. La pensée de séparation eût été, pour toujours, inconcevable.

2. La justice, tout comme son opposé, est une interprétation. Elle est, cependant, la seule interprétation qui conduit à la vérité. Ceci devient possible-bien que la justice ne soit pas vraie en elle-même-parce qu'il n'y a rien en elle qui s'oppose à la vérité. Il n'y a pas de conflit inhérent entre la justice et la vérité; l'une n'est que le premier pas en direction de l'autre. Le sentier varie considérablement à mesure qu'on y progresse. Il serait impossible de prédire au départ toute la magnificence, la grandeur de la scène et les vastes horizons ouverts, qui se lèvent à notre rencontre alors que le voyage suit son cours. Toutefois, même ceux-ci dont la splendeur atteint des hauteurs indescriptibles tout au long du parcours, ne peuvent se comparer à ce qui l'attend lorsque le sentier se terminera avec le temps qui l'emporte. Mais il faut bien commencer quelque part. La justice est ce commencement.

3. Tous les concepts que vous avez à propos de vos frères et de vous-même, toutes les peurs des états futurs et toutes les préoccupations au sujet du passé proviennent de l'injustice. Voici la lentille qui, placée devant les yeux du corps, déforme la perception et apporte le témoignage du monde déformé à la pensée, laquelle a elle-même fabriqué cette lentille et la garde si chèrement. Tout concept du monde est construit d'une façon sélective et arbitraire, et de cette façon seulement. Les " péchés " sont perçus et justifiés par le biais d'une sélection minutieuse dans laquelle toute pensée de totalité doit être exclue. Le pardon n'a pas de place dans un tel plan, car tous les " péchés " semblent vrais pour toujours.

4. Le salut est la justice de Dieu. Il restaure à votre conscience la totalité des fragments que vous percevez comme brisés et séparés. Et c'est ceci qui triomphe de la peur de la mort. Car les fragments séparés doivent se désintégrer et mourir, mais la totalité est immortelle à l'image de son créateur, en étant un avec Lui. (p.50) Le Jugement de Dieu est Sa justice. Sur ce jugement dépourvu de condamnation-étant une évaluation basée entièrement sur l'amour-vous avez projeté votre propre injustice, attribuant à Dieu la lentille déformante donnant une perception biaisée, à travers laquelle vous regardez. Maintenant, elle appartient à Lui et non à vous. Vous avez peur de Lui et ne voyez pas que vous haïssez et craignez votre Soi comme s'il était un ennemi.

5. Priez pour la justice de Dieu et ne confondez pas sa compassion avec votre propre insanité. La perception peut fabriquer toute image que la pensée désire voir. Souvenez-vous de ceci. En ceci, se trouve ou le Ciel ou l'enfer, tel que vous le choisissez. La justice de Dieu indique le Ciel simplement parce qu'elle est entièrement impartiale. Elle accepte toute évidence qui lui est amenée, n'omettant rien et n'estimant rien, séparé et en dehors de tout le reste. Elle juge à partir de cette unique position, et d'elle seulement. Ici, toute attaque et condamnation deviennent sans signification et indéfendables. La perception se repose, la pensée est calme et la lumière revient de nouveau. La vision est maintenant restaurée. Ce qui avait été perdu a maintenant été retrouvé. La paix de Dieu descend sur tout le monde et enfin, nous pouvons voir. Et enfin nous pouvons voir!

20. QU'EST- CE QUE LA PAIX DE DIEU ?

1. (p.51) Il a été dit qu'il y a une sorte de paix qui n'est pas de ce monde. Comment est-elle reconnue? Comment est-elle trouvée? Et, une fois trouvée, comment peut-elle être retenue? Considérons chacune de ces questions séparément, car chacune reflète une étape différente sur le chemin.

2. D'abord, comment la paix de Dieu peut-elle être reconnue? La paix de Dieu est d'abord reconnue par seulement une seule chose; à tous égards, elle est totalement différente de toutes les expériences précédentes. Pour la pensée, elle ne fait référence à rien de ce qui s'est passé auparavant. Elle n'apporte avec elle aucune association passée. C'est une chose entièrement nouvelle. Il existe assurément un contraste entre cette expérience et toutes celles du passé. Mais, étrangement, ce n'est pas un contraste entre de vraies différences. Le passé s'éclipse et, à sa place, se trouve le calme éternel; seulement cela. Le contraste perçu en premier lieu a simplement disparu. Le calme s'est étendu à toute chose.

3. Comment ce calme est-il trouvé? Personne ne peut manquer de le trouver s'il cherche seulement ses conditions. La paix de Dieu ne peut jamais venir là où est la colère, car la colère nie que la paix existe. Qui voit que la colère est justifiée, dans quelque forme que ce soit ou dans quelque circonstance, proclame que la paix est sans signification et doit croire que cette colère peut exister. Dans cette condition, la paix ne peut être trouvée. Par conséquent, le pardon est la condition nécessaire pour trouver la paix de Dieu. Cela va même plus loin : là où il y a le pardon, il doit y avoir la paix. Car qu'est-ce qui conduira à la guerre si ce n'est l'attaque? Et quoi d'autre, que la paix, est l'opposé de la guerre? Ici le contraste initial ressort de façon claire et apparente. Toutefois, lorsque la paix est trouvée, la guerre est sans signification aucune. Et c'est le conflit qui, maintenant, est perçu comme non existant et irréel.

4. Comment la paix de Dieu est-elle retenue une fois qu'elle est trouvée? Le retour de la colère jettera de nouveau le voile épais et la croyance que la paix ne peut exister reviendra certainement. La guerre est de nouveau, acceptée comme l'unique réalité. Maintenant, vous devez de nouveau déposer votre épée, même si vous ne réalisez pas que vous l'avez encore brandie. Mais, en vous souvenant, même si ce n'est que vaguement, jusqu'à quel point vous étiez heureux sans elle, vous vous rendrez compte que vous l'avez utilisée de nouveau pour vous défendre. Arrêtez-vous un instant et pensez à ceci : est-ce que ce que vous voulez est le conflit ou alors la paix de Dieu est-elle le meilleur choix ? Lequel vous apporte le plus ? Une pensée paisible n'est pas un cadeau futile. N'est-il pas préférable de vivre plutôt que de choisir la mort?

5. Vivre c'est la joie, alors que la mort, elle, n'est faite que de pleurs. Vous voyez dans la mort la libération face à ce que vous avez fait. Mais vous ne voyez pas ceci : vous avez fait la (p.52) mort et ce n'est que l'illusion d'une fin. La mort ne peut être libération parce que ce n'est pas dans la vie que le problème se trouve. La vie n'a pas d'opposé, car elle est Dieu. La vie et la mort semblent être opposées parce que vous avez décidé que la mort mettait un terme à la vie. Pardonnez au monde et vous comprendrez que tout ce que Dieu a créé ne peut avoir de fin et rien de ce qu'Il n'a créé n'est réelle. Dans cette unique phrase notre cours est expliqué. Dans cette unique phrase, notre pratique est dotée de sa seule direction. Et dans cette unique phrase, tout le programme de l'Esprit Saint est spécifié exactement tel qu'il est.

6. Qu'est-ce que la paix de Dieu? Rien de plus que ceci : la simple constatation que Sa volonté est totalement irremplaçable. Aucune pensée qui contredise Sa Volonté ne peut être vraie. Le contraste entre Sa Volonté et la vôtre donnait simplement l'impression d'être réel. En vérité, il n'y avait pas de conflit, car Sa Volonté est vôtre. Maintenant, la puissante Volonté de Dieu Lui-même est Son cadeau pour vous. Il ne cherche pas à la garder pour Lui-même. Pourquoi chercheriez-vous à garder vos petites hallucinations fragiles séparées de Lui? La Volonté de Dieu est une et c'est tout ce qui existe. C'est votre héritage. L'univers au-delà du soleil, au-delà des étoiles et de même que toutes les pensées que vous pouvez concevoir vous appartiennent. La paix de Dieu est la condition pour que se fasse Sa Volonté. Atteignez Sa paix et vous vous souviendrez de Lui.

21. QUEL EST LE RÔLE DE LA PAROLE DANS LA GUÉRISON ?

1. (p.53) Strictement parlant, la parole ne joue aucun rôle dans la guérison. Le facteur motivant est la prière, la demande. Ce que vous demandez, vous le recevez. Mais cela se rapporte à la prière du coeur, non aux paroles que vous utilisez en priant. Quelquefois, les paroles et la prière sont contradictoires; quelquefois, elles sont en accord. Cela n'a pas d'importance. Dieu ne s'attarde pas aux mots, car ils sont le fruit des pensées séparées dont le but est de les maintenir dans l'illusion de la séparation. Les paroles peuvent aider, en particulier pour les débutants; ils aident à la concentration et facilitent l'exclusion ou tout au moins le contrôle des pensées étrangères à la prière. N'oublions pas toutefois que les mots ne sont que des symboles de symboles. Ils sont ainsi doublement éloignés de la réalité.

2. En tant que symboles, les paroles ont des connotations très spécifiques. Même lors-qu'elles semblent être très abstraites, l'image qu'elles évoquent dans la pensée est une représentation très concrète. À moins que l'image évoquée dans la pensée ne soit très spécifique, la parole qui la suscite, a peu ou pas de signification pratique et conséquemment ne peut aider dans le processus de guérison. En fait, la prière du coeur ne demande pas de choses concrètes. Sa requête est toujours pour une expérience donnée, les choses spécifiques demandées étant le véhicule de l'expérience désirée dans l'opinion du demandeur. Donc, les paroles sont des symboles pour les choses demandées, mais les choses elles-mêmes ne sont que la représentations des expériences désirées.

3. La prière pour les choses de ce monde apportera des expériences de ce monde. Si c'est ce que la prière du coeur demande, c'est cela qui sera donné parce que c'est cela qui sera reçu. Il est impossible que dans la perception de celui qui demande, la prière du coeur demeure sans réponse. S'il demande l'impossible, s'il veut ce qui n'existe pas ou recherche les illusions dans son coeur, tout cela deviendra sien. Le pouvoir de sa décision le lui offre tel qu'il le réclame. En cela résident le ciel et l'enfer. Il ne reste que ce pouvoir au Fils de Dieu endormi. Mais cela suffit. Ses paroles n'ont pas d'importance. Seule la Parole de Dieu a une signification parce qu'elle symbolise quelque chose qui ne correspond à aucun symbole humain. Il n'y a que l'Esprit Saint qui comprend ce que représente cette Parole. Et cela, aussi, suffit.

4. L'enseignant de Dieu devrait-il donc éviter l'utilisation des paroles dans son enseignement? Non, pas du tout. Ils sont nombreux ceux qui doivent être rejoints par les mots, étant encore incapables d'entendre dans le silence. L'enseignant de Dieu doit, toutefois, apprendre à utiliser les paroles d'une nouvelle façon. (p.54) Graduellement, il apprend à laisser ses paroles être choisies pour lui en cessant de décider lui-même de ce qu'il va dire. Ce processus n'est qu'un cas particulier de la leçon du livre d'exercices qui dit : " Je me retirerai et Le laisserai me montrer le chemin. " L'enseignant de Dieu accepte les paroles qui lui sont offertes et il donne en recevant. Il ne contrôle pas la direction de son discours. Il écoute, entend et parle.

5. Une entrave majeure dans cet aspect de l'apprentissage de l'enseignant de Dieu est sa peur en ce qui à trait à la validité de ce qu'il entend. Et ce qu'il entend peut en effet être très étonnant. Cela peut aussi n'avoir aucun rapport avec le problème présenté tel qu'il le perçoit et peut, en fait, confronter l'enseignant à une situation q